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Retour sur une série : Le dernier apprenti sorcier / Ben Aaronovitch

Je vous ai déjà parlé de cette série fort originale qui m’avait beaucoup plu :

  • Ce roman mélangeant polar et magie est de l’Urban Fantasy de bonne facture et totalement jubilatoire : humour anglais (j’aime !) et rapports parfois compliqués entre l’inspecteur « So British » Nightingale et le jeune Peter intéressé par l’électronique et essayant d’appliquer des théories scientifiques à la magie !
  • Une imagination extraordinaire mais c’est si bien présenté que parfois on se dirait même « Et si c’était vrai… » 😉

Vous pouvez revoir l’article ici : https://ocyaran.wordpress.com/2013/04/23/le-dernier-apprenti-sorcier-ben-aaronovitch/

Voici la suite :

Quatrième de couverture :

La découverte d’un corps mutilé dans la banlieue de Londres fait monter d’un cran la paranoïa ambiante, d’autant que la méthode rappelle furieusement celle de l’Homme sans visage, ce magicien fou déjà connu des services de police.
Enfin, pas de tous les services, juste de celui des affaires surnaturelles, dont le représentant le plus actif, l’agent Peter Grant, est aussi le dernier apprenti sorcier de Londres.
A peine débutée, son enquête va s’enrichir de nouveaux éléments à première vue sans rapport avec le crime, mais qui tous mènent au quartier d’Elephant and Castle ; plus précisement à un ensemble d’immeubles conçu par un architecte dérangé et habitué par tout ce que la capitale britannique compte de désespérés…

Nourri à l’eau de la Tamise dès sa naissance en 1964, Ben Aaronovitch persiste et signe un hommage assumé à la capitale de tous les imaginaires. La série du « Dernier apprenti sorcier », qui compte désormais 4 volumes en français, est en cours d’adaptation à la télévision britannique par la BBC.

 

Extraits :

« Je vous propose un marché, Peter. Faites de réels progrès dans vos études, et je vous dirai où trouver les notes du dernier cerveau qui a rempli le labo de… De rats, essentiellement, mais je crois me souvenir de quelques chiens dans sa ménagerie.
– Quel genre de progrès?
– Plus convaincant que ce que je vois en ce moment.
– J’aimerai aussi parcourir ce dossier, intervint le Dr Walid.
– Alors, vous devriez encourager Peter à travailler plus.
– C’est un homme diabolique, dis-je.
– Et fourbe », Ajouta le Dr Walid.
Nightingale nous regarda placidement par-dessus le bord de sa tasse de thé.
« Diabolique et fourbe », répétai-je »

« Dans les années cinquante et soixante, le pouvoir en place avait fait un effort concerté pour débarrasser Londres de sa classe ouvrière. La ville perdait rapidement son industrie ; les merveilles technologiques de l’ère de l’électroménager remplaçaient les nombreux domestiques indispensables à la bonne marche d’une demeure de l’Angleterre édouardienne. Londres n’avait tout simplement plus besoin d’autant de pauvres. Du jour au lendemain, la population de Crawley, jusqu’alors un petit bourg médiéval, a augmenté de soixante mille habitants, logés dans de solides maisons mitoyennes. Ma mère et mon père auraient adoré y vivre. Mais ils n’auraient jamais pu se passer de la scène jazz de Londres, de Peckham Market et des expatriés de Sierra Leone, ou du moins ceux à qui ma mère adressait encore la parole – une bonne moitié donc. »

 

Mon avis :

Un tout petit peu moins passionnant que le troisième, ce roman est tout de même fort agréable à lire et le final relance la série – je n’en dirait pas plus… 🙂

 


Quatrième de couverture :

L’agent Peter Grant, dernier apprenti sorcier et brillant enquêteur de la Police Métropolitaine de Londres – la Métro, pour les intimes – quitte cette fois la capitale britannique pour se rendre dans une petite bourgade du Herefordshire où les forces de police locales échouent à enrayer la vague d’enlèvements d’enfants dont leur communauté est victime.
Assisté de Beverley Brook, Peter se retrouve bientôt embourbé jusqu’au cou dans une affaire pour le moins louche. Passe encore le danger omniprésent, la mauvaise humeur des flics du coin, la franche hostilité des dieux locaux…mais des boutiques qui ferment à 4 heures de l’après-midi ?! Quelle horreur !

