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Cérémonies barbares / Elizabeth George

 

Présentation de l’éditeur

La découverte, dans un cimetière de campagne, du corps nu et torturé d’un jeune pensionnaire de Bredgar Chambers fait voler en éclats la quiétude feutrée du prestigieux établissement.

Chargés d’élucider l’affaire, l’inspecteur Thomas Lynley et le sergent Barbara Havers vont enquêter dans l’école privée plusieurs fois centenaire, où les maîtres mots sont honneur et droiture. Qui a assassiné le petit Matthew Whateley, et pourquoi ? Comment se fait-il que son cadavre ait été retrouvé si loin de l’école ? Pourquoi, dûment muni d’une autorisation de sortie pour le week-end, a-t-il menti sur sa destination ? A mesure qu’ils interrogent pensionnaires et membres du personnel, les deux enquêteurs de Scotland Yard prennent conscience qu’il se passe des choses bizarres, voire monstrueuses, au sein de cette petite communauté de privilégiés.

 

Extraits

« Au début, ça n’avait pas été exactement le cas. La peur l’avait fait se taire. Car il n’avait pas fallu longtemps pour que le bruit se répande chez les petits quatrièmes : Matthew Whateley avait été torturé avant de mourir. Harry n’était pas particulièrement courageux, la peur de connaître le même sort que son ami avait suffi à lui faire tenir sa langue. Mais la peur avait bientôt cédé le pas au chagrin. Chagrin né du fait que Harry savait avoir joué un rôle décisif dans le malheur qui avait frappé son copain. »

« Elle examina la photo du garçonnet tandis que Lynley vidait le cendrier que Corntel et elle avaient réussi à remplir pendant l’entretien. Il l’essuya soigneusement à l’aide d’un mouchoir en papier.
— Seigneur, vous êtes de plus en plus intolérant par rapport au tabac, inspecteur, ronchonna Barbara. Vous voulez peut-être que je me fasse tatouer un F comme fumeur sur la poitrine ?
— Nullement. Mais de deux choses l’une : ou je nettoie le cendrier ou je me mets à le lécher sauvagement, de frustration. Le vider me semble encore la solution la plus acceptable.
Relevant la tête, il sourit. Bien qu’exaspérée, elle éclata de rire.
— Pourquoi avoir arrêté de fumer ? Pourquoi ne pas choisir de mourir prématurément comme nous autres, grands fumeurs ? Plus on est de fous, plus on rit. Vous connaissez le dicton. »

 

Mon avis

J’ai aimé les premiers romans policiers d’Elizabeth George dont fait partie ce livre paru en 1990. Les descriptions des lieux ne me gênent pas, elles mettent en place le décor, ses deux enquêteurs sont bien choisis, le contraste entre eux les stimule et ce bouquin-ci est particulièrement intéressant! Un peu d’humour allège un peu le côté sombre mais le suspense est maintenu jusqu’aux dernières pages…

A lire donc, avec – je crois – beaucoup de plaisir!

Je trouve dommage qu’à présent – est-ce pour respecter une mode? – cet auteur nous ponde des romans de plus de 500 pages avec tellement de personnages secondaires qu’on ne sait plus qui ils sont ni à quoi ils servent…

 

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Le dernier apprenti sorcier / Ben Aaronovitch (suite de la série)

 

Résumé

Comme tous les matins, vous prenez votre métro ou votre train de banlieue pour gagner le centre-ville de Londres où vous attend une rude journée de travail. L’attente, les bousculades, la morosité des autres voyageurs sont votre lot quotidien. Même l’occasionnel illuminé qui braille et gesticule ne vous émeut plus. Mais là, c’est différent : qui sont ces étranges personnages vêtus de façon anachronique qui, tous, essaient de vous communiquer un message urgent? Le plus curieux, c’est que vous oubliez presque aussitôt leur existence… Hum, de quoi parle-t-on déjà?Aucun doute, cela relève du domaine de compétence de l’agent Peter Grant, pour l’occasion accompagné d’une stagiaire encombrante et d’un chien détecteur de fantômes à la fiabilité toute relative…

Mon avis

Dans cette série qui me plait beaucoup, voici un épisode – trop court à mon avis pour être qualifié de roman, nous dirons une longue nouvelle – qui est plutôt dans le même univers mais sans faire partie du fil principal. On y découvre un peu plus Abigail, la cousine « à la mode de Bretagne » de Peter qui, je l’espère, va finir par faire partie des personnages des romans de l’auteur. Et pourquoi pas une apprentie sorcière?

Cet épisode se place chronologiquement entre le 5e roman et le 6e.

