Archives de Catégorie: Littérature française

Involution / Johan Héliot

Quatrième de couverture :

L’AMAS – pour Anomalie Magnétique de l’Atlantique Sud – préoccupe les scientifiques du monde entier : si ce qu’enregistrent les instruments de mesure est avéré, on a peut-être affaire à un phénomène géophysique d’une ampleur inégalée depuis l’extinction des dinosaures. Les villes du continent sud-américain sont les premières à en percevoir les effets : à São Paulo, tous les appareils de communication commencent à se dérégler. Chloé et Vincent, à défaut de trouver la nouvelle vie qu’ils venaient chercher au Brésil, seront aux premières loges pour assister à l’inéluctable…

 

Extrait :

« Depuis les débuts de notre civilisation, on s’est habitués à l’idée même de notre permanence – je te parle du vulgum pecus, pas du timbré millénariste. C’est pourtant une erreur du point de vue de l’évolution. La plupart des gens croient dur comme fer qu’on est là pour toujours, du moins pour très longtemps. Même si on sait qu’un jour le Soleil finira par mettre le holà à cette petite plaisanterie cosmique appelée la vie, qui se lève en y pensant sérieusement ? Même là, en ce moment, malgré l’évidence, je ne suis pas sûr qu’une majorité y songe non pas comme une probabilité mais comme un fait programmé, un calcul froid et mécanique établi sur des bases de rationalité indiscutables par un cerveau totalement étranger à nos motivations. Qui a jamais vraiment accepté de se considérer à titre individuel comme un simple incident dans le jeu complexe de l’évolution ? »

 

Mon avis :

Un roman bien écrit, sur une idée intéressante mais auquel je ne suis pas arrivée à accrocher à fond – peut-être parce que je ne « sens » pas les personnages?… Pas mal, sans plus…

 

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

Ces lieux sont morts / Patrick Graham

Quatrième de couverture :

Le docteur Eric Searl ressuscite les «endormis» : des patients plongés dans le coma. Il les stimule par des sons et des odeurs, les aide à se réveiller ou à mourir. Aux yeux de la plupart des gens, il est un héros… Mais lorsqu’il rate, la veille de Noël, l’avion devant les conduire avec sa famille dans son chalet, Rebecca, sa nouvelle compagne, est loin de partager cette opinion. Furieuse, perdue en plein coeur des Rocheuses avec les trois enfants de Searl et un mystérieux auto-stoppeur bègue qu’elle a pris en pitié, elle doit faire face à une violente tempête.

Quand Searl prend enfin la peine de les appeler, il est trop tard pour les reproches. Les cris de sa famille résonnent dans la maison, couverts par une voix, glaçante : «Àààà votre place, je deviendrais complètement fffou, doc.»

 

Extrait :

« – Vous n’imaginez pas ce qui se passe dehors pendant que vous dormez. Ce qui se passe de l’autre côté de vos portes et de vos volets fermés à double tour, dans les profondeurs obscures des villes.
– Vous parlez des tueurs en série ? J’ai lu des livres là-dessus.
– Ça ne suffit pas pour comprendre l’étendue du problème.
– Quel genre de problème ?
– Les États-Unis, doc. 318 millions d’habitants. 300 millions d’armes à feu. Nous sommes à ce point armés parce que nous avons d’excellentes raisons de l’être. Parce que, partout dans ce merveilleux pays dont le reste du monde ne connaît vaguement que les villes principales, les gratte-ciel de Manhattan et la Bourse, il existe des contrées sauvages et reculées, des villages perdus, des forêts maudites et des enclaves sans autre loi que celle de la nature. Les nuits dans ces lieux sont noires et pleines de terreur. C’est là que naissent les monstres que nous traquons. Des prédateurs parfaits, sans conscience ni regrets. Des fauves qui surgissent de la jungle un soir d’orage, égorgent quelques agneaux dans la lueur des éclairs, puis disparaissent à nouveau. Dans la hiérarchie des créatures légendaires, eux sont les vampires.
– Je ne comprends pas.
– L’humanité n’a pas inventé que Dieu, les démons ou les anges pour justifier ses propres crimes. Au fil du temps, il nous a fallu imaginer d’autres monstres afin de tenter d’apaiser les populations confrontées à des événements terrifiants. L’histoire fourmille de meurtres si atroces que la conscience populaire a tenté d’y apporter des explications surnaturelles afin de ne pas avoir à en affronter la réalité humaine. Combien d’ogres, de vampires, de loups-garous ou de bêtes du Gévaudan avons-nous rendus responsables au Moyen Âge du massacre de familles entières, de femmes, d’enfants, de bergères ou de voyageurs isolés ? Mais ces créatures n’ont jamais existé ailleurs que dans notre imagination. Ce sont les tueurs en série qui étaient déjà à l’oeuvre à travers les âges. Et ils sont toujours plus nombreux. »

