Archives mensuelles : août 2014

La nuit retient ses fantômes / Shashi DESHPANDE

Deshpande Sahshi - La nuit retient ses fantômesQu’est-ce qui pousse Sarita, jeune femme mariée et mère de deux enfants, médecin dévoué et respecté, à quitter Bombay pour chercher refuge dans la maison de son père ?

«Pourquoi es-tu toujours vivante ? Pourquoi n’es-tu pas morte ?…» Les années ont passé, mais Sarita se rappelle encore les paroles accusatrices prononcées par sa mère quand, petite fille, elle a été incapable de sauver son frère de la noyade. Sa mère est morte, maintenant. Une mère dominatrice, aigrie, blessée par la disparition de son plus jeune enfant. Une mère indienne, dévouée aux tâches quotidiennes, ostensiblement obéissante, attachée aux rituels et au respect des images. Une mère qui avait refusé de bénir sa fille pour son mariage avec Manohar, jeune poète charismatique, à l’avenir prometteur.

Ce retour vers la petite ville de son enfance sera, pour Sarita, l’occasion de retrouver son père, féru des valeurs de l’Inde traditionnelle. Comment lui faire face avec ses émotions et ses angoisses de femme moderne ?

La confrontation de l’héroïne avec les « fantômes de la nuit » l’amènera à repenser toute sa vie, sa famille comme son métier, en même temps que les rapports entre hommes et femmes dans son pays, aux prises avec les difficultés économiques et la violence sociale.

L’engagement de l’auteur, convaincue que le développement de son pays passera par les femmes, ainsi que la grande qualité littéraire de ce roman, le premier traduit en France, font de Shashi Deshpande l’un des plus grands écrivains contemporains de l’Inde.

 

Un récit intimiste tout en demi-teintes… La difficulté pour les femmes de sortir du carcan de la société patriarcale malgré les études, la manière de vivre qui change, reste une culpabilité larvée difficile à surmonter…

Un beau livre!

passionement

 

 

Deshpande SashiNée en 1938 en Inde du Sud, fille d’un célèbre écrivain de langue kannada, Shashi Deshpande raconte depuis plus de trente ans ces femmes qui rompent le silence et s’éveillent à la conscience, dans des romans qui « représentent le cœur même de l’Inde ». Ses œuvres sont disponibles dans presque tout le monde occidental, en anglais ou en traduction, et elle a reçu toute une série de prix littéraires.

http://www.editions-picquier.fr/auteurs/fiche.donut?id=266

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Etranges vérités / Vera CASPARY

Caspary Vera - Etranges véritésAu royaume du suspense, Vera Caspary a d’abord brillé à Hollywood grâce au film d’Otto Preminger, virtuose adaptation de Laura, son premier roman policier, et à l’éblouissante présence de Gene Tierney. L’œuvre de Vera Caspary est placée sous le signe de l’ambiguïté, du soupçon, du mensonge, de la fragilité des êtres ; autant d’intrigues que n’aurait pas reniées le grand Alfred Hitchcock…

 

Contient : Laura (Laura – 1943. Trad. de Jacques Papy). Bedelia (Bedelia – 1945. Trad. de Jacques Papy). L’étrange vérité (Stranger than Truth – 1946. Trad. Jacques Papy). Erreur sur le mari (The Husband – 1957. Trad. Jeanne Fournier-Pargoire). Le manteau neuf d’Anita (Final Portrait – 1971. Trad. de Marie-Louise Navarro). Préface de François Rivière. Ed. Omnibus. 982 pages.

 

Vera Caspary (1899-1987) est une auteure américaine de romans, de pièces de théâtre et de scénarios. Elle occupe, après ses études, à partir de 1917, divers petits emplois: sténo-dactylo, rédactrice publicitaire, professeur de danse par correspondance. Autour de 1922, elle rédige des articles pour quelques magazines et, en parallèle, écrit des pièces de théâtre, en collaboration avec des dramaturges de métier.

En 1929, ses deux premiers romans paraissent coup sur coup: le second, The White Girl, bien reçu par la critique, traite de la condition de la femme noire en Amérique. Elle multiplie ensuite les contacts et s’implante dans les milieux du théâtre et, surtout, du cinéma, ce qui la conduit à Hollywood. Prisée par certains producteurs, plusieurs de ses histoires originales sont vendus aux grands studios, notamment à la FOX.

