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Mars / Ben Bova

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4e de couv. :
2020. A l’instigation d’un scientifique brésilien, Alberto Brumado, une mission d’exploration vers la planète rouge va enfin voir le jour.
Vingt-cinq candidats de toutes nations ont été sélectionnés pour cette odyssée sous contrôle russo-américain. Après un voyage de neuf mois, toute l’équipe devra désormais se confronter à l’hostilité de la planète mais également aux tensions, jalousies et conflits inévitables après une longue période de huis clos. Chacun rêve de découvertes extraordinaires, mais la réalité est plus prosaïque: tempêtes de sable, pluies de météorites, virus mystérieux…
La découverte de Mars est une aventure scientifique et humaine, relatée ici avec un réalisme saisissant, une tension psychologique parfaitement maîtrisés

 

Extrait :
« (…) on doit le faire. La race humaine le doit. Nous sommes des explorateurs, Tony. Tous. Même toi ; c’est ça qui t’a amené ici. C’est inscrit dans vos gènes, dans vos cerveaux. C’est pour ça que la science est faite. Les êtres humains sont faits pour apprendre, chercher, explorer. C’est pour nous un besoin, comme la fleur a besoin d’eau et de soleil. C’est ce qui a fait que nos ancêtres ont quitté l’Afrique et ont essaimé sur toute la Terre. Maintenant nous allons essaimer dans le système solaire et un jour nous sortirons vers les étoiles. Vous ne pouvez pas l’arrêter, Tony. Personne ne le peut. C’est ce qui fait de nous des humains. »

 

Un bon roman SF de facture classique sur un sujet qui a inspiré de nombreux romanciers. De nouveau un roman où la difficulté d’entente entre les membres d’un groupe isolé fait toute l’histoire. Le livre date un peu (1992) à la vitesse où la science et les connaissances évoluent mais ça ne gêne pas du tout. On est du début à la fin plongé dans l’aventure…

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Ilium – Olympos / Dan SIMMONS

 

 

 

 

 

 

1 : Ilium

Imaginez que les dieux de l’Olympe vivent sur Mars. Ils se déplacent librement dans le temps et l’espace grâce à leurs pouvoirs quantiques. Leur plus grand plaisir, c’est la guerre de Troie qui se joue sous leurs yeux. Pour y mettre un peu plus de piment, ils envoient des érudits terriens modifier les événements à leur gré, en gardant toutefois le récit d’Homère comme référence. Mais en orbite autour de Mars, de petits observateurs surveillent les jeux divins…

Batailles grandioses, intrigues politiques et amoureuses, dialogues savoureux, une fresque passionnante qui mêle space opera et mythologie avec grand brio !

2 : Olympos

Échappant au scénario d’Homère, Achille et Hector se sont alliés pour vaincre les dieux et assiéger leur forteresse martienne. Ils profitent de la porte ouverte dans l’espace par les Moravecs, qui leur apportent un sérieux appui. Mais la porte commence à se refermer… Sur Terre, les Voynix, qui ont longtemps été les serviteurs des Derniers Hommes, ont soudain entrepris de se révolter. Les Derniers Hommes, élevés dans la soie, vont devoir apprendre à se battre…

 

Il faut prendre le temps de lire ces deux (gros) bouquins bourrés de références littéraires qu’on traque avec plaisir.

Il semble que certains lecteurs aient cherché des connotations politiques ou racistes dans ce livre. Pour moi, le but d’un roman est avant tout de nous raconter une histoire et si les évènements du moment influencent l’auteur, c’est peut-être bien cela qui lui fournit l’inspiration nécessaire à écrire cette histoire !