 

Extraits :

« Par ailleurs, quelques jours à la campagne vous feront le plus grand bien.
— Ben voyons. Rien de tel qu’un bon kidnapping pour me remonter le moral.
— Exactement », conclut Nightingale. »

« Beverley avait enfilé un jean et un justaucorps en cuir trop grand pour son corps menu. Elle avait noué ses dreadlocks dans une natte qui lui tombait dans le dos, et portait d’anciennes lunettes de protection en cuir et en cuivre remontées sur le front.
– Les mains sur la tête, ordonna-t-elle, et écartez-vous de mon copain.
La Reine siffla, serrant la corde plus fort.
– Ça m’est égal, répondit lentement Beverley. Il n’est pas libre de passer ce genre de marché.
– Néanmoins, répliqua la Reine, il en a accepté les termes ; il doit les honorer.
– Mesdames, dis-je.
– Peter, me coupa Beverley, occupe-toi de tes fesses. »

 

Mon avis :

Un volume de transition mais aussi le plaisir de retrouver Beverley, beaucoup plus présente dans ce tome-ci… 🙂 On attend la suite avec impatience…

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Inspecteur Wexford / Ruth Rendell

Voici mes romans préférés dans la série Inspecteur Wexford

Ces livres collent à l’actualité de l’époque (le premier date de 1992, le dernier de 2013) – dans plusieurs, les problèmes de société sont abordés ainsi que l’évolution de celle-ci ; la psychologie des personnages est très poussée et fait qu’on y croit. Tout cela reste très british et on se sent bien à Kingsmarkham, petite ville imaginaire mais conforme à l’idée qu’on se fait des petites villes anglaises…

Pour ceux qui aiment les polars « British » 🙂

J’ai particulièrement aimé Simisola (dont j’ai déjà parlé – voir le lien) pour le sujet mais j’ai lu les autres avec beaucoup de plaisir!

 

le-gout-du-risque« La maison surgit alors devant leurs yeux, et ils eurent un choc.
Les bois s’ouvrirent, tel un rideau que l’on écarte, et elle apparut, brillamment éclairée comme un décor de théâtre, noyée d’un clair de lune artificiel, vert et froid. Cela créait une impression étrangement dramatique. La maison luisait, miroitait dans un bain de lumière, découpée en relief sur un puits de ténèbres nébuleuses. La façade, elle, était piquetée de points lumineux orange – les carrés et les rectangles des fenêtres allumées. »

 

Massacre à Trancred Houle ! C’est la jeune Daisy, petite-fille de l’écrivain Davina Flory, l’une des victimes du carnage, qui a donné l’alerte. A l’inspecteur Wexford, très préoccupé en ce moment par ses rapports avec sa propre fille, de ressaisir un à un les fils de l’énigme. Peu à peu se reconstituent d’inquiétants arrière-plans : un drame familial, une passion amoureuse – de celles aveuglent- et aussi le braquage d’une banque, quelque temps plus tôt, au cours duquel le policier Caleb Martin a trouvé la mort…

Beaucoup

simisola

« Son visage lui faisait face en première page du journal du dimanche, qui passait pour un hebdomadaire sérieux. Et pas seulement son visage. La photographie les représentait, Burden et lui, attablés à la terrasse de l’Olive and Dove, mis à part qu’on ne voyait pas grand-chose de son compagnon. Impossible d’identifier Burden, sauf pour ceux qui le connaissaient bien. Lui, en revanche, était parfaitement ressemblant. Il souriait en portant à ses lèvres une pleine chope d’Heineken. Afin de prévenir tout doute éventuel, la manchette annonçait : Wexford pourchasse le meurtrier d’Annette, avec au-dessous cette légende : l’inspecteur principal, chargé du crime de Kingsmarkham, s’accorde un peu de détente en se payant une bonne pinte ».