En dépit de sa fortune, les répercussions désastreuses de la Grande Dépression motivent son engagement au Parti Communiste. En avril 1939, elle se rend en Russie, visite Leningrad et Moscou, les usines de travailleurs et les milieux culturels, mais perd une bonne part de son enthousiasme militant que le pacte politique entre Staline et Hitler conduit à la désillusion. Elle quitte peu après le Parti et s’installe pour de bon à Hollywood.

Son travail auprès des studios s’intensifie pendant la guerre, lui permettant néanmoins de poursuivre une carrière littéraire. La célébrité lui vient en 1942 à la parution de son roman Laura, adapté en 1944 au cinéma par Otto Preminger avec Gene Tierney dans le rôle-titre. Vera Caspary publiera une vingtaine de romans et recueils de nouvelles jusqu’à la fin des années 1970.

 

Romans policiers

  • Laura (1942) Publié en français sous le titre  « Laura », Paris, Presses de la Cité, 1946 ; réédition, Paris, Opta, Club du Livre policier, 1961 ; réédition, Paris, Christian Bourgois, coll. Série B, 1981 ; réédition, Paris, (J’ai lu), 1983 réédition, Paris, France-Loisirs, (Thriller), 1984 ; réédition dans Étranges Créatures, Paris, Omnibus, 2012
  • Bedelia (1945) Publié en français sous le titre « Bedelia », Paris, Presses de la Cité, 1946 ; réédition, Paris, Opta, Club du Livre policier, 1961 ; réédition, Paris, Presses de la Cité, (Classiques du roman policier), 1982 ; réédition dans Étranges Créatures, Paris, Omnibus, 2012
  • The Lady in Mink (1946)
  • Stranger than Truth (1947) Publié en français sous le titre « L’Étrange Vérité », Paris, Presses de la Cité, (Un Mystère), 1950 ; réédition, Paris, Minerve, 1985 ; réédition dans Polars années cinquante vol. 4, Paris, Omnibus, 1998 ; réédition dans Étranges Créatures, Paris, Omnibus, 2012
  • The Death Wish ou The Weeping and the Laughter (1951)
  • Thelma (1953)
  • False Face (1954)
  • The Husband (1957) Publié en français sous le titre dans « Erreur sur le mari », Paris, Fayard, (L’aventure criminelle), 1959 ; réédition dans Étranges Créatures, Paris, Omnibus, 2012
  • Evvie (1960)
  • A Chosen Sparrow (1964)
  • The Man Who Loved His Wife (1966)
  • The Rosecrest Cell (1968)
  • Final Portrait (1971) Publié en français sous le titre « Le Manteau neuf d’Anita », Paris, Librairie des Champs-Élysées, (Le Masque), 1974 ; réédition dans Étranges Créatures, Paris, Omnibus, 2012
  • Ruth (1972)
  • Elizabeth X ou The Secret of Elizabeth (1978)
  • The Murder in the Stork Club and Others Mysteries (2009) – anthologie posthume de nouvelles policières

Autres romans

  • Ladies and Gents (1929)
  • The White Girl (1929)
  • Music in the street (1930)
  • Thicker than Water (1932) Publié en français sous le titre « Les Liens du sang », Paris, Begh, 1947
  • Bachelor in Paradise (1961)
  • Dreamers (1975)
  • The Secrets of Grown-Ups (1979)

 

Parmi les films célèbres auxquels elle fournit l’histoire originale ou participe au scénario, mentionnons La vie facile (1937) de Mitchell Leisen ; Service de luxe (1938) de Rowland V. Lee (1949)  ; Chaînes conjugales de Joseph L. Mankiewicz ; La femme au gardénia (1953) de Fritz Lang et Les Girls (1957) de George Cukor.

D’après http://fr.wikipedia.org/wiki/Vera_Caspary

 

Vera Caspary fait partie de ces auteurs un peu oubliés dont on se dit, en relisant un de leurs livres, « tiens, c’était pourtant vraiment bien »…

Pour ceux que j’ai lus, du très bon roman policier, avec des personnages très crédibles et attachants, et une atmosphère de roman noir enveloppante qui fait que vous êtes « pris » par l’ambiance…

Toute une époque aussi.

Cette (ré)édition chez Omnibus est la bienvenue 🙂

A lire ou relire, avec le plus grand plaisir !

passionement

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Classé dans Littérature américaine (USA)