Bref, j’ai beaucoup aimé celle-ci (qui se passe sur trois plans, à la fois dans un futur lointain et dans un passé lointain aussi) : d’abord parce que Troie (Ilium) est une des aventures primordiales de l’humanité et ensuite parce que les dieux grecs sont fascinants dans leur copie de l’humanité (et voilà, déjà Homère s’inspirait de ce qu’il connaissait pour raconter ses histoires…)

Les personnages des « humains à l’ancienne » sont crédibles et touchants ainsi que les Moravecs (sortes de cyborgs évolués, habitants des lunes de Jupiter). On s’identifie quelque peu au personnage du « scholiaste » égaré dans ce temps qui n’est pas le sien… 

Les Grecs et Troyens anciens ainsi que les « dieux » grecs sont conformes à l’idée que je m’en fait : menés par les désirs d’assouvir leurs instincts et leurs désirs de puissance et prenant les armes au premier prétexte venu pour tuer n’importe quoi…

Le contexte général est riche, Dan Simmons est doué pour imaginer des mondes et les rendre absolument crédibles.

Il me semble que certains passages auraient gagné en puissance à être plus courts et d’autres, par contre, auraient pu être plus développés, mais ces deux romans sont indiscutablement une réussite !

A mon humble avis, je relirai ces livres (après avoir relu Proust, Shakespeare, Nabokov…) et j’y ferai d’autres découvertes…

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La saga d’Argyre / Gérard KLEIN

1 : Le rêve des forêts (1987) (Chirurgiens d’une planète, 1960)

Sur Mars, colonie terrienne devenue autonome, la tension monte. Après avoir échoué à supprimer Archim, le grand climaticien, on l’arrête et le voici devant un tribunal secret présidé par Jon d’Argyre. Dans l’ombre, Gena, la fille de Jon, conspire pour aider le jeune savant : elle l’aime et a foi en lui. Au procès, un ambassadeur terrien est prêt, lui aussi, à soutenir Archim et son Projet, jugé criminel.

De quoi s’agit-il ? Archim a inventé un étonnant procédé capable de donner à la planète rouge des conditions d’habitabilité terrestres… Mars le refuse, la Terre l’approuve. On devine la révolution technique et mentale qu’un tel dessein implique.

Mars connaîtra-t-il le bonheur vivifiant des forêts, l’ombre douce des arbres ? Mais ne serait-ce pas là une folle « chirurgie » planétaire ? (4e couv. J’ai lu)

« La plaine était désolée. L’horizon était nu. Le sol, de couleur ocre, était parcouru de faibles ondulations, avec par endroit des émergences rocheuses, fendues par les alternances extrêmes de la température. Une plaque bleutée dans la direction du sud-ouest indiquait la présence d’une colonie de lichens, probablement installée dans un creux où un peu d’humidité s’était rassemblée.

Archim gratta du pied le sol de Mars. Il mit à jour sous la croûte mince d’oxyde de fer, un sable gris, dans lequel on retrouvait parfois des fossiles datant des premiers jours de la planète. En d’autres circonstances, il se serait mis à penser aux forêts de la Terre, et à la douceur de son ciel azuré, car bien qu’il fût né sur Mars et qu’il n’ait connu la Terre que par les livres et les films, il avait la nostalgie de la planète mère vrillée dans ses os. Il songeait souvent à ce que serait Mars si des arbres géants, dont la croissance serait favorisée par la faible pesanteur, ombraient les plaines silencieuses et fournissaient à l’air de Mars l’oxygène dont les hommes avaient besoin. » (éd. Fleuve Noir)

2 : Les voiliers du soleil

Sur Mars, le rêve des forêts s’est enfin réalisé : Archim Noroit a doté la planète d’une atmosphère. Mais les années ont passé et sa fille, Ina d’Argyre, a elle aussi un rêve : retrouver le fameux Jor Arlan, et obtenir qu’il l’aide à poursuivre la « chirurgie planétaire » de son père en créant une nouvelle planète.

Or, cet homme de génie, personne ne l’a jamais vu et certains prétendent même qu’il vient d’ailleurs.

C’est un voilier du soleil qui emmènera Ina vers Uraniborg et Ganymède, où elle découvrira la véritable identité de Jor Arlan et en même temps le plus formidable secret de l’histoire de l’humanité… (4e couv. J’ai lu)

« Car le grand navire était un voilier du soleil. Il ressemblait à une fleur, à une immense corolle épanouie, brillante et circulaire, de plusieurs kilomètres de diamètre. Cette fleur était une voile. Elle ne rappelait guère les voiles carrées ou triangulaires dans lesquelles venaient s’engouffrer les vents de la Terre. Il n’y a pas le moindre souffle de brise dans l’espace. Le seul vent qui existe dans le vide est émis par le soleil : c’est la lumière. » (éd. Fleuve Noir).