Nouveau look aussi pour les couvertures, l’éditeur a repris les couvertures de l’édition anglaise… Je ne sais pas si je préfère celles-ci, je dois dire que j’aimais bien les premières éditions en français…

Wait and see…


 

 

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Un auteur (belge!) oublié : France Adine

Cécile Van Dromme alias France Adine (1890-1977) est née dans une famille flamande d’expression française. Elle a reçu l’éducation bourgeoise classique de cette époque. Le français est sa langue maternelle mais elle parle aussi couramment l’anglais et l’italien.

Elle écrit pour le public féminin de l’entre-deux-guerres, mais après la seconde guerre mondiale, elle se fait difficilement à l’évolution rapide de la société. Ses livres sont situés géographiquement dans des régions qu’elle connait et aime : la côte belge, l’Angleterre, le Pays basque et l’Italie.

Elle a écrit principalement des romances, quelques contes et romans pour les enfants. Elle a aussi travaillé pour le magazine « Femmes d’aujourd’hui ». C’était une femme indépendante pour une femme mariée à cette époque et dans son milieu. Elle a organisé sa carrière de romancière. Chaque jour elle passait la matinée à écrire, l’après-midi à la vie civile et la soirée au théâtre ou aux concerts. Les faits historiques dans ses romans sont exacts, les valeurs et les standards de la société décrite sont expliqués et discutés.

Source : https://nl.wikipedia.org/wiki/France_Adine

Un petit extrait d’un livre qui parle des romancières de cette époque :

« Toutefois, certaines femmes tentent parfois, par des voies détournées, de se soustraire aux scénarios qui leur sont réservés. C’est le cas des romans de France Adine (de son vrai nom Cécile Van Dromme, 1890-1977). A première vue, les milieux très cossus et les mœurs qu’elle décrit sont en concordance avec son environnement. Son père est un propriétaire foncier qui occupera des fonctions de bourgmestre et sa mère, Marguerite Rodenbach, est de la famille des écrivains Georges et Georges-Albrecht Rodenbach. Après une formation de base à l’école du village, la jeune Cécile, comme toute jeune fille de bonne famille, va en Allemagne, puis fréquente une école anglaise pour y apprendre les langues, l’histoire et la musique. En 1910, elle épouse Jules Coucke, appelé à devenir directeur au ministère des Affaires étrangères. Le couple s’installe en 1937 dans l’élégante avenue Louis Lepoutre, à Bruxelles. A partir de 1930, les romans se succéderont à un rythme soutenu, bien accueillis par le public et la critique (Panchiko reçoit le prix triennal de l’Académie en 1941). Les intrigues sentimentales à l’eau de rose qu’ils développent sont sous-tendues par une morale discrète. Cependant, en y regardant de plus près, on constate que certains d’entre eux s’articulent autour de portraits de femmes déchirées entre, d’une part, le désir de réussite professionnelle et, de l’autre, l’aspiration à la sérénité familiale. On est tenté de lire dans ces destins la position de France Adine : femme de lettres éprise d’art qui doit fonctionner dans un milieu peu favorable à l’indépendance des mères de famille. Pour sauvegarder sa crédibilité, elle incite ses lecteurs à découvrir par la négative les dangers d’un comportement non orthodoxe. Grâce à un style soigné, soutenu par des références érudites incessantes, sous couvert d’évocations esthétiques, ses œuvres sont qualifiées d’ « élégantes », « délicates » ou encore « distinguées » et appréciées comme porteuses d’un « bon goût » féminin. »

Ecrire en Belgique sous le regard de Dieu / Cécile Vanderpelen-Diagre
Ed. Complexe, 2004
(p.134)

 

Romans :

  • La coupe de Syracuse (1929)
  • Le maître de l’aube (1930)
  • La Cité sur l’Arno (1931)
  • Le royaume de Saul (1932)
  • La madone aux chérubins (1933)
  • Eve et le Phénix (1934)
  • Sirènes (1936)
  • La bulle d’or (1937)
  • Panchiko (1941)
  • Loremendi ou Le livre de son choix (1943)
  • Iziar (1944)
  • L’échiquier (1946)
  • Véronique (1949)
  • Nigelle des dunes (1951)
  • Marie du Zwin (1954)
  • Le grand Saint Jacques (1957)
  • Le signe du griffon (1960)
  • Odette ou Le bonheur en ménage (1962)
  • Tosca Naddi (1963)
  • Dans la main des dieux (1965)
  • Cherche-Bruit (1966)
  • Diane et le faune (1970)
  • La dryade au château (1973)
  • Marie-Victoire (1974)

 

Mon avis :

L’écriture de France Adine est très agréable à lire, elle dépeint remarquablement les régions et les endroits dans ses romans.