 

Mon avis :

Un excellent thriller où on entre à fond et  dont on sort un peu groggy en se demandant où est la réalité!

Après Retour à Rédemption, une autre réussite de Patrick Graham…

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

Le secret interdit / Bernard Simonay

 

Quatrième de couverture :

Un avion s’écrase dans les Rocheuses, avec plus de cent vingt passagers. Les corps de trois personnes restent introuvables. Or, il leur a été matériellement impossible de quitter l’avion avant l’explosion…

En Floride, un mystérieux navire semble protégé d’un cyclone exceptionnellement puissant par un étrange halo lumineux. L’écrivain Kevin Kramer monte à bord, et y aperçoit, un court instant, la silhouette d’un homme qui est censé se trouver au même moment à quatre mille kilomètres de là. Intrigué, Kevin décide de rencontrer cet énigmatique personnage.

Cette démarche insolite va l’entraîner dans une aventure hallucinante qui, peu à peu, va lui apporter une vision différente de l’histoire du monde et lui révéler l’existence d’un complot effrayant à l’échelle de la planète. Un complot dont il est, sans le savoir, une pièce maîtresse.

Ce récit insolite, où le présent et le passé s’entrecroisent, entraîne le lecteur aux quatre coins du monde, à différentes époques, sur les traces des Templiers, dans les geôles sombres des tribunaux secrets allemands du XIIIe siècle, à la découverte des Antilles en compagnie de saint Brendan, moine explorateur du me siècle, dans une expédition au Tibet à la recherche d’un temple sacré, dans la Turquie de Soliman le Magnifique. Et vers les sables de l’Égypte antique… Là où se trouve, peut-être, la réponse à tous les mystères, la clé d’un secret fabuleux, remontant à l’aube de l’Humanité.

 

Extrait :

« Si l’on s’imagine une seconde que la réincarnation n’est pas une pure fantaisie religieuse ou spirituelle…Si effectivement la mort n’est qu’un passage vers une autre vie… Alors,nous serons encore là dans un siècle, dans dix, dans cent, et nous hériterons nous-mêmes du chaos que nous aurons laissé derrière nous. Il est encore temps d’y réfléchir…. »

 

LE SECRET INTERDIT ne s’inscrit pas directement dans la saga Les Enfants de l’Atlantide, mais se déroule dans le même univers, à notre époque.

 

Mon avis :

Bernard Simonay a écrit quelques-uns des livres que je préfère, il a su mélanger les codes de la SF, de la Fantasy et du Fantastique pour créer un passé, un présent et un futur à la mesure des mythes. Comme il est parti bien trop tôt dans un monde qu’on dit meilleur – ce que j’espère autant que lui – nous n’aurons hélas pas de suite mais je relis ses livres avec le même plaisir chaque fois…

 

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

Le Paris des merveilles / Pierre Pevel

1 – Les enchantements d’Ambremer

2 – L’élixir d’oubli

3 – Le royaume immobile

Occupé à enquêter sur un trafic d’objets enchantés, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, se retrouve mêlé à une série de meurtres. Confronté à des gargouilles immortelles et à un puissant sorcier, Griffont n’a d’autre choix que de s’associer à Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…

Mais je vais laisser Pierre Pevel vous présenter son Paris des merveilles :

