Archives de Tag: Humour

Les futurs mystères de Paris / Roland C. Wagner

A savoir d’abord…

C’est avec un humour tantôt grinçant, tantôt désopilant que Roland C. Wagner s’attache, depuis le début des années 1980, à dénoncer les dérives de l’impérialisme au travers de textes engagés comme La saison de la sorcière ou Pax Americana. Ce qui ne l’empêche ni de rêver à des mondes lointains (Le chant du Cosmos, Les aventuriers des étoiles), ni de s’amuser (Les futurs mystères de Paris, L.G.M.).

Grand Prix de l’Imaginaire, pour l’ensemble de la série

« Qualités d’écriture et narration généreuse confirment, si besoin en était, que Roland C. Wagner est un fantastique conteur. » – Galaxies

1 – La balle du néant

Présentation de l’éditeur :

La sortie en 1996 de La Balle du Néant, premier tome réédité chez l’Atalante, du (futur) cycle des Futurs mystères de Paris (en références à Eugène Sue, Léo Malet et Frédéric Dard) fut une des heureuses surprises d’alors dans un paysage SF francophone assez atone. Préfigurant une mode du polar-sf qui bat actuellement son plein, Roland Wagner crée, avec le personnage de Tem, une figure de private eye unique au monde puisque affublé d’un handicapant « talent » de « transparence ». À elle seule, cette idée est un trait de génie comique et littéraire et une contrainte étonnante en termes de menée du récit policier car elle implique de mobiliser un brio parfois quasiment oulipien. La réédition à l’Atalante de ce premier tome (et des suivants ainsi que d’un tout nouveau intitulé Babaluma) de ce qui est devenu un cycle majeur dans l’œuvre du prolifique Roland Wagner (répartie à l’heure où ces lignes sont écrites en onze nouvelles et novellas et sept romans) est une heureuse nouvelle à bien des égards : d’abord l’iconographie de couverture, comme à l’ordinaire chez L’Atalante, superbe, nous offre une représentation de Tem dans son habit de couleur, bien plus belle que sur celle de l’édition originale au Fleuve Noir (à garder tout de même en collector). Ensuite c’est une occasion de découvrir ou de redécouvrir l’univers si foisonnant qu’il ne peut être décrit en quelques lignes et totalement stupéfiant, tant à cause de la « psychosphère » que des marottes – drogues, rock – de cet auteur qui se nomma jadis Red Deff, dans lesquels Tem évolue. Notons que quelque part (on ne dira pas où) dans le cycle se trouve – c’est aux fans de la première heure que je m’adresse – l’explication de la fin…

Extrait :

« Imaginez que vous vous promenez sur un trottoir au milieu de la foule. Vous ne pourrez jamais prêter attention à toutes les personnes que vous croiserez ; il en subsistera une certaine proportion que vous ne remarquerez même pas, sinon sous la forme de silhouettes noyées dans la masse.
Eh bien, pour le commun des mortels, je fais le plus souvent partie de ces silhouettes. Ma sœur Rivière Paisible du Matin Calme aime à dire que je « glisse entre les mailles du tissu de la réalité ». Si j’ai affaire à des individus sensibles à mon Talent – et à condition de ne pas être attifé à ce moment-là comme le croisement d’un clown et d’un épouvantail –, je peux me faufiler parmi eux, traverser leur champ visuel, voire les toucher sans qu’ils s’en rendent compte.
Très pratique pour les filatures, pensez-vous. Mais imaginez mon calvaire dès lors qu’il s’agit d’interroger des témoins. »

Mon avis :

Premiers pas dans l’univers de Tem (Temple sacré de l’aube radieuse) où on fait la connaissance de ce détective privé qui s’est lancé dans cette carrière après avoir lu Léo Malet, il a donc pris Nestor Burma comme modèle…
On fait connaissance avec les particularités de cet univers à la fois proche et très lointain dans le temps et c’est un plaisir. Les personnages sont « vivants », on s’y attache très vite…
Un plaisir de lecture qui donne bien envie de lire la suite…

2 – Les ravisseurs quantiques

Présentation de l’éditeur :

Paris, 2063. L’homme au chapeau vert fluo enquête sur la disparition d’une jeune fille enrôlée dans la secte des  » copistes « . Avec l’aide inestimable de Gloria, l’intelligence artificielle anarchiste, fondatrice du Collectif Louise Michel pour la libération des citoyens virtuels. 

Extrait :

 » Mon nom est Temple Sacré de l’Aube Radieuse, mais vous pouvez m’appeler Tem.
Pour cent euros par jour plus les frais, vous pouvez aussi louer mes services. Je suis détective privé. Mon atout majeur ? Le Talent de transparence qui me permet de passer inaperçu. Mais qui m’oblige aussi à des efforts vestimentaires pour ne pas passer inaperçu. « 

Mon avis :

Le plaisir de la lecture continue…

3 – L’Odyssée de l’Espèce

Présentation de l’éditeur :

Paris, 2063. Harcelé par l’antipathique inspecteur Trovallec dit « le Dénébien », c’est pour se disculper d’une accusation de meurtre que doit enquêter cette fois Temple Sacré de l’Aube Radieuse, le détective millénariste au chapeau vert fluo. Où l’on pénètre la complexité de la psychosphère et où la Grande Terreur de 2013 apparaît sous un éclairage nouveau. Où se profile aussi l’ombre menaçante de Dragon Rouge, un archétype « fondamentalement archaïque ». L’enjeu ? Rien moins que le destin éthique de l’humanité. La richesse et l’originalité de ce roman lui ont valu une moisson de prix littéraires. 