J’aime particulièrement Eve et le phénix pour cette ambiance un peu fantastique d’éternel retour qui me séduit toujours…

Romantique ? Certes, mais j’ai beaucoup aimé tout le début du roman qui ne contient pourtant que le récit de l’enfance d’Alastair jusque la page 114. J’ai lu ce roman (publié la première fois en 1934, il faut en tenir compte pour le contexte général) à 14 ans et je ne l’ai jamais oublié. Il est resté, à travers les années, un de mes livres préférés…

L’amour est-il possible entre un jeune lord des « Hautes Terres » élevé dans le raffinement le plus extrême et une petite paysanne du Pays Basque dont la seule richesse tient dans la candide ignorance de deux grands yeux tendrement ouverts sur le monde ?

« Les jolies lèvres entrouvertes se fermèrent et la chanson s’éteignit. Elle ne semblait pas effarouchée et lui, le gentilhomme élevé dans les rites de la courtoisie la plus parfaite, contemplait cette beauté délicate avec la froide assurance qu’eût témoignée, il y a quelque mille ans, un jeune chef de clan rencontrant sur ses terres une jolie vassale… »

La Cité sur L’Arno m’a beaucoup plu ainsi que les nouvelles de La madone aux chérubins.

La Cité sur l’Arno  raconte l’histoire de Catarina, une jeune fille noble à l’époque de la Renaissance italienne. Promise au couvent dès sa naissance et élevée dans cette idée, elle ne conçoit pas d’autre vie mais n’a pas encore prononcé ses vœux. Les aléas d’une guerre font que, sa sœur aînée étant décédée, sa famille la donne en mariage afin de sceller une alliance avec le vainqueur…

La Madone aux chérubins est un recueil de nouvelles dont la première lui a donné son titre.

« … il lui parlait de la Toscane, de Florence où sa mère était née. Il y avait vécu jadis, et n’avait jamais pu oublier les aubes radieuses, les fins de jours roses ou dorées de la Cité des Lys. Il eût voulu l’emmener là-bas, y vivre avec elle pendant toute une année, ne la ramener en Flandre que lorsqu’elle aurait senti l’âme florentine, spirituelle, nuancée, toute de mesure et de grâce comme l’immortelle Athènes… »

Le grand Saint Jacques est un bon roman historique.

J’ai aussi lu un conte Histoire de Fleurette, que j’ai beaucoup aimé. Celui-là, j’avais 10 ans et je viens de le relire avec le même plaisir…

Evidemment, il faut se remettre dans l’époque, où la religion catholique était omniprésente et la morale finale était très importante. Mais il y a une fraîcheur dans ces romans qui me plait infiniment (je parle bien sûr des 5 livres que j’ai lus). Il est difficile de se les procurer même en bibliothèque et il n’y a pas eu de rééditions ou très peu.

 

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Classé dans Littérature belge (francophone), Sans catégorie

Retour sur une série : Le dernier apprenti sorcier / Ben Aaronovitch

Je vous ai déjà parlé de cette série fort originale qui m’avait beaucoup plu :

  • Ce roman mélangeant polar et magie est de l’Urban Fantasy de bonne facture et totalement jubilatoire : humour anglais (j’aime !) et rapports parfois compliqués entre l’inspecteur « So British » Nightingale et le jeune Peter intéressé par l’électronique et essayant d’appliquer des théories scientifiques à la magie !
  • Une imagination extraordinaire mais c’est si bien présenté que parfois on se dirait même « Et si c’était vrai… » 😉

Vous pouvez revoir l’article ici : https://ocyaran.wordpress.com/2013/04/23/le-dernier-apprenti-sorcier-ben-aaronovitch/

Voici la suite :

Quatrième de couverture :

La découverte d’un corps mutilé dans la banlieue de Londres fait monter d’un cran la paranoïa ambiante, d’autant que la méthode rappelle furieusement celle de l’Homme sans visage, ce magicien fou déjà connu des services de police.
Enfin, pas de tous les services, juste de celui des affaires surnaturelles, dont le représentant le plus actif, l’agent Peter Grant, est aussi le dernier apprenti sorcier de Londres.
A peine débutée, son enquête va s’enrichir de nouveaux éléments à première vue sans rapport avec le crime, mais qui tous mènent au quartier d’Elephant and Castle ; plus précisement à un ensemble d’immeubles conçu par un architecte dérangé et habitué par tout ce que la capitale britannique compte de désespérés…

Nourri à l’eau de la Tamise dès sa naissance en 1964, Ben Aaronovitch persiste et signe un hommage assumé à la capitale de tous les imaginaires. La série du « Dernier apprenti sorcier », qui compte désormais 4 volumes en français, est en cours d’adaptation à la télévision britannique par la BBC.