3 : Le long voyage

Toujours plus loin dans l’espace, toujours animée des rêves les plus fous, la saga d’Argyre se poursuit.

Hiram Walker a grandi dans ces « zones arriérées » d’Amérique du Nord qui se sont retranchées derrière la Frontière après la Grande Guerre. Adolescent, son but est de devenir pilote ; il réussira au delà de toutes ses espérances puisqu’il sera le premier homme à quitter le système solaire.

Mais l’« Enfant-Prodigue » rapporte de bien tristes nouvelles de Proxima : nulle planète habitable là-bas. A moins que…

Seul contre le gouvernement de la Terre et la puissante Administration, mais avec l’appui de la Mémoire et de la chirurgie planétaire, Hiram Walker parviendra à donner une nouvelle planète au peuple des zones, et une nouvelle chance à l’humanité. (4e couv. J’ai lu)

« Il rentrait à la maison. Il n’y avait pas d’autre façon d’appeler la fin de son voyage. Ç’avait été un voyage particulièrement long et ennuyeux. Maintenant, il tirait sur sa fin. Maintenant, il pouvait presque apercevoir la maison.

Oh, il ne la verrait pas au détour d’un chemin sise au creux d’un vallon, sous un toit de tuiles rouges, les volets peints en vert, avec un chien se chauffant au soleil devant la porte ! Il la verrait seulement apparaître dans son télescope et grandir, passer de l’état d’un minuscule point lumineux à celui d’une bille perdue entre d’autres billes, puis devenir aussi grosse qu’une balle de ping-pong ; et alors, les couleurs commenceraient à apparaître, le bleu brillant des mers, et les taches irrégulières des continents saupoudrés de nuages, et un jour elle occuperait le ciel entier, les haut-parleurs se mettraient à crépiter des appels d’inconnus, et il imaginait l’excitation qui règnerait en bas, la nouvelle courant sur les fils et dans l’atmosphère, les visages émerveillés des gens qui regarderaient le ciel avec une certaine fierté comme si les étoiles leur appartenaient déjà.

Car la maison qu’il regagnait était une planète. Et cette planète s’appelait la Terre. Ce n’était pas une planète comme les autres, c’était sa planète. » (éd. Fleuve Noir)

Ces trois livres sont d’abord parus – dans les années 60 – aux éditions Fleuve Noir, collection « Anticipation »; réédités (revus par l’auteur) aux éditions J’ai lu, en 1987.

 

La Saga d’Argyre est pour moi un souvenir d’enfance : trois vieux volumes du Fleuve Noir (piqués à ma mère), pieusement recollés et conservés jusqu’à ce que : miracle ! réédition chez J’ai lu…

Je les ai rachetés, bien sûr, mais je les préférais avec les couvertures naïves de Brantonne et les modifications apportées par Gérard Klein à ses romans sont certes des améliorations, mais cela ne me dérangeait aucunement que « Chirurgiens d’une planète » soit un peu obsolète du point de vue de la technologie…

Ce serait génial si on pouvait les rééditer (allons, rêvons, soyons fous) en intégrale, grand format, avec une jolie couverture !

J’ai adoré ces livres, je les ai lus et relus, toujours avec le même plaisir, le plaisir que j’éprouve encore aujourd’hui en regardant les trois films de « La guerre des étoiles » (les trois premiers, hein, ceux avec la princesse Léia, Han Solo et Luke Skywalker !).

La magie fonctionne de la même façon et cela n’a aucune importance que ce soit possible ou pas, il faut voir les choses avec ses yeux d’enfant…

On est sur Mars avec Gena d’Argyre, Georges Beyle et Archim Noroit, et l’aventure commence…

Il sera une fois…

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Le livre de Mars / Leigh BRACKETT

1ère éd. française : éd. Opta, Club du Livre d’Anticipation (CLA), en 1969. C’est celle que je possède.

