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Retour à la SF : un auteur : Arthur C. CLARKE

On revient toujours à ses premières amours, dit-on, c’est pourquoi voici un auteur qui a déterminé, d’une certaine façon, le choix de beaucoup de mes lectures et de mes centres d’intérêt : Arthur C. CLARKE.

 

CLARKE

Photo : http://lookintomyowl.com/into-space.html

Sir Arthur Charles Clarke, nom de plume Arthur C. Clarke, est un auteur britannique, né le 16 décembre 1917 dans le Somerset en Grande-Bretagne. La célébrité lui est venue grâce à son livre 2001, l’odyssée de l’espace. Ce dernier est basé sur la nouvelle La Sentinelle, transformée par Clarke en roman à l’époque où Stanley Kubrick en tirait un film. Les trois versions diffèrent légèrement l’une de l’autre.

Son œuvre comporte de nombreux autres livres et un grand nombre de nouvelles.

Clarke est également un scientifique. Sa contribution la plus importante à la science est probablement le concept de satellite géostationnaire largement mis en œuvre, de nos jours, pour les satellites de télécommunication qu’il proposa dans un article de Wireless World en 1945 et plus tard l’utilisation de plates-formes à satellites pour l’observation de la Terre.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a participé à l’élaboration du système d’alerte radar qui a fortement contribué au succès de la Royal Air Force pendant la bataille d’Angleterre. Clarke a servi dans la RAF en tant que spécialiste en radar avant d’obtenir son diplôme à l’université de Londres.

Il était Président de la British Interplanetary Society, la société interplanétaire britannique et membre du Underwater Explorers Club, le club des explorateurs sous-marins.

Il est décédé au Sri Lanka, où il vivait depuis longtemps, en 2008.

 

J’ai découvert Arthur C. Clarke avec Iles de l’espace. L’histoire se passe vers le milieu du 21e siècle et est construite de façon très documentaire, comme un vrai récit de voyage fait par un adolescent. J’ai lu ce livre à l’âge de son héros et j’ai adoré.

A la relecture, tant d’années après, je n’ai pas du tout été déçue. Clarke, comme Jules Verne, a souvent fait œuvre de visionnaire : ce roman paru en 1952, pourrait, à quelques détails près, être la relation d’un voyage actuel sur une station spatiale. Je viens de suivre sur Twitter, avec beaucoup d’intérêt, le séjour de Chris Hadfield à bord de l’ISS (Station Spatiale Internationale) et j’ai pensé que le bouquin de Clarke n’était pas si loin de notre réalité ! Allez voir les photos splendides de notre Terre vue de l’espace envoyées par Chris Hadfield et vous comprendrez ce que je veux dire et l’émotion qui vous étreint lorsque vous réalisez quel joyau est notre planète.

https://twitter.com/Cmdr_Hadfield

Mais regardez dans l’autre direction et vous serez pris par le désir de savoir et d’explorer l’espace infini qui nous entoure…

Revenons à « Iles de l’espace » :

ILES ESPACE 1

Ed. Fleuve Noir (Anticipation), 1954, ill. de couv. de René Brantonne.

ILES ESPACE 2_2

Ed. Fleuve Noir (Lendemains retrouvés), 1977,

 

 

 

 

 

 

L’histoire :

Le jeune Roy Malcolm participe à un grand jeu télévisé sur l’aviation. Passionné par ce thème et connaissant le sujet sur le bout des doigts, il remporte la finale dont le prix est « un voyage pour n’importe quel endroit du monde ». Lorsque le présentateur de l’émission lui demande où il aimerait aller, Roy répond : « J’aimerais aller sur la station intérieure ». Sa réponse met tout le monde dans l’embarras, et on lui rappelle que le prix qu’il a gagné est pour un voyage n’importe où sur la Terre, pas dans l’espace. Mais Roy a un rêve et, bien décidé à le réaliser, répond qu’il a bien lu le règlement, et qu’il n’est pas dit qu’il s’agit d’un voyage « sur la Terre », mais « à n’importe quel endroit de la Terre ». Cela fait une différence, car la Station intérieure fait partie de la Terre parce qu’elle se trouve à moins de 1000 kilomètres de la surface ! Et voilà comment Roy embarque un peu plus tard à destination de la Station intérieure…

CLARKE TRILOGIE ESPACE

Ce roman a enfin été réédité dans un livre intitulé La Trilogie de l’Espace qui contient également Les sables de Mars et Lumière cendrée. Je regrette seulement qu’il n’ait pas été publié aussi dans une collection pour ados car il me semble que c’est une introduction idéale à la littérature de science-fiction…

Ill. de couv. de Manchu : visitez son blog, ça vaut vraiment le coup !

http://manchu-sf.blogspot.be

4e de couv. :

Grand maître de la science-fiction, Arthur C. Clarke fut l’un des principaux concepteurs de l’ère spatiale, avant même le lancement des premiers engins depuis la Terre. Voici, enfin réunis, trois romans qui illustrent à merveille les visions quasi prophétiques de l’auteur.