 

Extraits :

« Je vous propose un marché, Peter. Faites de réels progrès dans vos études, et je vous dirai où trouver les notes du dernier cerveau qui a rempli le labo de… De rats, essentiellement, mais je crois me souvenir de quelques chiens dans sa ménagerie.
– Quel genre de progrès?
– Plus convaincant que ce que je vois en ce moment.
– J’aimerai aussi parcourir ce dossier, intervint le Dr Walid.
– Alors, vous devriez encourager Peter à travailler plus.
– C’est un homme diabolique, dis-je.
– Et fourbe », Ajouta le Dr Walid.
Nightingale nous regarda placidement par-dessus le bord de sa tasse de thé.
« Diabolique et fourbe », répétai-je »

« Dans les années cinquante et soixante, le pouvoir en place avait fait un effort concerté pour débarrasser Londres de sa classe ouvrière. La ville perdait rapidement son industrie ; les merveilles technologiques de l’ère de l’électroménager remplaçaient les nombreux domestiques indispensables à la bonne marche d’une demeure de l’Angleterre édouardienne. Londres n’avait tout simplement plus besoin d’autant de pauvres. Du jour au lendemain, la population de Crawley, jusqu’alors un petit bourg médiéval, a augmenté de soixante mille habitants, logés dans de solides maisons mitoyennes. Ma mère et mon père auraient adoré y vivre. Mais ils n’auraient jamais pu se passer de la scène jazz de Londres, de Peckham Market et des expatriés de Sierra Leone, ou du moins ceux à qui ma mère adressait encore la parole – une bonne moitié donc. »

 

Mon avis :

Un tout petit peu moins passionnant que le troisième, ce roman est tout de même fort agréable à lire et le final relance la série – je n’en dirait pas plus… 🙂

 


Quatrième de couverture :

L’agent Peter Grant, dernier apprenti sorcier et brillant enquêteur de la Police Métropolitaine de Londres – la Métro, pour les intimes – quitte cette fois la capitale britannique pour se rendre dans une petite bourgade du Herefordshire où les forces de police locales échouent à enrayer la vague d’enlèvements d’enfants dont leur communauté est victime.
Assisté de Beverley Brook, Peter se retrouve bientôt embourbé jusqu’au cou dans une affaire pour le moins louche. Passe encore le danger omniprésent, la mauvaise humeur des flics du coin, la franche hostilité des dieux locaux…mais des boutiques qui ferment à 4 heures de l’après-midi ?! Quelle horreur !

 

Extraits :

« Par ailleurs, quelques jours à la campagne vous feront le plus grand bien.
— Ben voyons. Rien de tel qu’un bon kidnapping pour me remonter le moral.
— Exactement », conclut Nightingale. »

« Beverley avait enfilé un jean et un justaucorps en cuir trop grand pour son corps menu. Elle avait noué ses dreadlocks dans une natte qui lui tombait dans le dos, et portait d’anciennes lunettes de protection en cuir et en cuivre remontées sur le front.
– Les mains sur la tête, ordonna-t-elle, et écartez-vous de mon copain.
La Reine siffla, serrant la corde plus fort.
– Ça m’est égal, répondit lentement Beverley. Il n’est pas libre de passer ce genre de marché.
– Néanmoins, répliqua la Reine, il en a accepté les termes ; il doit les honorer.
– Mesdames, dis-je.
– Peter, me coupa Beverley, occupe-toi de tes fesses. »

 

Mon avis :

Un volume de transition mais aussi le plaisir de retrouver Beverley, beaucoup plus présente dans ce tome-ci… 🙂 On attend la suite avec impatience…

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Le gardien des choses perdues / Ruth Hogan

Quatrième de couverture :

Londres, mai 1974. Anthony Peardew attend sa fiancée, Thérèse. Celle-ci est étonnamment en retard. Il est loin de se douter qu’elle n’arrivera jamais, gisant au centre de l’attroupement qui s’est formé quelques centaines de mètres plus bas sur la chaussée. De retour chez lui ce même jour, Anthony réalise qu’il a égaré le médaillon que Thérèse lui avait confié, rompant ainsi la seule promesse qu’elle lui ait jamais demandé de tenir. Le coeur brisé, il passera le restant de son existence à collecter des objets trouvés au hasard de ses promenades, dans l’espoir de pouvoir un jour les restituer à leurs propriétaires.

Désormais âgé de plus de soixante-dix ans, le vieil homme décide de léguer sa demeure victorienne et les « trésors » qu’elle recèle à sa fidèle assistante Laura, qu’il pense être la seule à même d’accomplir la mission qu’il s’est donnée. En exprimant ses dernières volontés, il est loin de se douter de leurs répercussions et de l’heureuse suite de rencontres quelles vont provoquer…

 

Extraits :

« Lorsqu’il avait commencé, toutes ces années auparavant , à recueillir les objets perdus, il n’avait pas vraiment de plan. Il voulait simplement les mettre en lieu sûr au cas où, un jour, ils pourraient se voir réunis aux gens qui les avaient perdus. Il ignorait souvent si ce qu’il avait trouvé était rebut ou trésor. Mais quelqu’un, quelque part, le savait. Et c’est alors qu’il s’était remis à écrire, tramant des nouvelles autour de ses trouvailles. Au fil des ans, il avait rempli ses tiroirs et ses étagères de fragments des vies d’autrui et mystérieusement, ils avaient contribué à guérir la sienne – si cruellement fracassée – et à la restaurer. »