La disparition de Mélanie, fille du médecin noir de Kingsmarkham, puis la découverte d’une jeune fille africaine, battue à mort, entraînent l’inspecteur Wexford dans l’une des enquêtes les plus troublantes de sa carrière.
C’est que la petite ville a bien changé depuis le temps de ses débuts. Le chômage, l’exclusion, l’immigration sèment l’inquiétude, avivent les préjugés de toute sorte. Wexford sait qu’il s’avance en terrain piégé. En même temps que nous dénouons un à un les fils d’une affaire des plus complexes, nous entrons sur ses pas dans les mystères et les tabous de Kingsmarkham.
Une jeune fille est morte loin de son pays, sans existence légale, sans amis, sans parents, livrée à tous les abus.
Elle s’appelait Simisola…

https://ocyaran.wordpress.com/2012/01/08/simisola-ruth-rendell/

Passionnément

especes-protegees

« Il marcha parmi les marronniers, les grands hêtres gris à l’écorce rugueuse et les chênes aux branches couvertes de lichen vert. Au-delà de l’étendue d’herbe tondue par les lapins, les arbres, plus clairsemés, déployaient leurs branches. Il s’aperçut que le tussilage avait fleuri, plus tôt que les fleurs sauvages. Il avait vu, dans sa jeunesse, des fritillaires bleues dans ces sous-bois, des plantes si localisées qu’on en trouvait seulement dans un rayon de quinze kilomètres autour de Kingsmarkham ; mais c’était il y a bien longtemps. Quand je prendrai ma retraite, avait-il dit à sa femme, j’irai m’installer à Londres pour ne pas assister à la destruction de la campagne. »

 

Pas plus que l’ensemble des habitants de Kingsmarkham, l’inspecteur Wexford n’est heureux de voir disparaître le joli bois de Framhurst, asile d’une faune devenue rare, menacé par la construction d’une voie rapide. Mais lorsqu’on y découvre un cadavre, l’enquête policière prend le pas sur la défense de l’environnement. Et quand un mystérieux groupe écologiste enlève cinq personnes, dont l’épouse de Wexford, l’affaire tourne au cauchemar…
Aucune cause, même la plus noble, n’est à l’abri des dérives extrémistes. Ni d’intérêts moins élevés et plus concrets : ceux, par exemple, des propriétaires d’un domaine voisin, dont la valeur risque de chuter…

4-tres-bon

sans-dommage-apparent« Mais ce n’était pas fini, l’homme ne changerait pas. Fay aurait à nouveau le visage meurtri et les yeux au beurre noir, ou même les bras cassés. Peut-être pas ce soir ou demain, mais la semaine prochaine, ou celle d’après. Cela ne cesserait que s’il la tuait ou si elle le quittait. Et si elle s’en allait, il la poursuivrait. Jamais Wexford ne s’était senti aussi impuissant. »

 

A Kingsmarkham, des jeunes filles disparaissent mystérieusement puis réapparaissent quelques jours plus tard. Droguées, elles ne peuvent donner aucune indication précise sur leur détention. Dans cette atmosphère d’angoisse générale, un détenu condamné pour pédophilie est remis en liberté, ce qui ne fait qu’accroître l’inquiétude des habitants de Kingsmarkham.
Responsable de ces deux affaires, Wexford enquête dans la cité où s’est installé le pédophile et où habite l’une des jeunes filles enlevées. Très vite, les événements prennent un tour dramatique, et deux meurtres successifs sont commis…

4-tres-bon

promenons-nous-dans-les-bois« Un homme tout de blanc vêtu, chemise à col ouvert, pantalon et souliers blancs, s’avança à grands pas jusqu’au milieu du cercle. Alors les gens se mirent à chanter, entonnant un air exaltant qui aurait pu être un hymne, un chœur d’opéra ou de comédie musicale. Quand ils eurent terminé, ils tapèrent dans leurs mains en rythme. Le battement cessa lorsque l’homme en blanc pris la parole.
Il demanda d’une voix vibrante :
– Y a-t-il des esprits malins qui vous tourmentent ? Y a-t-il quelqu’un ici qui soit possédé par un mauvais esprit ?
(…)
Un nuage masqua la lune, provoquant un nouveau soupir dans la foule, ou plutôt un cri d’étonnement étouffé. Un frisson parcourut les assistants, comme une rafale de vent froissant un champ de blé.
– Voyez les esprits malins, mes enfants ! Voyez-les dans le ciel voler devant la lune ! Voyez Astarot, le démon, celui dont la lune est le séjour ! »

 

Tandis que des inondations ravagent le sud de l’Angleterre, trois personnes disparaissent dans des circonstances mystérieuses : deux adolescents, Giles et Sophie Dade, ainsi que Joanna Troy, la jeune femme chargée de veiller sur eux le temps d’un week-end. L’inspecteur Wexford, responsable de l’enquête, est intrigué par la personnalité trouble de Joanna et privilégie la piste de l’enlèvement.