« Il était une fois le Paris des Merveilles…
Où l’on plante le décor d’un Paris qui n’exista jamais tout à fait.
Les contes d’autrefois, ainsi que les fabuleuses créatures qui les inspirèrent, ont une patrie. Cette patrie se nomme l’OutreMonde. Ne la cherchez pas sur une carte, même millénaire. L’OutreMonde n’est ni un pays, ni une île, ni un continent. L’OutreMonde est… un monde, ma foi. Là vivent les fées et les licornes, les ogres et les dragons. Là prospèrent des cités et des royaumes que nous croyons légendaires. Et tout cela, au fil d’un temps qui s’écoule autrement.
Cet univers voisine avec le nôtre. Jadis, ils étaient si proches qu’ils se frôlaient parfois. Alors naissaient des passages fugitifs, des chemins de traverse déguisés, des ponts incertains jetés sur l’abîme qui, d’ordinaire infranchissable, sépare les mondes. Tel promeneur pouvait ainsi rencontrer, au détour d’un sentier perdu, une reine attristée caressant un grand cerf blanc dont une flèche perçait le flanc ; tel berger explorait une ravine et découvrait au-delà une vallée que la vengeance d’un sorcier condamnait à un hiver éternel ; tel chevalier solitaire passait, en quête de gloire, le rideau étincelant d’une cascade vers des régions inconnues où attendait l’aventure. Combien firent semblables expériences ? Combien de poètes et ménestrels contèrent ces voyages ? Assez pour être entendus, sans doute. Trop peu pour être crus. À l’époque déjà, les esprits sages niaient l’existence de l’OutreMonde et de ses prodiges. Et les mêmes, aujourd’hui, continuent doctement à vouloir peindre nos rêves en gris…
Mais oublions les fâcheux et revenons à l’OutreMonde. Il existe bel et bien, et manqua de peu changer l’Histoire. Car que serait-il advenu si, au lieu de s’éloigner à jamais, ce monde et sa magie s’étaient au contraire approchés ? Que se serait-il passé si l’OutreMonde, à la faveur d’une conjonction astrale propice, ou d’un caprice du destin, avait librement étendu son influence sur Terre pour l’imprégner de merveilles que le temps écoulé nous aurait bientôt rendues familières ?
Avec votre permission, admettons qu’il en fût ainsi et transportons-nous au début du XXe siècle, en France. Plus précisément, considérons notre capitale. Que voyons-nous ? Nous reconnaissons d’abord un Paris pittoresque et vieillot, celui de la Belle Époque. C’est donc le Paris des Grands Boulevards et des immeubles haussmanniens, des rues pavées et des réverbères à gaz, des quartiers populaires où rien ne semble avoir changé depuis Vidocq. Mais c’est aussi le Paris des premières automobiles, de l’Art nouveau triomphant, de la fée Électricité qui pointe le bout de son nez. Sur les murs s’étalent des réclames peintes : elles vantent en lettres immenses les biscuits Lefèvre-Utile, les pneumatiques Michelin et le Cachou Lajaunie. Les messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons, des canotiers ; les dames ont des corsets, des jupes et des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres, les omnibus à impériale, les tramways attelés, les charrettes à bras, les cyclistes et les piétons intrépides. Dans les gares crachent, toussent et ronflent d’énormes locomotives à vapeur dont les sifflets, avant le départ, résonnent sous les toitures immenses. Du haut de ses vingt ans, la tour de M. Eiffel regarde une basilique pâtissière pousser au sommet de Montmartre. Çà et là fleurissent des marquises en verre et fonte verte – elles protègent les accès d’un chemin de fer métropolitain qui continue de s’étendre sous terre depuis l’Exposition universelle qui inaugura tant le siècle qu’une nouvelle ère.
Voilà pour Paris, en deux mots, tel qu’il fut. À présent, imaginez…
Imaginez des nuées d’oiseaux multicolores nichées parmi les gargouilles de Notre-Dame ; imaginez que, sur les Champs-Élysées, le feuillage des arbres diffuse à la nuit une douce lumière mordorée ; imaginez des sirènes dans la Seine ; imaginez une ondine pour chaque fontaine, une dryade pour chaque square ; imaginez des saules rieurs qui s’esclaffent ; imaginez des chats ailés, un rien pédants, discutant philosophie ; imaginez le bois de Vincennes peuplé de farfadets sous les dolmens ; imaginez, au comptoir des bistrots, des gnomes en bras de chemise, la casquette de guingois et le mégot sur l’oreille ; imaginez la tour Eiffel bâtie dans un bois blanc qui chante à la lune ; imaginez de minuscules dragons bigarrés chassant les « au ras des pelouses du Luxembourg et happant au vol les cristaux de soufre que leur jettent les enfants ; imaginez des chênes centenaires, et sages, et bavards ; imaginez une licorne dans le parc des Buttes-Chaumont ; imaginez la Reine des Fées allant à l’opéra dans une Rolls-Royce Silver Ghost ; imaginez encore de sombres complots, quelques savants fous, deux ou trois sorciers maléfiques et des clubs privés de gentlemen magiciens.
Imaginez tout cela, et vous aurez une (petite) idée du Paris des Merveilles… »

