Archives de Tag: Mythologie

Hôtel Olympia / Elisabeth Vonarburg

Quatrième de couverture :

De ses années d’enfance vécues à l’hôtel Olympia, Danika n’a aucun souvenir sinon ceux de ses rêves, dont elle ne sait départager la réalité de la fantasmagorie. Ces tantes, ce grand-père, tous les personnages qui peuplaient l’hôtel ont-ils réellement existé ? Quant aux années de pensionnat qui ont suivi, Danika en garde un goût amer en raison des trop rares visites de son père, Stavros, et de l’absence totale de sa mère, Olympia.

Quarante ans plus tard, à Montréal, Stavros resurgit dans la vie de Danika pour lui apprendre qu’Olympia a disparu et qu’elle doit reprendre la direction de l’hôtel. Ulcérée par cette situation absurde — elle n’a rien à faire de cette histoire — , Danika retourne à l’hôtel Olympia avec la ferme intention de renoncer à cette charge. Or, dès son arrivée, Danika réalise que de puissantes forces sont à l’oeuvre.

Tout en renouant avec les membres de sa famille — non seulement ils existent, mais ils n’ont pas vieilli d’un iota ! — , Danika découvre que ses rêves les plus surréalistes sont tout aussi réels : le jardin extérieur se transforme parfois en « autre chose », et elle peut littéralement « entrer » dans les tableaux qui ornent les couloirs de l’hôtel? cet Hôtel qui rêve, lui aussi !

 

Extraits :

« Vous avez déjà vu quelqu’un lire dans le métro, dans un autobus ou dans un lieu public quelconque, n’est-ce pas Nikai ? Comme ils sont dans leur bulle. Ils ne sont pas là. Ils sont dans l’histoire. Ils s’y donnent. Leurs rêves, leurs désirs s’y mirent et, en s’en nourrissant, ils la nourrissent. »

 

Mon avis :

L’histoire se passe dans un univers clos (l’hôtel).

De quoi parle ce roman, est-ce un roman de SF, de Fantasy, fantastique, mythologique? C’est tout cela ensemble et cependant très ancré dans le monde actuel!

Une écriture qui sous-entend beaucoup de choses mais laisse au lecteur le soin de découvrir ce qui les relie entre elles… On saute du présent au passé et cela nécessite un effort pour bien suivre l’histoire. On est plongé dans une atmosphère onirique dont il est très difficile de s’extraire… Il faut prendre son temps pour bien comprendre et apprécier à sa valeur ce livre, il faut le vivre…

J’ai aimé que le personnage phare soit une femme de plus de 50 ans, c’est peu courant et c’est dommage, elles ont encore beaucoup à dire!

Une belle découverte…

 

Une critique à lire :

https://nevertwhere.blogspot.be/2014/11/hotel-olympia-elisabeth-vonarburg.html

 

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Littérature canadienne (francophone)

Les enfants de l’Atlantide / Bernard Simonay

simonay-les-enfants-de-latlantide1

La tribu de Jehn a été réduite en esclavage par une peuplade de démons. Sur les terres de Bretagne, soixante-cinq siècles avant notre ère, le jeune chasseur se lance dans un voyage extraordinaire, semé de périls et de révélations. Détenteur de puissants pouvoirs, il doit découvrir ses origines pour mener à bien sa quête. Que signifie cette tache en forme de trident qu’il porte sur l’épaule ? Aux portes de l’antique cité d’Yshtia, Jehn voit son destin basculer à jamais.

simonay-les-enfants-de-latlantide2

Au cours d’une transe hypnotique, Jehn recouvre brutalement la mémoire: jadis, il fut Astyan le Titan – l’un des princes tout-puissants qui créèrent l’Atlantide. De brûlantes questions le hantent. Qu’est-il advenu de la civilisation fabuleuse qu’il a aidé à bâtir ? Qui étaient ses ennemis, les redoutables Serpents? Et où se cache Anéa, sa compagne de toujours?

simonay-les-enfants-de-latlantide3

Demi-dieu doté du pouvoir de réincarnation, Astyan refuse de croire à l’engloutissement de son royaume. Désormais, il n’a plus qu’un but : retrouver l’Atlantide et la belle Anéa qui régnait à ses côtés. Dans la cité de Leoness, il entreprend la construction d’un fabuleux navire. Mais il est loin de se douter des épreuves étranges et terribles qui l’attendent…

simonay-les-enfants-de-latlantide4

Astyan, le dernier des Titans, retrouve dans des ruines très anciennes un document qui lui révèle que ses frères ont été projetés dans un monde inconnu appelé Thanata, la Terre des Morts. Accompagné de la belle Pléionée, il entreprend alors un voyage extraordinaire qui le mène sur une planète inquiétante, où un mal redoutable ronge toute vie, où les forêts ont disparu et où les villes survivantes se replient inexorablement sur elles-mêmes. Au cours d’un périple fertile en rebondissements, il va percer peu à peu le terrible secret de ce monde effrayant, sur lequel plane cependant une lueur d’espoir dont les origines remontent à un passé légendaire et sacré..