Mais, quelques semaines plus tard, le cadavre de la jeune femme est retrouvé au fond d’une carrière. Les enfants Dade, eux, demeurent introuvables. L’enquête piétine : témoignages contradictoires, absence de preuves, mobile insaisissable…
Une fois encore, Ruth Rendell déploie son talent unique pour explorer les complexités de l’âme humaine. A travers le regard perspicace de Wexford, elle lève le voile sur les ravages du mensonge et de l’égoïsme.

4-tres-bon

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« George Marshalson avait mal dormi. Il dormait toujours mal lorsque sa fille sortait. Il s’était couché juste après son départ, s’était assoupi pendant une heure ou deux, puis s’était réveillé miné par une sourde angoisse, la présence de Diana à son côté ne le rassurant plus. On était au mois d’août, l’air était humide et chaud malgré les fenêtres ouvertes. Il resta allongé, écoutant les bruits de la nuit : le faible clapotis de la rivière stagnante, la plainte sinistre d’un oiseau dont il ignorait le nom. »

 

L’inspecteur Wexford enquête sur l’assassinat de deux jeunes filles. Il imagine combien ce serait terrible s’il apprenait que l’une de ses filles a été assassinée, Sylvia, en particulier, qui élève seule deux enfants et qui en attend un troisième…

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« Notre éducation ne nous permet pas d’aborder ce sujet dans notre communauté. Ce serait sans doute moins pénible si nous pouvions en parler, mais personne ne le fait. Au mieux, il arrive qu’une jeune fille demande à une autre : « est-ce que tu as été excisée ? »

 

En cherchant des truffes avec son chien, un homme tombe sur des restes humains ensevelis. L’autopsie révèle qu’il s’agit d’un homme mort depuis une dizaine d’années, mais rien ne permet de déterminer son identité ou la cause de son décès. L’inspecteur Wexford et son équipe sont confrontés à un défi de taille quand ils découvrent la liste impressionnante des personnes disparues durant cette période. Leur tâche se complique lorsqu’un second corps est retrouvé sur le même site. Pour savoir si les deux affaires sont liées, Wexford doit explorer le passé d’une petite communauté fermée, où chacun garde jalousement ses secrets et où les gens disparaissent sans laisser de traces, ni chair ni sang…

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« Parfois, il en venait même à penser non qu’il s’était trompé ou qu’il avait eu tort, mais qu’il devait lâcher prise, que la justice ne peut pas toujours triompher, et que certains criminels, peut-être même beaucoup, ne sont jamais punis pour leurs actes. »

 

L’inspecteur Wexford avait presque réussi à se convaincre qu’il ne verrait plus jamais la silhouette trapue d’Eric Targo. Des années plus tôt, lorsqu’il débutait dans la police, une femme avait été retrouvée étranglée dans sa chambre. Si la rumeur désignait le mari comme coupable, personne n’avait été condamné pour ce meurtre. Mais une autre femme avait ensuite connu le même sort. Wexford avait toujours eu l’intuition que l’assassin continuait de rôder, et qu’il n’était autre que Targo, un psychopathe récidiviste. Or celui-ci est de retour à Kingsmarkham, plus arrogant et provocant que jamais. L’occasion pour Wexford de mettre enfin la main sur son plus vieil ennemi ?

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« Ah, les femmes et leurs vêtements ! songea Wexford. Tout n’était pas superflu, évidemment ; en attendant, les principes qui gouvernaient leur garde-robe le dépassaient. Un imperméable, d’accord ; mais cinq ? Deux ou trois robes « habillées » pour sortir, il pouvait le concevoir, mais quinze ? Sans compter les jupes, les tailleurs, les pantalons par dizaines, les pulls et les innombrables hauts… »

 

L’impossible s’est produit : l’inspecteur Wexford a pris sa retraite ! Or une rencontre inattendue avec une ancienne connaissance, le commissaire Ede, va bouleverser ses plans. Les corps de deux femmes et d’un homme ont été découverts dans la cave à charbon d’une maison cossue de St John’s Wood à Londres. Rien ne permet de les identifier, mais on a trouvé dans la veste de l’homme des bijoux d’une valeur de quarante mille livres. Intrigué, Wexford accepte d’aider le commissaire, tout en menant une enquête parallèle sur le maniaque qui a attaqué sa fille en plein jour. Il est loin de se douter des périls qu’il va affronter une fois la cave à charbon vidée.