Dans Iles de l’espace, un jeune homme gagne un voyage hors de notre atmosphère, mais son séjour en orbite terrestre se révèle plus mouvementé que prévu. Les Sables de Mars décrit les efforts des pionniers pour établir une présence humaine sur la planète rouge. Dans Lumière cendrée, des astronomes sont les témoins d’une première guerre interplanétaire.

A lire absolument. Si certaines choses peuvent sembler dépassées par rapport à la SF actuelle, pensez à l’époque où ces livres ont été écrits (il y a 60 ans !).

 

Le second des livres de l’auteur que j’ai lu, c’est La Cité et les Astres. J’en ai déjà parlé, voir l’article :

https://ocyaran.wordpress.com/2012/01/06/la-cite-et-les-astres-arthur-c-clarke/

A lire, à relire, à méditer…

 

Ensuite, dans le désordre ou plutôt, dans l’ordre où ces livres sont entrés dans ma mémoire :

 

Chants de la Terre lointaine

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CLARKE TERRE LOINTAINE

Pour la plus récente édition, une superbe couverture de MANCHU.

4e de couv. :

L’an 2500 — Alors que le soleil est condamné, les hommes prennent le chemin des étoiles. Sur une douce planète océane, un vaisseau semeur donne une deuxième chance à l’humanité… L’an 3500 — Dix siècles plus tard, le système solaire est sur le point d’exploser, mais la découverte de la poussée quantique permet désormais de transporter un million de corps cryogénisés vers Sagan Deux. Faisant escale sur Thalassa, le Magellan et son équipage feront la connaissance des descendants de l’humanité, et Loren Lorenson celle de Mirissa… mais la nouvelle Terre promise les attend, de l’autre côté de l’Univers…

Toujours le même effet avec Clarke, je me sens tellement en phase avec le roman que lorsque j’ai terminé, je me dis « Zut, c’est seulement une histoire »…

A SUIVRE… pour parler de ceux que je suis occupée à relire 😉

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Classé dans Littérature anglaise

Cosmos / Carl SAGAN

« Quelque part, quelque chose d’incroyable attend d’être connu. » – Carl Sagan


COSMOS-1Je voudrais parler aujourd’hui d’un livre que je relis à peu près tous les 5 ou 6 ans, et qui, à chaque fois, m’apporte toujours autant. C’est grâce à ce livre que j’ai compris à la fois la toute petite place que nous occupons dans le cosmos et le miracle que représente l’éclosion de la vie et de l’intelligence sur Terre.

J’ai déjà parlé de Carl Sagan dans les pages de ce blog (voir : Un point bleu pâle).

Ce livre-ci m’a été une introduction à la connaissance. Il m’a ouvert les portes du cosmos…

C’est aussi le titre du livre : Cosmos de Carl Sagan.

Carl Sagan (09/10/1934, Brooklyn – 20/12/1996, Seattle) est un scientifique américain. Il est l’un des fondateurs de l’exobiologie.

Carl Sagan était professeur et directeur de laboratoire à l’Université Cornell et a contribué à la plupart des missions non habitées d’exploration spatiale du système solaire. Il eut l’idée d’apposer sur les sondes un message inaltérable et universel qui pourrait être compris par une intelligence extraterrestre.

« C’est un message d’amour, que nous lançons dans la profonde immensité. Il restera sans doute en grande partie indéchiffré, mais nous le transmettons cependant, parce qu’il est important d’essayer. » – Carl Sagan, à propos de Voyager.


COSMOS DVDIl a mis en place le programme SETI de recherche d’intelligence extraterrestre et réalisé pour la télévision la série de vulgarisation scientifique Cosmos, diffusée sur plusieurs continents, et dans laquelle il développe, entre autres, un calendrier cosmique.

Ce livre et ces films, accessibles à tous, expliquent l’essentiel des sciences : astronomie, biologie, évolution… le tout présenté de façon magistrale par Carl Sagan.

Les chapitres du livre représentent chacun un des épisodes de la série TV. Ces films sont aussi, pour moi, un excellent souvenir.