« Si tu n’as jamais la tristesse, comment sais-tu à quoi heureux ressemble ? demanda-t-elle. Et, d’ailleurs, tout le monde meurt. »

« Elle s’était décidée pour le feutre bleu cobalt. Sa grand-mère lui avait dit un jour qu’on peut imputer aux gènes la responsabilité de la laideur et à l’éducation celle de l’ignorance, mais qu’être ennuyeux était rigoureusement inexcusable. L’école avait été ennuyeuse. Eunice était une fille intelligente, mais agitée ; elle s’ennuyait trop en classe pour se montrer bonne élève. Elle voulait de l’émotion, une vie moins inerte. Le bureau où elle travaillait était ennuyeux, plein de gens ennuyeux, et son travail l’était aussi : taper à la machine et classer, sempiternellement. Respectable, selon ses parents, mais ce n’était qu’un autre mot qualifiant l’ennui. Son unique salut se trouvait dans les films et les livres. Elle lisait comme si sa vie en dépendait. »

 

Mon avis :

Pour un premier roman, c’est un coup de maître : pas une fausse note… et pourtant au départ, j’ai hésité – peur que cela ne soit trop sentimental, larmoyant… mais pas du tout et, au fil des pages, je suis entrée dans cette histoire de souvenirs et d’amours perdus – ou pas encore trouvés! Un cadre très British, une construction de chapitres inventive, ce petit bouquin est aussi universel par les sentiments évoqués avec beaucoup d’esprit et de tendresse.
Les petites histoires attribuées à chaque objet perdu m’ont fait penser à certaines nouvelles de Bradbury, intemporelles, elles pourraient se situer n’importe où et n’importe quand…
Voilà, c’est un coup de coeur, ça ne surprendra personne et tous ces coups de coeur ces moments-ci me redonnent foi et espoir en la littérature de demain! ❤

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Lignes de vie / Graham Joyce

Quatrième de couverture :

Une famille de sept soeurs aux vies fondées sur l’amour, la tradition, l’angoisse et l’espoir. Des vies simples et émouvantes auxquelles se mêlent presque imperceptiblement l’étrange et le merveilleux, l’ordinaire et l’extraordinaire. Cassie, la plus jeune des soeurs, a eu un petit garçon de père inconnu et n’a pas eu le courage de le céder à des parents adoptifs. Il est alors décidé que le petit Frank sera élevé par chacune des soeurs, à tour de rôle. Ainsi l’enfant sera-t-il le témoin privilégié de ces vies aux lignes si différentes, dans les drames et les illusions de l’après-guerre. Mais Frank est un enfant particulier, doué d’intuitions étonnantes ; comme sa jeune mère, sensible à des signes invisibles ; comme sa grand-mère, parfois visitée par des apparitions lui annonçant l’avenir…

 

Extraits :

« Cassie Vine, vingt-deux ans à peine, les yeux secs, serre le bébé sans nom sous son manteau et plisse les yeux pour les protéger du vent. Il est midi, trois jours après la Victoire en Europe, et elle attend sous le portique de la National Provincial Bank, sur les marches de pierre blanche, qu’on vienne chercher son enfant. Devant elle gémit la ville de Coventry, brisée par le bombardement. »

« Les hauteurs de la ville étaient en flammes. Des brigades de pompiers luttaient en vain. Les bombes et les flammes avaient détruit les grands magasins. L’eau crachée par les tuyaux dégageait des tourbillons de vapeur évoquant des génies. Les toits vomissaient une fumée bouillonnante, noire comme l’ébène, que le feu éclairait par en dessous. Il faisait trop chaud pour traverser Broadgate. Elle resta en retrait, contemplant les flammes, tandis que ce hideux battement d’ailes de cuir résonnait de nouveau à ses oreilles. Elle distribua des tapes furieuses aux petits démons importuns qui voletaient tout autour d’elle. Puis elle vit son premier cadavre. »

« — Pourquoi des gens voudraient arrêter de se parler ?
Martha alluma sa pipe, secoua l’allumette pour l’éteindre et
la rejeta dans le foyer. Elle souffla un nuage de fumée bleue à l’odeur douce. Frank la scruta à travers la fumée trompeuse qui donnait l’impression que ses yeux larmoyaient. Elle tarda à lui répondre.
— Les fantômes, dit-elle.
— Les fantômes ?
— Oui. On peut transformer quelqu’un en fantôme rien qu’en arrêtant de lui parler. C’est une façon de le tuer, tu vois, de le changer en pierre, mais en s’assurant qu’il soit toujours dans les parages pour pouvoir continuer à le punir. Alors promets-moi de ne jamais faire ça, hein, Frankie ?
— Promis, mamie.
— Promis, mamie. Maintenant, tu peux aller jouer dans ta chambre, j’aimerais bien avoir la paix un moment. »

