Archives mensuelles : septembre 2016

Genesis / Karin Slaughter

genesis« – Ma mère m’a souvent dit que la frontière était mince entre jamais et toujours.
Il eut une expression perplexe, et Sara s’expliqua :
– Si vous commettez une mauvaise action, c’est plus facile de recommencer la fois suivante, et plus encore celle d’après. Avant que vous ne vous en rendiez compte, c’est devenu une habitude et ça ne trouble plus votre conscience. »

 

L’ancien médecin légiste de Grand County, Sara Linton, travaille depuis trois ans dans un grand hôpital, à Atlanta, et essaie de reconstruire sa vie.
Quand arrive aux urgences une femme très grièvement blessée, elle se retrouve plongée dans le monde de la violence et de la terreur.
L’inspecteur Will Trent du Georgia Bureau of Investigation, qui se trouve par hasard sur les lieux, va découvrir que la patiente de Sara est la première victime connue d’un tueur sadique, d’un esprit dérangé qui torture ses victimes. Retirant l’affaire à la police locale, Will et sa co-équipière Faith Mitchell vont traquer le tueur.
Sara, Will et Faith — avec leurs propres blessures et leurs secrets — sont les seuls à pouvoir analyser le cerveau d’un tel détraqué et l’empêcher de perpétrer ses abominables meurtres.

 

Le bouquin où Sara (série Grant County) et Will (série Will Trent) se rencontrent autour d’une enquête difficile! Est-ce le début d’une nouvelle série? Un bon thriller où l’auteur s’intéresse aussi à la psychologie des personnages.

J’ai lu la série Grant County – sur laquelle je prévois un article bientôt – et je m’étais attachée au personnage de Sara. J’ai aimé la retrouver dans ce livre…

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L’apprenti / Tess Gerritsen

9782266165709« Dean secoua la tête, incrédule.
– Deux tueurs différents. Combinant leurs techniques ?
– Le Dominateur et le Chirurgien, conclut Rizzoli. Ils se sont trouvés. »

 

Depuis que Warren Hoyt croupit derrière les barreaux, l’inspecteur Jane Rizzoli, fleuron de la police criminelle de Boston, souffle un peu : ce tueur en série, surnommé le Chirurgien en raison de son habileté à manier le bistouri, lui a fait subir un calvaire qu’elle n’est pas près d’oublier. Le pire est à venir… Appelée sur les lieux d’un nouveau crime, elle constate que certains détails rappellent les méthodes de l’actuel prisonnier. A une différence de taille : si ce dernier s’attaquait à des femmes seules, le nouvel assassin, lui, n’hésite pas à s’en prendre à des couples. C’est le moment que choisit Hoyt pour s’évader de sa cellule. Dès lors, ce n’est plus un meurtrier qu’il faut arrêter, mais deux, qui ne trouvent rien de mieux que d’associer leurs « talents »…

 

Après Le chirurgien, voici L’apprenti… De la même plume alerte et incisive, Tess Gerritsen nous entraîne à la suite de l’inspecteur Jane Rizzoli de nouveau sur la piste du tueur… Il semble que, cette fois, il a trouvé un associé… De nouveau, un très bon thriller!

Beaucoup

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Le chirurgien / Tess Gerritsen

9782258059542« Aujourd’hui, on va trouver le corps.
Je sais comment cela va se passer. Je vois très bien l’enchaînement des événements qui vont conduire à sa découverte.

(…)

Je bois mon café pendant que, dehors, Boston s’éveille. Je mets trois cuillerées de sucre dans ma tasse. J’aime bien que tout soit parfait.
Une sirène hurle au loin et m’appelle. J’ai l’impression d’être Ulysse tirant sur ses liens, mais ils tiennent bon.
Aujourd’hui on va trouver le corps.
On va savoir que nous sommes de retour. »

 

A Boston, de nos jours. Des jeunes femmes sont retrouvées à leur domicile, après avoir été torturées et tuées. Même modus operandi que ceux d’un serial killer qui avait sévi en Géorgie trois ans auparavant. Mais pour la brillante Jane Rizzoli et son équipier Thomas Moore, inspecteurs de la brigade criminelle, cette nouvelle enquête s’annonce plus déroutante que Jamais: le tueur en question a trouvé la mort, de la main même de sa dernière victime, des années auparavant. Ayant miraculeusement survécu, cette dernière, aujourd’hui médecin reconnu, a refait sa vie à Boston, justement. Coïncidence? Rizzoli et le très intègre « Saint Thomas » vont tout faire pour éviter que le « Chirurgien » n’opère de nouveau…

 

Le premier volume des enquêtes de l’inspecteur Jane Rizzoli. Eh oui, dans ce premier volume n’apparait pas encore le médecin légiste Maura Isles La reine des morts… et Rizzoli n’est pas le seul personnage principal. Dans ce premier volume, elle est d’ailleurs peu sympathique : dotée d’un caractère de cochon et reniant sa féminité, elle s’impose dans une équipe qui, il est vrai, compte pas mal de mâles convaincus de leur supériorité… Ce n’est pas le cas des inspecteurs Thomas Moore (dit Saint Thomas) et Barry Frost qui la secondent dans cette enquête!