4-tres-bon

 

J’ai beaucoup aimé Les enfants de l’Atlantide! J’attendais avec impatience le 5e volume que Bernard Simonay avait dans ses projets. Nous ne l’aurons hélas jamais puisque Bernard nous a quitté en cette funeste année 2016 qui a vu disparaître tant d’artistes… 

Bernard était un auteur dont j’appréciais l’écriture mais aussi les idées… Merci à lui pour tout ce qu’il nous a laissé… 

 

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

Ilium – Olympos / Dan SIMMONS

 

 

 

 

 

 

1 : Ilium

Imaginez que les dieux de l’Olympe vivent sur Mars. Ils se déplacent librement dans le temps et l’espace grâce à leurs pouvoirs quantiques. Leur plus grand plaisir, c’est la guerre de Troie qui se joue sous leurs yeux. Pour y mettre un peu plus de piment, ils envoient des érudits terriens modifier les événements à leur gré, en gardant toutefois le récit d’Homère comme référence. Mais en orbite autour de Mars, de petits observateurs surveillent les jeux divins…

Batailles grandioses, intrigues politiques et amoureuses, dialogues savoureux, une fresque passionnante qui mêle space opera et mythologie avec grand brio !

2 : Olympos

Échappant au scénario d’Homère, Achille et Hector se sont alliés pour vaincre les dieux et assiéger leur forteresse martienne. Ils profitent de la porte ouverte dans l’espace par les Moravecs, qui leur apportent un sérieux appui. Mais la porte commence à se refermer… Sur Terre, les Voynix, qui ont longtemps été les serviteurs des Derniers Hommes, ont soudain entrepris de se révolter. Les Derniers Hommes, élevés dans la soie, vont devoir apprendre à se battre…

 

Il faut prendre le temps de lire ces deux (gros) bouquins bourrés de références littéraires qu’on traque avec plaisir.

Il semble que certains lecteurs aient cherché des connotations politiques ou racistes dans ce livre. Pour moi, le but d’un roman est avant tout de nous raconter une histoire et si les évènements du moment influencent l’auteur, c’est peut-être bien cela qui lui fournit l’inspiration nécessaire à écrire cette histoire !

Bref, j’ai beaucoup aimé celle-ci (qui se passe sur trois plans, à la fois dans un futur lointain et dans un passé lointain aussi) : d’abord parce que Troie (Ilium) est une des aventures primordiales de l’humanité et ensuite parce que les dieux grecs sont fascinants dans leur copie de l’humanité (et voilà, déjà Homère s’inspirait de ce qu’il connaissait pour raconter ses histoires…)

Les personnages des « humains à l’ancienne » sont crédibles et touchants ainsi que les Moravecs (sortes de cyborgs évolués, habitants des lunes de Jupiter). On s’identifie quelque peu au personnage du « scholiaste » égaré dans ce temps qui n’est pas le sien… 

Les Grecs et Troyens anciens ainsi que les « dieux » grecs sont conformes à l’idée que je m’en fait : menés par les désirs d’assouvir leurs instincts et leurs désirs de puissance et prenant les armes au premier prétexte venu pour tuer n’importe quoi…

Le contexte général est riche, Dan Simmons est doué pour imaginer des mondes et les rendre absolument crédibles.

Il me semble que certains passages auraient gagné en puissance à être plus courts et d’autres, par contre, auraient pu être plus développés, mais ces deux romans sont indiscutablement une réussite !

A mon humble avis, je relirai ces livres (après avoir relu Proust, Shakespeare, Nabokov…) et j’y ferai d’autres découvertes…

Poster un commentaire

Classé dans Littérature américaine (USA)

Malpertuis / Jean RAY

« Malpertuis ! C’est la première fois que le nom coule, d’une encre lourde, de ma plume terrifiée. Cette maison imposée comme point final de tant de destinées humaines, par des volontés terribles entre toutes, j’en repousse encore l’image ; je recule, j’atermoie, avant de la faire surgir au premier plan de ma mémoire. D’ailleurs, les personnages se présentent moins patients que la maison, pressés sans doute par la brièveté de leur terme terrestre. Après eux, les choses demeurent, comme la pierre dont se font les maisons maudites. »

L’oncle Cassave va mourir. Il convoque toute sa famille à son chevet dans la demeure de Malpertuis et leur dicte ses dernières volontés : que tous s’installent dans cette colossale maison de maître et que revienne, aux deux derniers survivants, sa fortune. Aucun des proches ne se doute du drame qui les attend. Tout commence par des lumières qui s’éteignent mystérieusement. Bientôt l’horreur jaillira des murs mêmes de la maison.

 

Deux univers : un traditionnel, rassurant, familier ; l’autre, obscur, maléfique mais la frontière est mince entre les deux. On se sent très vite intégré dans l’atmosphère angoissante de Malpertuis. On se persuade que raconter est un danger : tous ceux qui tentent de raconter ce qui ne peut pas l’être sont châtiés.  Les personnages sont condamnés à subir leur destin. Et pour un peu, on croirait l’être aussi…

Un chef-d’œuvre !