Contient :

Le secret de Sinharat (The Secret of Sinharat), pages 1 à 100, trad. Michel DEUTSCH

Eric John Stark s’engage comme mercenaire au service de Delgaun, seigneur de Valkis, le repaire des anciens Rois Pirates. Cet ambitieux veut entraîner les tribus des Terres Sèches à la conquête des riches Etats-Cités. Pour soulever les foules, il s’attribue des pouvoirs qu’il n’a sans doute pas ; mais des liens mystérieux l’unissent à Kynon, le Donneur de Vie, et à Berild, la reine aux cheveux de flamme.

La vérité se cache-t-elle à Sinharat, la ville de corail ? C’est là que les Ramas, les voleurs de vie, ont enfoui le secret du Transfert des Esprits avant de disparaître, il y a des milliers d’années. Stark se joint à une caravane qui, sous la conduite de Kynon et de Berild, part pour l’antique cité. Une puissance diabolique est à l’œuvre, et la guerre qui s’annonce peut ensanglanter la moitié de la planète. Mais il y a peut-être encore une chance de l’arrêter.

« Les femmes regardaient Stark. Elles avaient une grâce féline. Nues jusqu’à la taille, elles portaient des jupes fendues sur le côté et n’arboraient d’autres bijoux que les minuscules clochettes d’or caractéristiques des villes du Bas Canal, dont le carillon délicat était omniprésent. »

Le peuple du talisman (People of talisman), pages 101 à 237, trad. Michel DEUTSCH

Le talisman ! Depuis les temps légendaires, il était l’orgueil de Kushat, la cité polaire. Mais les gardiens ont manqué à tous leurs devoirs, la pierre a disparu et les barbares se font menaçants. Ciaran, le chef de guerre des cavaliers nomades, rêve de piller la ville et de trouver, au-delà des Portes de la Mort, les clefs de la toute-puissance.

Eric John Stark, l’aventurier terrien, retrouve le talisman et le rapporte aux Kushatis. Ensemble, ils font face à l’invasion. Mais nul ne connaît plus l’usage de la pierre mystérieuse et le désastre guette. Il faut franchir les Portes de la Mort, s’enfoncer dans une vallée glacée, trouver les trois tours où les anciens maîtres de Mars ont gardé en mémoire le secret du talisman…

C’est alors que les choses tournent vraiment mal. Ce qui désormais attend Stark, c’est l’abîme de la folie. Rien de moins.

Mars et les Terriens

  • 1998 le jardin du Shanga (The Beast-Jewel of Mars), pages 240 à 291, trad. Michel DEUTSCH
  • 2016 la malédiction de Bisha (Mars Minus Bisha), pages 292 à 318, trad. Michel DEUTSCH
  • 2024 les derniers jours de Shandakor (The Last Days of Shandakor), pages 319 à 362, trad. Michel DEUTSCH
  • 2031 la prêtresse pourpre de la lune folle (Purple Priestess of the Mad Moon), pages 363 à 391, trad.Jean LAUSTENNE
  • 2038 la route de Sinharat (The Road to Sinharat), pages 392 à 438, trad. Michel DEUTSCH
Réédition Le Bélial, 2008, « Le grand livre de Mars » augmentée du roman « L’épée de Rhiannon », couverture pas géniale de nouveau !
L’épée de Rhiannon
Matt Carse, un aventurier terrien, a d’abord trouvé l’épée, qui l’a conduit à la tombe cachée. C’est là que les Quiru, les anciens dieux, ont enfermé pour l’éternité Rhiannon, le Maudit, le Déchu, le Hors-la-loi. C’est là que Matt Carse est projeté d’un seul coup dans un passé lointain. Il voit l’océan de Mars, disparu depuis un million d’années. Il rencontre les Rois de la Mer, engagés dans une guerre sans merci contre les cruels hommes de Sark et leurs maîtres Dlitiviens, Descendants du Serpent. Il capture la belle Iwain, fille du roi de Sark. Une force inconnue semble le posséder.