Et ce livre et ces films sont un message d’amour aussi pour la Terre et d’espoir en l’Humanité.

Carl_Sagan_Planetary_Society

 

Merci M. Sagan

a_la_folie

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Classé dans Littérature américaine (USA)

La saga d’Argyre / Gérard KLEIN

1 : Le rêve des forêts (1987) (Chirurgiens d’une planète, 1960)

Sur Mars, colonie terrienne devenue autonome, la tension monte. Après avoir échoué à supprimer Archim, le grand climaticien, on l’arrête et le voici devant un tribunal secret présidé par Jon d’Argyre. Dans l’ombre, Gena, la fille de Jon, conspire pour aider le jeune savant : elle l’aime et a foi en lui. Au procès, un ambassadeur terrien est prêt, lui aussi, à soutenir Archim et son Projet, jugé criminel.

De quoi s’agit-il ? Archim a inventé un étonnant procédé capable de donner à la planète rouge des conditions d’habitabilité terrestres… Mars le refuse, la Terre l’approuve. On devine la révolution technique et mentale qu’un tel dessein implique.

Mars connaîtra-t-il le bonheur vivifiant des forêts, l’ombre douce des arbres ? Mais ne serait-ce pas là une folle « chirurgie » planétaire ? (4e couv. J’ai lu)

« La plaine était désolée. L’horizon était nu. Le sol, de couleur ocre, était parcouru de faibles ondulations, avec par endroit des émergences rocheuses, fendues par les alternances extrêmes de la température. Une plaque bleutée dans la direction du sud-ouest indiquait la présence d’une colonie de lichens, probablement installée dans un creux où un peu d’humidité s’était rassemblée.

Archim gratta du pied le sol de Mars. Il mit à jour sous la croûte mince d’oxyde de fer, un sable gris, dans lequel on retrouvait parfois des fossiles datant des premiers jours de la planète. En d’autres circonstances, il se serait mis à penser aux forêts de la Terre, et à la douceur de son ciel azuré, car bien qu’il fût né sur Mars et qu’il n’ait connu la Terre que par les livres et les films, il avait la nostalgie de la planète mère vrillée dans ses os. Il songeait souvent à ce que serait Mars si des arbres géants, dont la croissance serait favorisée par la faible pesanteur, ombraient les plaines silencieuses et fournissaient à l’air de Mars l’oxygène dont les hommes avaient besoin. » (éd. Fleuve Noir)

2 : Les voiliers du soleil

Sur Mars, le rêve des forêts s’est enfin réalisé : Archim Noroit a doté la planète d’une atmosphère. Mais les années ont passé et sa fille, Ina d’Argyre, a elle aussi un rêve : retrouver le fameux Jor Arlan, et obtenir qu’il l’aide à poursuivre la « chirurgie planétaire » de son père en créant une nouvelle planète.

Or, cet homme de génie, personne ne l’a jamais vu et certains prétendent même qu’il vient d’ailleurs.

C’est un voilier du soleil qui emmènera Ina vers Uraniborg et Ganymède, où elle découvrira la véritable identité de Jor Arlan et en même temps le plus formidable secret de l’histoire de l’humanité… (4e couv. J’ai lu)

« Car le grand navire était un voilier du soleil. Il ressemblait à une fleur, à une immense corolle épanouie, brillante et circulaire, de plusieurs kilomètres de diamètre. Cette fleur était une voile. Elle ne rappelait guère les voiles carrées ou triangulaires dans lesquelles venaient s’engouffrer les vents de la Terre. Il n’y a pas le moindre souffle de brise dans l’espace. Le seul vent qui existe dans le vide est émis par le soleil : c’est la lumière. » (éd. Fleuve Noir).

3 : Le long voyage

Toujours plus loin dans l’espace, toujours animée des rêves les plus fous, la saga d’Argyre se poursuit.

Hiram Walker a grandi dans ces « zones arriérées » d’Amérique du Nord qui se sont retranchées derrière la Frontière après la Grande Guerre. Adolescent, son but est de devenir pilote ; il réussira au delà de toutes ses espérances puisqu’il sera le premier homme à quitter le système solaire.

Mais l’« Enfant-Prodigue » rapporte de bien tristes nouvelles de Proxima : nulle planète habitable là-bas. A moins que…

Seul contre le gouvernement de la Terre et la puissante Administration, mais avec l’appui de la Mémoire et de la chirurgie planétaire, Hiram Walker parviendra à donner une nouvelle planète au peuple des zones, et une nouvelle chance à l’humanité. (4e couv. J’ai lu)

« Il rentrait à la maison. Il n’y avait pas d’autre façon d’appeler la fin de son voyage. Ç’avait été un voyage particulièrement long et ennuyeux. Maintenant, il tirait sur sa fin. Maintenant, il pouvait presque apercevoir la maison.