 

Que puis-je dire après cela sinon qu’il faut absolument lire ce « Paris des merveilles » et que, lorsqu’on l’a fini, on espère l’auteur inspiré pour nous en écrire encore quelques épisodes…

 

 

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

Les enfants de l’Atlantide / Bernard Simonay

simonay-les-enfants-de-latlantide1

La tribu de Jehn a été réduite en esclavage par une peuplade de démons. Sur les terres de Bretagne, soixante-cinq siècles avant notre ère, le jeune chasseur se lance dans un voyage extraordinaire, semé de périls et de révélations. Détenteur de puissants pouvoirs, il doit découvrir ses origines pour mener à bien sa quête. Que signifie cette tache en forme de trident qu’il porte sur l’épaule ? Aux portes de l’antique cité d’Yshtia, Jehn voit son destin basculer à jamais.

simonay-les-enfants-de-latlantide2

Au cours d’une transe hypnotique, Jehn recouvre brutalement la mémoire: jadis, il fut Astyan le Titan – l’un des princes tout-puissants qui créèrent l’Atlantide. De brûlantes questions le hantent. Qu’est-il advenu de la civilisation fabuleuse qu’il a aidé à bâtir ? Qui étaient ses ennemis, les redoutables Serpents? Et où se cache Anéa, sa compagne de toujours?

simonay-les-enfants-de-latlantide3

Demi-dieu doté du pouvoir de réincarnation, Astyan refuse de croire à l’engloutissement de son royaume. Désormais, il n’a plus qu’un but : retrouver l’Atlantide et la belle Anéa qui régnait à ses côtés. Dans la cité de Leoness, il entreprend la construction d’un fabuleux navire. Mais il est loin de se douter des épreuves étranges et terribles qui l’attendent…

simonay-les-enfants-de-latlantide4

Astyan, le dernier des Titans, retrouve dans des ruines très anciennes un document qui lui révèle que ses frères ont été projetés dans un monde inconnu appelé Thanata, la Terre des Morts. Accompagné de la belle Pléionée, il entreprend alors un voyage extraordinaire qui le mène sur une planète inquiétante, où un mal redoutable ronge toute vie, où les forêts ont disparu et où les villes survivantes se replient inexorablement sur elles-mêmes. Au cours d’un périple fertile en rebondissements, il va percer peu à peu le terrible secret de ce monde effrayant, sur lequel plane cependant une lueur d’espoir dont les origines remontent à un passé légendaire et sacré..

4-tres-bon

 

J’ai beaucoup aimé Les enfants de l’Atlantide! J’attendais avec impatience le 5e volume que Bernard Simonay avait dans ses projets. Nous ne l’aurons hélas jamais puisque Bernard nous a quitté en cette funeste année 2016 qui a vu disparaître tant d’artistes… 

Bernard était un auteur dont j’appréciais l’écriture mais aussi les idées… Merci à lui pour tout ce qu’il nous a laissé… 

 

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

L’enfant des neiges / Marie-Bernadette Dupuy

capture-decran-2017-01-01-a-22-00-25

Un soir glacé de l’Épiphanie 1916, dans le village de Val-Jalbert, au Lac-Saint-Jean, une des religieuses du couvent-école découvre un bébé d’un an, niché dans un ballot de fourrures. Les sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil viennent alors tout juste de prendre leur fonction d’enseignante, et celles-ci sont bien désemparées devant la fillette abandonnée, peut-être atteinte de la redoutable picote.