 

Mon avis :

Quel roman étonnant! Au départ, j’ai pensé « pas vraiment mon genre, je crois que je ne vais pas le finir… » et puis, j’ai continué, continué et je suis tombée sous le charme de cette famille étrange, où le fantôme du père traîne en lisant son journal, où la mère reçoit des visites lui annonçant des évènements à venir et où la plus jeune fille, Cassie, a des « absences » après lesquelles elle ne se souvient pas toujours de ce qu’elle a fait…
Et j’ai aimé ce livre, vraiment… ❤

Ci-dessous, une phrase qui dit mieux que je ne pourrais le dire mon ressenti face à ce livre :

 » Et son écriture est comme une petite musique, qui semble si banale à la première écoute, mais qui s’impose lentement et qu’on ne peut en fin de compte ni quitter ni oublier. Graham Joyce ne se plie jamais à la tentation du grand guignol. Si ses scènes sont fortes, c’est parce qu’il les écrit avec un talent extraordinaire. Pas d’effets spéciaux, rien que le plaisir de raconter les choses, la malice de dérouter le lecteur, la délicatesse de tracer des lignes de vie. » – Jean-Claude Vantroyen

Si vous en voulez plus, suivez ce lien :  Jean-Claude VANTROYEN

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Classé dans Littérature anglaise

Inspecteur Wexford / Ruth Rendell

Voici mes romans préférés dans la série Inspecteur Wexford

Ces livres collent à l’actualité de l’époque (le premier date de 1992, le dernier de 2013) – dans plusieurs, les problèmes de société sont abordés ainsi que l’évolution de celle-ci ; la psychologie des personnages est très poussée et fait qu’on y croit. Tout cela reste très british et on se sent bien à Kingsmarkham, petite ville imaginaire mais conforme à l’idée qu’on se fait des petites villes anglaises…

Pour ceux qui aiment les polars « British » 🙂

J’ai particulièrement aimé Simisola (dont j’ai déjà parlé – voir le lien) pour le sujet mais j’ai lu les autres avec beaucoup de plaisir!

 

le-gout-du-risque« La maison surgit alors devant leurs yeux, et ils eurent un choc.
Les bois s’ouvrirent, tel un rideau que l’on écarte, et elle apparut, brillamment éclairée comme un décor de théâtre, noyée d’un clair de lune artificiel, vert et froid. Cela créait une impression étrangement dramatique. La maison luisait, miroitait dans un bain de lumière, découpée en relief sur un puits de ténèbres nébuleuses. La façade, elle, était piquetée de points lumineux orange – les carrés et les rectangles des fenêtres allumées. »

 

Massacre à Trancred Houle ! C’est la jeune Daisy, petite-fille de l’écrivain Davina Flory, l’une des victimes du carnage, qui a donné l’alerte. A l’inspecteur Wexford, très préoccupé en ce moment par ses rapports avec sa propre fille, de ressaisir un à un les fils de l’énigme. Peu à peu se reconstituent d’inquiétants arrière-plans : un drame familial, une passion amoureuse – de celles aveuglent- et aussi le braquage d’une banque, quelque temps plus tôt, au cours duquel le policier Caleb Martin a trouvé la mort…

Beaucoup

simisola

« Son visage lui faisait face en première page du journal du dimanche, qui passait pour un hebdomadaire sérieux. Et pas seulement son visage. La photographie les représentait, Burden et lui, attablés à la terrasse de l’Olive and Dove, mis à part qu’on ne voyait pas grand-chose de son compagnon. Impossible d’identifier Burden, sauf pour ceux qui le connaissaient bien. Lui, en revanche, était parfaitement ressemblant. Il souriait en portant à ses lèvres une pleine chope d’Heineken. Afin de prévenir tout doute éventuel, la manchette annonçait : Wexford pourchasse le meurtrier d’Annette, avec au-dessous cette légende : l’inspecteur principal, chargé du crime de Kingsmarkham, s’accorde un peu de détente en se payant une bonne pinte ».