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« Reginald Wexford était assis dans un fauteuil en rotin , sous le soleil automnal , occupé à ce que quantité d’hommes et de femmes projettent de faire une fois à la retraite , mais qu’ils sont trop peu nombreux à mettre en pratique , s’attaquer à l’histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain de Gibbon . »

 

La petite communauté de Kingsmarkham est en émoi : on a tué Sarah Hussain, la révérende. Certes, cette femme d’origine indienne, récemment convertie et mère d’une enfant au père inconnu, n’attirait pas que des louanges sur sa personne. De là à l’étrangler dans son presbytère… Cela ne ressemble pas aux mœurs paisibles de la communauté. L’inspecteur Burden demande l’aide de son prédécesseur et ami, Reginald Wexford, pour résoudre cette délicate enquête. Fasciné par le mystère qui entoure à la fois la mort de Sarah et sa vie, Reginald sort de sa retraite pour partir sur les traces de ce « rossignol sans jardin ».

4-tres-bon

 

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Classé dans Littérature anglaise

Séduction / Karin Slaughter

1507-1« L’inspecteur Leo Donnelly, son coéquipier d’autrefois, quand elle appartenait encore à la police de la ville d’Atlanta, était debout de l’autre côté de la clôture, le souffle court. Le vent ouvrait le veston de son costume marron bon marché.

– Emma va bien. Nous avons amené un serrurier. Ses mots étaient lourds et lents, comme des gouttes de mélasse tombant par les trous d’une passoire. Il prit un ton encourageant : Allez, viens. Emma a besoin de sa maman.

Faith regarda derrière lui. Il y avait des flics partout. Des uniformes bleu marine, flous, qui passaient au crible la maison, examinaient la cour. Par les fenêtres, elle suivit la progression de l’unité d’intervention, de pièce en pièce, armes levées en l’air. Des voix criaient : « Personne ici », au fur et à mesure que les hommes ne trouvaient rien. Des sirènes emplissaient l’air, comme si elles se faisaient concurrence. Véhicules de patrouille. Ambulance. Voiture de pompiers.

L’appel avait bien été entendu. Code 30. Un policier a besoin d’une assistance d’urgence.
Trois hommes abattus. Son bébé enfermé dans une remise. Sa mère disparue.
Faith s’assit sur ses talons. Elle prit sa tête entre ses mains tremblantes. Elle aurait voulu ne pas pleurer. »

 

Evelyn, la mère de Faith Mitchell, a passé quarante ans dans la police avant de prendre sa retraite. Elle répond toujours au téléphone. Sauf aujourd’hui. En arrivant chez elle, Faith découvre l’empreinte d’une main ensanglantée sur la porte. Elle semble oublier ce qu’elle a appris à l’école de police et bondit à l’intérieur en brandissant son pistolet : un homme gît au sol et un autre est tenu en otage dans la chambre. Aucune trace de sa mère. Pour la retrouver, Faith aura besoin de l’aide de Will Trent, son coéquipier, et du médecin urgentiste Sara Linton. Désormais, elle n’est plus une simple policière, elle est aussi un témoin, et, bientôt, une suspecte. Corruption financière, chantage, meurtres – son enquête dérange et menace de révéler ce que l’on cherche si soigneusement à étouffer. Et si, pour s’en sortir, Faith devait accepter que la vérité soit tue à jamais ?