Cependant la partie est peut-être jouée d’avance. Les Quiru ont quitte Mars pour aller on ne sait où. Rhiannon est déjà captif de sa sépulture secrète avec tous les instruments de sa terrible puissance. L’ombre du Serpent s’étend sur la planète, et les Rois de la Mer auraient bien besoin de trouver le tombeau perdu. Carse en connaît l’emplacement et pourrait les aider. Le malheur est qu’ils voient l’ombre noire au fond de lui et qu’ils n’ont pas confiance.

Réédition poche, Pocket, 2011, en 2 vol.


Mars. La rouge. La sèche. L’immortelle. Mars où les empires s’entrechoquent et s’effondrent, où les héros naissent à l’ombre d’oriflammes barbares.

Mars, ou la fierté d’un héritage culturel indicible et millénaire. Mars des secrets. Du pouvoir. De la mort. Mars du souvenir…

 

Leigh Brackett (1915-1978) est mondialement connue comme scénariste de films comme Le grand sommeilRio Bravo, L’empire contre-attaque. Pourtant elle a surtout écrit de la S.F. et de la science fantasy, situant sur Mars ou sur Vénus des aventures épiques et flamboyantes où la science a un tel pouvoir qu’on la distingue mal du surnaturel. Elle évoque Mars avec une puissance poétique digne de Bradbury, dont elle fut l’amie et la collaboratrice au temps des Chroniques martiennes.

 

Un bouquin génial que je garde précieusement et que je relis régulièrement. Leigh Brackett a un talent de conteuse rare et a imaginé une planète Mars crépusculaire et flamboyante à la fois dans ses derniers sursauts de vie…

C’est une autre Mars que celle – étrange, belle et paisible – de Bradbury, celle-ci est un poème épique… On ne peut s’empêcher de penser à la Mars de BURROUGHS !

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Classé dans Littérature américaine (USA)

Chroniques martiennes / Ray BRADBURY

« Dans les galeries de pierre, les gens étaient rassemblés par groupes et se déplaçaient comme des ombres parmi les collines bleues.

Une pâle clarté tombait des étoiles et des lumineuses lunes jumelles de Mars. (…)
C’était un soir d’été sur la paisible et clémente planète Mars.
Sur les canaux de vin vert, se croisaient des embarcations délicates comme des fleurs de bronze. » (La nuit d’été)

« Ils atteignirent le canal. Il était long, frais et rectiligne. Il miroitait dans la nuit.
– J’ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael.
– Où sont-ils, Papa ? Tu m’avais promis.
– Les voilà, dit Papa. Il souleva Michael sur son épaule et pointa le doigt vers le bas.
Les Martiens étaient là. Timothy frissonna. Les Martiens étaient là – dans le canal – réfléchis dans l’eau. Timothy, Michael, Robert, Maman et Papa.

Pendant un long, long moment de silence, à leurs pieds, les Martiens soutinrent leurs regards, dans la moire ondulante de l’eau… » (Le pique-nique d’un million d’années)

Ce livre n’est pas simplement un recueil de nouvelles et le fait que l’auteur les situe sur la planète Mars a peu d’importance : il faut comprendre Mars comme un miroir de la Terre où l’être humain détruit tout ce qu’il ne comprend pas. D’abord, on découvre une Mars étrange, belle et sereine. Le peuple martien disparaîtra au profit des envahisseurs terriens comme, en Amérique, la civilisation des Indiens a disparu devant le déferlement des pionniers venus d’ailleurs. Mais, sur la Terre, une guerre atomique détruira l’humanité et son seul espoir de continuer sera, précisément, les colons terriens devenus Martiens.

Les textes, courts, sont liés par les dates qui les précèdent. Même ceux qui ne sont pas adeptes de science-fiction peuvent apprécier car on ne parle pas ici de technologie ou de grandes envolées scientifiques, il est question de l’être humain.

Le travail d’un poète philosophe et conteur… 

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