Val-Jalbert, bourgade ouvrière édifiée au pied de la chute de la rivière Ouiatchouan, abrite une population vaillante où rien ne manque. Gérée par la compagnie qui fabrique de la pâte de bois pour le marché mondial, la vie s’y écoule dans l’ordre et une moralité irréprochable.

L’enfant de la nuit bouleversera peu à peu l’existence des sœurs et de leurs voisins immédiats, les membres de la famille Marois, qui la prendront en charge. Mais d’où vient Marie-Hermine, aux yeux si bleus?

Pourquoi ses parents l’ont-elle déposée comme un fardeau encombrant à la porte du couvent-école? Dotée d’une voix exceptionnelle, au fil des années, l’orpheline deviendra celle que l’on appellera affectueusement « le rossignol des neiges », l’orgueil du village ouvrier pourtant condamné à l’abandon à cause de la fermeture de l’usine en 1927.

À cette occasion, les maisons se vident, les jardins sont abandonnés et les religieuses quittent le village, qui devient quasiment désert. Or, au cours de ces événements fortuits, le passé de Marie-Hermine refera surface, les jalousies écloront, comme l’amour d’un jeune métis, Toshan, rencontré lors d’un passage au bord du lac Saint-Jean.

 

Allez, je me suis décidée à essayer cette série de romans de Marie-Bernadette Dupuy que j’ai depuis bien longtemps dans ma PAL. Le premier : L’enfant des neiges… C’est une histoire prenante et on a vraiment envie de savoir la suite! Un peu trop romantique par moment, une écriture simple avec un peu trop de re-dites mais un vrai talent de romancière populaire et cela dans le meilleur sens du terme…
Il y a 6 volumes, à suivre… Je me suis prise au jeu…

Et voilà, finie la saga de Marie-Hermine et de sa famille…

J’ai bien aimé malgré quelques longueurs peu utiles! Le talent de conteuse de Marie-Bernadette Dupuy m’a emmenée dans un tourbillon d’aventures et d’amours compliquées avec, en prime, un zeste de paranormal – les pouvoirs de Kiona – et toujours omniprésent, le Québec et la belle région du lac Saint Jean.

S’il est vrai que les femmes de ce roman nous paraissent bien trop soumises et fragiles, il faut se reporter à ce temps – pas si ancien – où les hommes avaient le pouvoir et où, surtout au Canada, alors extrêmement catholique – le mode de vie patriarcal était la norme… Le monde a changé…

4-tres-bon

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

Autre-monde 2 Malronce / Maxime Chattam

autre-monde-tome-2-malronce-9314« Matt s’était endormi.
La forme noire claquait dans le vent et la brume. Fusant à toute vitesse autour de Matt, en quête d’une brèche pour s’y engouffrer. Bien qu’il ne parvienne pas à agir, Matt détectait la présence maléfique autour de lui. Som sommeil était comme un chalet avec quelques fenêtres et une porte qu’il devait vérifier en permanence, pour s’assurer qu’aucune intrusion ne survenait. Le Raupéroden tournait autour, dans la forêt, de plus en plus vite, se précipitant vers chaque vitre pour la tester, sur la serrure pour la forcer, sans y parvenir.
Pour l’instant. »

« – C’est ce qu’il y a d’ennuyeux avec vous autres adultes: les choses doivent être bien ordonnées, vous ne laissez pas la place à la fantaisie, à l’imagination, au bien-être! Parce que si vous voulez mon avis, c’est tout cela à la fois Dieu! »

 

Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et les enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour passé, un exploit. Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatures fabuleuses, traversé de courants étranges, d’énergies nouvelles. Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d’une mystérieuse reine, acharnée à leur perte : Malronce. Oubliez tout ce que vous savez… pénétrez dans Autre-Monde.

 

Deuxième tome encore plus passionnant – oui, c’est possible – que le premier… Je ne me suis pas ennuyée une seconde et j’ai eu du mal à lâcher ce bouquin pour faire les choses que je devais absolument faire… Une vraie addiction 😉 Au suivant!

Passionnément

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française