3 Commentaires

Classé dans Littérature belge (francophone)

Odyssée / Michel HONAKER

 

 

 

 

 

 

1 : La malédiction des pierres noires

Il y a longtemps, bien trop longtemps maintenant, qu’Ulysse a quitté le rivage de son cher royaume d’Ithaque pour partir à la guerre. Pénélope et Télémaque espèrent chaque jour son retour. Mais le voyage n’est pas fini…

Ainsi en ont décidé les Dieux…

2 : Les naufragés de Poséidon

Télémaque est parti à la recherche de son père Ulysse, laissant sa mère Pénélope seule face à de nombreux prétendants. Elle tente de sauvegarder le trône en arrêtant le temps. Ulysse, en route pour Ithaque, tente de déjouer les plans de ses adversaires, tant humains que divins…

3 : Le sortilège des ombres

Ulysse est fait prisonnier par Circé, qui l’envoûte et fait de lui son amant. Après un voyage au royaume des morts, il échappe aux chants des sirènes et atteint l’île d’Hélios. Télémaque quitte le royaume de Nestor et s’éloigne de Polycaste afin de déjouer leur tragique destinée.

4 : La guerre des dieux

Ulysse et Télémaque retrouvent enfin leur terre : Ithaque. Une épreuve avec l’arc d’Ulysse est organisée pour départager les prétendants qui souhaitent épouser Pénélope. Ulysse met fin aux noces imposées en remportant l’épreuve sous les traits d’un vieux mendiant et ce sont les retrouvailles du couple qui sont fêtées.

Superbe interprétation de l’Odyssée ! A la portée des pré-ados, à partir de 12-13 ans, mais à lire à tout âge avec le même plaisir…

Pour découvrir ou redécouvrir l’Odyssée sous un autre regard !

De très belles couvertures de Benjamin CARRE

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française, Littérature pour la jeunesse

L’île des morts / Roger ZELAZNY

Au XXXIIe siècle, Francis Sandow est le doyen de l’humanité, le seul homme en vie à avoir connu le XXe siècle. Il est aussi l’une des cent plus grosses fortunes de la galaxie et l’un des vingt six Noms – l’avatar d’un dieu ancien, Shimbo de l’Arbre Noir.

Francis Sandow est un démiurge, un Faiseur de mondes. Aujourd’hui, il vit sur Terre Libre, un des univers qu’il a créé. Mais sa retraite est troublée par un mystérieux inconnu, qui possède le pouvoir de ressusciter tous ceux que Sandow a connu au cours des siècles. Parmi lesquels Kathy, son premier et unique amour… Rendez-vous est pris sur l’île des morts, ce lieu que Sandow a façonné jadis et qui échappe désormais à son contrôle…

L’auteur

Roger ZELAZNY est né à Euclid (Ohio, USA) le 13 mai 1937 et mort à Santa Fe (Nouveau-Mexique) le 14 juin 1995. Auteur de romans fantastiques et de science-fiction. Il a obtenu durant sa carrière 6 prix Hugo et 3 prix Nebula (il est intéressant de noter que Roger Zelazny a obtenu en 1966, le prix Hugo pour Toi, l’immortel à égalité avec le célèbre Dune de Franck Herbert).

Il commence à écrire en 1954, essentiellement des nouvelles et des poèmes. Son œuvre est fortement teintée d’influences mythologiques celtiques, nordiques et orientales.

 

J’aime bien les livres de ZELAZNY, ses héros sont à la fois tout-puissants et un peu paumés et ils se moquent parfois d’eux-mêmes. L’humour noir de l’auteur et certains détails un peu désuets (par ex. Francis Sandow porte des boutons de manchette) donnent un effet un peu « décalé » par rapport à l’époque où est censée se passer l’action.

Je précise que la traduction est d’Alain Dorémieux car, à mon avis, il ajoute sa couleur au texte de Zelazny.

Poster un commentaire

Classé dans Littérature américaine (USA)

Hurlemort, le dernier royaume / Serge BRUSSOLO

Hurlemort est le minuscule village perdu au milieu des bois où, d’après la légende, se sont retranchés les dieux anciens chassés de leurs fiefs par l’expansion du christianisme. Depuis qu’ils habitent cette forêt épaisse, peuplée de loups et de lutins, on fait bien des efforts pour s’habituer à ces curieux voisins, et la vie n’est pas toujours facile en ce début du XIVe siècle. L’ombre du mystère plane sur Hurlemort. Qu’est devenu le seigneur des lieux, le baron Gilles, qui a disparu un beau matin au cours d’une partie de chasse ? Son absence inexplicable provoque la venue du terrible Jôme le Noir, moine fou, exorciste hanté par le diable…

 

Entre le Moyen Age et le conte fantastique, on y entre et on est pris par l’ambiance. J’ai aimé l’idée des anciens dieux qui ne veulent pas mourir. J’ai pensé dans un genre très différent à « Malpertuis » de Jean RAY. La fin ouverte permet de continuer à rêver.

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française