La disparition de Mélanie, fille du médecin noir de Kingsmarkham, puis la découverte d’une jeune fille africaine, battue à mort, entraînent l’inspecteur Wexford dans l’une des enquêtes les plus troublantes de sa carrière.
C’est que la petite ville a bien changé depuis le temps de ses débuts. Le chômage, l’exclusion, l’immigration sèment l’inquiétude, avivent les préjugés de toute sorte. Wexford sait qu’il s’avance en terrain piégé. En même temps que nous dénouons un à un les fils d’une affaire des plus complexes, nous entrons sur ses pas dans les mystères et les tabous de Kingsmarkham.
Une jeune fille est morte loin de son pays, sans existence légale, sans amis, sans parents, livrée à tous les abus.
Elle s’appelait Simisola…

https://ocyaran.wordpress.com/2012/01/08/simisola-ruth-rendell/

Passionnément

especes-protegees

« Il marcha parmi les marronniers, les grands hêtres gris à l’écorce rugueuse et les chênes aux branches couvertes de lichen vert. Au-delà de l’étendue d’herbe tondue par les lapins, les arbres, plus clairsemés, déployaient leurs branches. Il s’aperçut que le tussilage avait fleuri, plus tôt que les fleurs sauvages. Il avait vu, dans sa jeunesse, des fritillaires bleues dans ces sous-bois, des plantes si localisées qu’on en trouvait seulement dans un rayon de quinze kilomètres autour de Kingsmarkham ; mais c’était il y a bien longtemps. Quand je prendrai ma retraite, avait-il dit à sa femme, j’irai m’installer à Londres pour ne pas assister à la destruction de la campagne. »

 

Pas plus que l’ensemble des habitants de Kingsmarkham, l’inspecteur Wexford n’est heureux de voir disparaître le joli bois de Framhurst, asile d’une faune devenue rare, menacé par la construction d’une voie rapide. Mais lorsqu’on y découvre un cadavre, l’enquête policière prend le pas sur la défense de l’environnement. Et quand un mystérieux groupe écologiste enlève cinq personnes, dont l’épouse de Wexford, l’affaire tourne au cauchemar…
Aucune cause, même la plus noble, n’est à l’abri des dérives extrémistes. Ni d’intérêts moins élevés et plus concrets : ceux, par exemple, des propriétaires d’un domaine voisin, dont la valeur risque de chuter…

4-tres-bon

sans-dommage-apparent« Mais ce n’était pas fini, l’homme ne changerait pas. Fay aurait à nouveau le visage meurtri et les yeux au beurre noir, ou même les bras cassés. Peut-être pas ce soir ou demain, mais la semaine prochaine, ou celle d’après. Cela ne cesserait que s’il la tuait ou si elle le quittait. Et si elle s’en allait, il la poursuivrait. Jamais Wexford ne s’était senti aussi impuissant. »

 

A Kingsmarkham, des jeunes filles disparaissent mystérieusement puis réapparaissent quelques jours plus tard. Droguées, elles ne peuvent donner aucune indication précise sur leur détention. Dans cette atmosphère d’angoisse générale, un détenu condamné pour pédophilie est remis en liberté, ce qui ne fait qu’accroître l’inquiétude des habitants de Kingsmarkham.
Responsable de ces deux affaires, Wexford enquête dans la cité où s’est installé le pédophile et où habite l’une des jeunes filles enlevées. Très vite, les événements prennent un tour dramatique, et deux meurtres successifs sont commis…

4-tres-bon

promenons-nous-dans-les-bois« Un homme tout de blanc vêtu, chemise à col ouvert, pantalon et souliers blancs, s’avança à grands pas jusqu’au milieu du cercle. Alors les gens se mirent à chanter, entonnant un air exaltant qui aurait pu être un hymne, un chœur d’opéra ou de comédie musicale. Quand ils eurent terminé, ils tapèrent dans leurs mains en rythme. Le battement cessa lorsque l’homme en blanc pris la parole.
Il demanda d’une voix vibrante :
– Y a-t-il des esprits malins qui vous tourmentent ? Y a-t-il quelqu’un ici qui soit possédé par un mauvais esprit ?
(…)
Un nuage masqua la lune, provoquant un nouveau soupir dans la foule, ou plutôt un cri d’étonnement étouffé. Un frisson parcourut les assistants, comme une rafale de vent froissant un champ de blé.
– Voyez les esprits malins, mes enfants ! Voyez-les dans le ciel voler devant la lune ! Voyez Astarot, le démon, celui dont la lune est le séjour ! »

 

Tandis que des inondations ravagent le sud de l’Angleterre, trois personnes disparaissent dans des circonstances mystérieuses : deux adolescents, Giles et Sophie Dade, ainsi que Joanna Troy, la jeune femme chargée de veiller sur eux le temps d’un week-end. L’inspecteur Wexford, responsable de l’enquête, est intrigué par la personnalité trouble de Joanna et privilégie la piste de l’enlèvement.

Mais, quelques semaines plus tard, le cadavre de la jeune femme est retrouvé au fond d’une carrière. Les enfants Dade, eux, demeurent introuvables. L’enquête piétine : témoignages contradictoires, absence de preuves, mobile insaisissable…
Une fois encore, Ruth Rendell déploie son talent unique pour explorer les complexités de l’âme humaine. A travers le regard perspicace de Wexford, elle lève le voile sur les ravages du mensonge et de l’égoïsme.