Oh, il ne la verrait pas au détour d’un chemin sise au creux d’un vallon, sous un toit de tuiles rouges, les volets peints en vert, avec un chien se chauffant au soleil devant la porte ! Il la verrait seulement apparaître dans son télescope et grandir, passer de l’état d’un minuscule point lumineux à celui d’une bille perdue entre d’autres billes, puis devenir aussi grosse qu’une balle de ping-pong ; et alors, les couleurs commenceraient à apparaître, le bleu brillant des mers, et les taches irrégulières des continents saupoudrés de nuages, et un jour elle occuperait le ciel entier, les haut-parleurs se mettraient à crépiter des appels d’inconnus, et il imaginait l’excitation qui règnerait en bas, la nouvelle courant sur les fils et dans l’atmosphère, les visages émerveillés des gens qui regarderaient le ciel avec une certaine fierté comme si les étoiles leur appartenaient déjà.

Car la maison qu’il regagnait était une planète. Et cette planète s’appelait la Terre. Ce n’était pas une planète comme les autres, c’était sa planète. » (éd. Fleuve Noir)

Ces trois livres sont d’abord parus – dans les années 60 – aux éditions Fleuve Noir, collection « Anticipation »; réédités (revus par l’auteur) aux éditions J’ai lu, en 1987.

 

La Saga d’Argyre est pour moi un souvenir d’enfance : trois vieux volumes du Fleuve Noir (piqués à ma mère), pieusement recollés et conservés jusqu’à ce que : miracle ! réédition chez J’ai lu…

Je les ai rachetés, bien sûr, mais je les préférais avec les couvertures naïves de Brantonne et les modifications apportées par Gérard Klein à ses romans sont certes des améliorations, mais cela ne me dérangeait aucunement que « Chirurgiens d’une planète » soit un peu obsolète du point de vue de la technologie…

Ce serait génial si on pouvait les rééditer (allons, rêvons, soyons fous) en intégrale, grand format, avec une jolie couverture !

J’ai adoré ces livres, je les ai lus et relus, toujours avec le même plaisir, le plaisir que j’éprouve encore aujourd’hui en regardant les trois films de « La guerre des étoiles » (les trois premiers, hein, ceux avec la princesse Léia, Han Solo et Luke Skywalker !).

La magie fonctionne de la même façon et cela n’a aucune importance que ce soit possible ou pas, il faut voir les choses avec ses yeux d’enfant…

On est sur Mars avec Gena d’Argyre, Georges Beyle et Archim Noroit, et l’aventure commence…

Il sera une fois…

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Classé dans Littérature française

Un point bleu pâle / Carl SAGAN

Un point bleu pâle (Pale Blue Dot en anglais) est une célèbre photographie de la planète Terre prise par la sonde Voyager 1 en 1990. C’est aussi un livre inspiré par cette photo, écrit en 1994 par Carl Sagan.

« Regardez encore ce petit point. C’est ici. C’est notre foyer. C’est nous. Sur lui se trouve tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les êtres humains qui aient jamais vécu. Toute la somme de nos joies et de nos souffrances, des milliers de religions aux convictions assurées, d’idéologies et de doctrines économiques, tous les chasseurs et cueilleurs, tous les héros et tous les lâches, tous les créateurs et destructeurs de civilisations, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples d’amoureux, tous les pères et mères, tous les enfants plein d’espoir, les inventeurs et les explorateurs, tous les professeurs de morale, tous les politiciens corrompus, toutes les « superstars », tous les « guides suprêmes », tous les saints et pécheurs de l’histoire de notre espèce ont vécu ici, sur ce grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil.
…Il n’y a peut être pas de meilleure démonstration de la folie des idées humaines que cette lointaine image de notre monde minuscule. Pour moi, cela souligne notre responsabilité de cohabiter plus fraternellement les uns avec les autres, et de préserver et chérir ce point bleu pâle, la seule maison que nous ayons jamais connue. »

Carl Sagan, Pale Blue Dot : A Vision of the Human Future in Space, New York, Random House, 1994, 1re éd., 429 p. ( ISBN 0-679-43841-6) – chap. « You Are Here », p. 8-9

 

La seule maison que nous ayons, en effet, et si nous la détruisons, nous ne pourrons plus jamais la reconstruire…

 

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Classé dans Le billet d'Ocyaran