 

Une enquête pleine de rebondissements, où on apprend pas mal de choses sur le passé des personnages de la série… Peut-on oublier le passé ou bien revient-il toujours nous percuter? C’est la question à laquelle Will et Sara vont devoir répondre afin d’aider Faith…
Bon, très bon thriller, comme toujours Karin Slaughter nous emporte avec brio vers la révélation finale…

4-tres-bon

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Classé dans Littérature américaine (USA)

Broken / Karin Slaughter

will-trent-tome-4-broken-812269« Combien de temps tiendrait-elle avant de perdre connaissance ? Combien de temps vivrait-elle l’horreur avant de mourir ? Elle ferma les yeux, songeant à l’eau qui l’entourait, l’engloutissait. Elle serait si froide qu’au début elle éprouverait une sensation de chaleur. On ne peut pas vivre longtemps sans respirer. On perd connaissance. Peut-être serait-elle prise de panique et tomberait-elle dans une sorte d’inconscience hystérique. À moins qu’on ne se sente vivre, fouettée par une giclée d’adrénaline, et qu’on ne se débatte comme un écureuil pris au piège. »

 

Le corps d’une jeune femme assassinée de manière atroce est découvert dans un lac du Comté de Grant.
Quelques heures plus tard, Tommy Braham, l’assassin présumé, un attardé mental, est arrêté après avoir grièvement un policier lancé à ses trousses. Incarcéré, il passe aux aveux et se suicide dans sa cellule. Sur les murs, son ultime message, comme un appel au secours : « Pas moi ».
Sara Linton, l’ancien médecin légiste du Comté de Grant, retourne pour la première fois dans la ville où son mari policier a été tué. Rongée par la culpabilité car Tommy a été l’un de ses patients, Sara se lance dans une enquête désespérée, persuadée que les enquêteurs locaux cachent la vérité.
Elle demande l’aide de Will Trent, l’agent fédéral du Georgia Bureau of Investigation : les deux enquêteurs vont devoir se confronter à des policiers corrompus et impitoyables.
Ainsi qu’à un redoutable tueur…

 

Sara Linton revient à Grant County. Elle va se retrouver malgré elle mêlée à une enquête où intervient Will Trent.
On dirait bien que l’auteur entame une série où ses deux personnages préférés se retrouvent ensemble… amis? ou plus…
Comme d’habitude Karin Slaughter signe un excellent thriller bien ficelé, passionnant, qu’on a du mal à lâcher tant on a envie de connaître la suite – et la fin!

4-tres-bon

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Classé dans Littérature américaine (USA)

Genesis / Karin Slaughter

genesis« – Ma mère m’a souvent dit que la frontière était mince entre jamais et toujours.
Il eut une expression perplexe, et Sara s’expliqua :
– Si vous commettez une mauvaise action, c’est plus facile de recommencer la fois suivante, et plus encore celle d’après. Avant que vous ne vous en rendiez compte, c’est devenu une habitude et ça ne trouble plus votre conscience. »

 

L’ancien médecin légiste de Grand County, Sara Linton, travaille depuis trois ans dans un grand hôpital, à Atlanta, et essaie de reconstruire sa vie.
Quand arrive aux urgences une femme très grièvement blessée, elle se retrouve plongée dans le monde de la violence et de la terreur.
L’inspecteur Will Trent du Georgia Bureau of Investigation, qui se trouve par hasard sur les lieux, va découvrir que la patiente de Sara est la première victime connue d’un tueur sadique, d’un esprit dérangé qui torture ses victimes. Retirant l’affaire à la police locale, Will et sa co-équipière Faith Mitchell vont traquer le tueur.
Sara, Will et Faith — avec leurs propres blessures et leurs secrets — sont les seuls à pouvoir analyser le cerveau d’un tel détraqué et l’empêcher de perpétrer ses abominables meurtres.

 

Le bouquin où Sara (série Grant County) et Will (série Will Trent) se rencontrent autour d’une enquête difficile! Est-ce le début d’une nouvelle série? Un bon thriller où l’auteur s’intéresse aussi à la psychologie des personnages.