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« George Marshalson avait mal dormi. Il dormait toujours mal lorsque sa fille sortait. Il s’était couché juste après son départ, s’était assoupi pendant une heure ou deux, puis s’était réveillé miné par une sourde angoisse, la présence de Diana à son côté ne le rassurant plus. On était au mois d’août, l’air était humide et chaud malgré les fenêtres ouvertes. Il resta allongé, écoutant les bruits de la nuit : le faible clapotis de la rivière stagnante, la plainte sinistre d’un oiseau dont il ignorait le nom. »

 

L’inspecteur Wexford enquête sur l’assassinat de deux jeunes filles. Il imagine combien ce serait terrible s’il apprenait que l’une de ses filles a été assassinée, Sylvia, en particulier, qui élève seule deux enfants et qui en attend un troisième…

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« Notre éducation ne nous permet pas d’aborder ce sujet dans notre communauté. Ce serait sans doute moins pénible si nous pouvions en parler, mais personne ne le fait. Au mieux, il arrive qu’une jeune fille demande à une autre : « est-ce que tu as été excisée ? »

 

En cherchant des truffes avec son chien, un homme tombe sur des restes humains ensevelis. L’autopsie révèle qu’il s’agit d’un homme mort depuis une dizaine d’années, mais rien ne permet de déterminer son identité ou la cause de son décès. L’inspecteur Wexford et son équipe sont confrontés à un défi de taille quand ils découvrent la liste impressionnante des personnes disparues durant cette période. Leur tâche se complique lorsqu’un second corps est retrouvé sur le même site. Pour savoir si les deux affaires sont liées, Wexford doit explorer le passé d’une petite communauté fermée, où chacun garde jalousement ses secrets et où les gens disparaissent sans laisser de traces, ni chair ni sang…

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« Parfois, il en venait même à penser non qu’il s’était trompé ou qu’il avait eu tort, mais qu’il devait lâcher prise, que la justice ne peut pas toujours triompher, et que certains criminels, peut-être même beaucoup, ne sont jamais punis pour leurs actes. »

 

L’inspecteur Wexford avait presque réussi à se convaincre qu’il ne verrait plus jamais la silhouette trapue d’Eric Targo. Des années plus tôt, lorsqu’il débutait dans la police, une femme avait été retrouvée étranglée dans sa chambre. Si la rumeur désignait le mari comme coupable, personne n’avait été condamné pour ce meurtre. Mais une autre femme avait ensuite connu le même sort. Wexford avait toujours eu l’intuition que l’assassin continuait de rôder, et qu’il n’était autre que Targo, un psychopathe récidiviste. Or celui-ci est de retour à Kingsmarkham, plus arrogant et provocant que jamais. L’occasion pour Wexford de mettre enfin la main sur son plus vieil ennemi ?

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« Ah, les femmes et leurs vêtements ! songea Wexford. Tout n’était pas superflu, évidemment ; en attendant, les principes qui gouvernaient leur garde-robe le dépassaient. Un imperméable, d’accord ; mais cinq ? Deux ou trois robes « habillées » pour sortir, il pouvait le concevoir, mais quinze ? Sans compter les jupes, les tailleurs, les pantalons par dizaines, les pulls et les innombrables hauts… »

 

L’impossible s’est produit : l’inspecteur Wexford a pris sa retraite ! Or une rencontre inattendue avec une ancienne connaissance, le commissaire Ede, va bouleverser ses plans. Les corps de deux femmes et d’un homme ont été découverts dans la cave à charbon d’une maison cossue de St John’s Wood à Londres. Rien ne permet de les identifier, mais on a trouvé dans la veste de l’homme des bijoux d’une valeur de quarante mille livres. Intrigué, Wexford accepte d’aider le commissaire, tout en menant une enquête parallèle sur le maniaque qui a attaqué sa fille en plein jour. Il est loin de se douter des périls qu’il va affronter une fois la cave à charbon vidée.

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« Reginald Wexford était assis dans un fauteuil en rotin , sous le soleil automnal , occupé à ce que quantité d’hommes et de femmes projettent de faire une fois à la retraite , mais qu’ils sont trop peu nombreux à mettre en pratique , s’attaquer à l’histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain de Gibbon . »

 

La petite communauté de Kingsmarkham est en émoi : on a tué Sarah Hussain, la révérende. Certes, cette femme d’origine indienne, récemment convertie et mère d’une enfant au père inconnu, n’attirait pas que des louanges sur sa personne. De là à l’étrangler dans son presbytère… Cela ne ressemble pas aux mœurs paisibles de la communauté. L’inspecteur Burden demande l’aide de son prédécesseur et ami, Reginald Wexford, pour résoudre cette délicate enquête. Fasciné par le mystère qui entoure à la fois la mort de Sarah et sa vie, Reginald sort de sa retraite pour partir sur les traces de ce « rossignol sans jardin ».

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