Extrait :

« Telle était l’odyssée de notre espèce. Naissant au bord d’un lac en Afrique orientale, puis se répandant et se diversifiant à travers toute la planète… Échanges de gènes et de vocables, influences mystiques, enrichissement culturel… Mais aussi guerres, massacres, spoliation, esclavage, déplacements de population… Ainsi que les souffrances qui les accompagnaient… Tout cela s’était inscrit dans la Psychosphère. Tout cela – et bien d’autres choses encore. Tout ce qui faisait l’Homme. »

Mon avis :

Un roman tout à fait réussi et bien construit qui relance l’intérêt de suite. Plusieurs prix littéraires mérités [prix Rosny Aîné 1998, prix Ozone 1998, grand prix de l’Imaginaire 1999].

4 – L’Aube incertaine

Présentation de l’éditeur :

En 2064, les multinationales règnent sans partage sur un monde d’où toute trace de criminalité a été éliminée. Enfin, presque, car aujourd’hui, Tem, le privé transparent, enquête sur une vague de décès suspects qui frappe les jeunes artistes du Délirium, un courant alternatif très populaire. L’affaire se révèle plus compliquée qu’il n’y paraît de prime abord, d’autant que le talent de Tem fait à nouveau des siennes : le voilà devenu cette fois presque totalement invisible !

Extrait :

A SUIVRE…

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

Marley et moi : Mon histoire d’amour avec le pire chien du monde / John GROGAN

Si le chien est le meilleur ami de l’homme, il peut parfois être le pire. C’est ce que vont découvrir John et Jenny Grogan, quand ils décident d’acheter un labrador peu de temps après leur mariage, afin de tester leurs capacités parentales. D’adorable petite boule de poils, Marley se transforme en un mastodonte de quarante-cinq kilos, qui détruit tout sur son passage, dévore quantité de nourriture et d’objets en tout genre, et témoigne d’une affection aussi débordante qu’envahissante envers ses maîtres.

 

Un bon moment de rire, un grand moment de tendresse, un vrai moment d’émotion !

Bien sûr, ce livre n’est pas autre chose qu’un récit de vie (celle de Marley), avec tous les gags et les accrocs qui peuvent arriver dans une famille. C’est pas le Goncourt! On ne demande pas ça non plus…

Mais c’est à lire par tous ceux qui ont ou ont eu un grand chien ! Ainsi que par tous ceux qui aiment les animaux… (ça fait déjà beaucoup de monde 😉 )

Pour les autres : s’abstenir, ils ne peuvent comprendre… C’est dommage pour eux mais ils ne savent même pas ce qu’ils perdent…

Poster un commentaire

Classé dans Littérature américaine (USA)

Azazel / Isaac ASIMOV

« J’ai un démon avec moi, monsieur Asimov. Un petit démon, certes, mais avec un cœur gros comme ça. » Curieuse entrée en matière. Curieux personnage que ce George, rencontré par l’écrivain lors d’une convention de science-fiction et, qui, très vite, se révèle maître dans l’art de se faire inviter à dîner. Mais qui paiera Asimov au centuple en lui racontant l’ahurissante histoire de sa vie. George a un problème : il aime rendre service – et un atout : Azazel, un petit diable rouge de deux centimètres de haut, extraterrestre d’origine, et que George peut faire apparaître à volonté. Azazel a des pouvoirs très étendus et il suffit que George explique le cas pour que le minuscule personnage intervienne dans le sens désiré. Le problème, c’est qu’Azazel ne sait que ce qu’on lui dit et George ne s’explique pas toujours clairement. À eux deux, ils provoquent des catastrophes.

Le grand Isaac nous a quittés en nous prévenant qu’il n’irait pas au paradis, qui selon lui, n’existait pas. Il n’irait pas non plus en enfer et s’en disait très heureux. Il était devenu le bon docteur sans cesser d’être un bon petit diable. Il est parti dans la sérénité. Il va beaucoup nous manquer… Comme nous parvient, longtemps après qu’elle s’est éteinte, la lumière d’une étoile morte, voici une occasion ultime, pour les amateurs français, de découvrir des œuvres posthumes du grand Asimov. Ces textes étaient jusque-là réservés aux lecteurs de revues américaines.

 

Hilarant : à lire à petites doses, une histoire par jour… c’est le remède à la mélancolie !  J’adore… 😉

Poster un commentaire

Classé dans Littérature américaine (USA)

Maudit Karma / David SAFIER

Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire quand elle est écrasée par une météorite (en fait un déchet de station spatiale soviétique). Dans l’au-delà, elle apprend qu’elle a accumulé  beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence. Non seulement elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie impossible à son entourage. Pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi. Et le pire reste à venir : de ses minuscules yeux d’insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit au plus vite remonter l’échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, le chemin est long. Kim devra surmonter bien des obstacles… et, au passage, revoir la plupart de ses conceptions sur l’existence !

Tour à tour incisif, léger et émouvant, « Maudit Karma » est un roman jubilatoire.

 

Un roman loufoque et hilarant ! Je l’ai lu d’une traite et je ne peux que le conseiller à ceux qui pensent que la lecture peut aussi véhiculer le rire…

Poster un commentaire

Classé dans Littérature allemande