J’ai lu la série Grant County – sur laquelle je prévois un article bientôt – et je m’étais attachée au personnage de Sara. J’ai aimé la retrouver dans ce livre…

4-tres-bon

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L’apprenti / Tess Gerritsen

9782266165709« Dean secoua la tête, incrédule.
– Deux tueurs différents. Combinant leurs techniques ?
– Le Dominateur et le Chirurgien, conclut Rizzoli. Ils se sont trouvés. »

 

Depuis que Warren Hoyt croupit derrière les barreaux, l’inspecteur Jane Rizzoli, fleuron de la police criminelle de Boston, souffle un peu : ce tueur en série, surnommé le Chirurgien en raison de son habileté à manier le bistouri, lui a fait subir un calvaire qu’elle n’est pas près d’oublier. Le pire est à venir… Appelée sur les lieux d’un nouveau crime, elle constate que certains détails rappellent les méthodes de l’actuel prisonnier. A une différence de taille : si ce dernier s’attaquait à des femmes seules, le nouvel assassin, lui, n’hésite pas à s’en prendre à des couples. C’est le moment que choisit Hoyt pour s’évader de sa cellule. Dès lors, ce n’est plus un meurtrier qu’il faut arrêter, mais deux, qui ne trouvent rien de mieux que d’associer leurs « talents »…

 

Après Le chirurgien, voici L’apprenti… De la même plume alerte et incisive, Tess Gerritsen nous entraîne à la suite de l’inspecteur Jane Rizzoli de nouveau sur la piste du tueur… Il semble que, cette fois, il a trouvé un associé… De nouveau, un très bon thriller!

Beaucoup

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Le chirurgien / Tess Gerritsen

9782258059542« Aujourd’hui, on va trouver le corps.
Je sais comment cela va se passer. Je vois très bien l’enchaînement des événements qui vont conduire à sa découverte.

(…)

Je bois mon café pendant que, dehors, Boston s’éveille. Je mets trois cuillerées de sucre dans ma tasse. J’aime bien que tout soit parfait.
Une sirène hurle au loin et m’appelle. J’ai l’impression d’être Ulysse tirant sur ses liens, mais ils tiennent bon.
Aujourd’hui on va trouver le corps.
On va savoir que nous sommes de retour. »

 

A Boston, de nos jours. Des jeunes femmes sont retrouvées à leur domicile, après avoir été torturées et tuées. Même modus operandi que ceux d’un serial killer qui avait sévi en Géorgie trois ans auparavant. Mais pour la brillante Jane Rizzoli et son équipier Thomas Moore, inspecteurs de la brigade criminelle, cette nouvelle enquête s’annonce plus déroutante que Jamais: le tueur en question a trouvé la mort, de la main même de sa dernière victime, des années auparavant. Ayant miraculeusement survécu, cette dernière, aujourd’hui médecin reconnu, a refait sa vie à Boston, justement. Coïncidence? Rizzoli et le très intègre « Saint Thomas » vont tout faire pour éviter que le « Chirurgien » n’opère de nouveau…

 

Le premier volume des enquêtes de l’inspecteur Jane Rizzoli. Eh oui, dans ce premier volume n’apparait pas encore le médecin légiste Maura Isles La reine des morts… et Rizzoli n’est pas le seul personnage principal. Dans ce premier volume, elle est d’ailleurs peu sympathique : dotée d’un caractère de cochon et reniant sa féminité, elle s’impose dans une équipe qui, il est vrai, compte pas mal de mâles convaincus de leur supériorité… Ce n’est pas le cas des inspecteurs Thomas Moore (dit Saint Thomas) et Barry Frost qui la secondent dans cette enquête!


Je dois avouer que je lis cette série de bouquins dans le désordre : j’ai découvert 
d’abord La reine des morts où j’ai fait connaissance avec Maura Isles et Jane Rizzoli… puis Mephisto Club (paru aussi sous le titre En compagnie du diable – pourquoi changer le titre?) et j’ai définitivement accroché aux livres de cet auteur et aux personnages de la série…

https://ocyaran.wordpress.com/2011/12/02/la-reine-des-morts-tess-gerritsen/

https://ocyaran.wordpress.com/2012/01/12/mephisto-club-tess-gerritsen/

https://ocyaran.wordpress.com/2011/12/02/lien-fatal-tess-gerritsen/

https://ocyaran.wordpress.com/2011/12/05/au-bout-de-la-nuit-tess-gerritsen/

https://ocyaran.wordpress.com/2016/09/25/lembaumeur-de-boston-tess-gerritsen/

Ce premier volume est d’abord un bon, un très bon thriller ; ensuite les points de vue différents (parfois nous sommes avec le tueur) sont très intéressants ; l’écriture est agréable… et la fin ne m’a pas déçue 😉 Vite la suite!

Beaucoup

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