Je dois avouer que je lis cette série de bouquins dans le désordre : j’ai découvert 
d’abord La reine des morts où j’ai fait connaissance avec Maura Isles et Jane Rizzoli… puis Mephisto Club (paru aussi sous le titre En compagnie du diable – pourquoi changer le titre?) et j’ai définitivement accroché aux livres de cet auteur et aux personnages de la série…

https://ocyaran.wordpress.com/2011/12/02/la-reine-des-morts-tess-gerritsen/

https://ocyaran.wordpress.com/2012/01/12/mephisto-club-tess-gerritsen/

https://ocyaran.wordpress.com/2011/12/02/lien-fatal-tess-gerritsen/

https://ocyaran.wordpress.com/2011/12/05/au-bout-de-la-nuit-tess-gerritsen/

https://ocyaran.wordpress.com/2016/09/25/lembaumeur-de-boston-tess-gerritsen/

Ce premier volume est d’abord un bon, un très bon thriller ; ensuite les points de vue différents (parfois nous sommes avec le tueur) sont très intéressants ; l’écriture est agréable… et la fin ne m’a pas déçue 😉 Vite la suite!

Beaucoup

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L’embaumeur de Boston / Tess Gerritsen

9782258084728« Un demi-globe terrestre a beau me séparer du Sahara égyptien, tout me revient distinctement dans la chambre obscure où je me tiens à présent. Quinze ans se sont écoulés depuis que j’ai arpenté ce désert, mais quand je ferme les yeux je m’y retrouve en un rien de temps, postée à la lisière du campement, regardant le jour disparaître à l’horizon, vers la frontière libyenne. Le vent gémissait comme une femme en dévalant l’oued. J’entends encore le choc sourd des pioches, le grattement des pelles. Je revois l’armée de terrassiers affairés comme des fourmis, hissant leurs immenses paniers d’osier remplis de sable sur le site des fouilles. A cette époque, je me sentais comme une actrice interprétant l’aventure d’une autre, pas la mienne. »

 

Une momie retrouvée dans les réserves du musée Crispin à Boston suscite l’intérêt des historiens, et de la police.
En effet, Maura Isles, médecin légiste sollicitée pour l’occasion, s’aperçoit qu’une balle est logée dans la jambe du cadavre, pourtant censé remonter à plus de 2 000 ans, et qu’un message crypté est cousu dans sa bouche. Pour Jane Rizzoli, chargée de l’enquête, aucun doute n’est possible: ils ont affaire à un assassin qui reproduit les techniques d’embaumement antiques.
Des soupçons confirmés par la découverte de deux nouveaux corps, chacun conservé selon des méthodes différentes et porteur d’un message.
La police doit faire vite, car le meurtrier semble avoir déjà choisi sa prochaine cible: Joséphine Pulcillo, l’une des archéologues du musée.

 

Si Maura Isles est La reine des morts, Tess Gerritsen est la reine du thriller… Je n’ai pas été déçue par un seul de ses livres. Bien sûr certains me plaisent mieux que d’autres mais tous sont passionnants…

Beaucoup

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Sous la glace / Louise Penny

1413791-gf« Gamache avait devant lui une image de trois femmes âgées, les bras délicatement entrelacés. C’était une oeuvre étonnamment complexe, avec des couches de photographie, de peinture et même d’écriture. Au milieu, Em, penchée en arrière, riait avec abandon, et les deux autres la soutenaient en riant elles aussi. Ce moment d’intimité surpris dans la vie de trois femmes témoignait d’une grande complicité entre elles. L’oeuvre rendait parfaitement bien leur amitié et leur interdépendance. Elle chantait l’amour et l’affection qui vont au-delà des repas agréables et des anniversaires dont on se souvient. Gamache avait l’impression de regarder dans l’âme de chacune, et la combinaison des trois était presque trop belle.
– Je l’ai appelé Les Trois Grâces, dit Clara.
– C’est parfait, murmura Gamache.
– Mère est la foi, Em l’Espérance et Kaye la Charité. J’en avais assez de voir les Grâces toujours représentées sous les traits de belles jeunes filles. Je crois que la sagesse vient avec l’âge, la vie et la douleur. Et le fait de savoir ce qui compte.
– Le tableau est-il terminé ? On dirait qu’il y a de la place pour une autre.
– Vous êtes très perspicace. ll est terminé, mais, dans chacune de mes oeuvres, j’essaie de laisser un peu d’espace, une sorte de fêlure.
– Pourquoi ?
– Pouvez-vous lire ce qui est écrit au fond, derrière elles ?
Elle fit un signe de tête en direction du tableau.
Gamache se pencha en avant; chaussa ses lunettes et lut à haute voix.

« Ring the bells that still can ring
Forget your perfect offering
There’s a crack in everything
That’s how the light gets in.

(Sonnez les cloches qui peuvent encore sonner,
Oubliez l’offrande parfaite,
Il y a en toute chose une fêlure
Par laquelle la lumière pénètre.) »

 

Lorsque l’inspecteur Armand Gamache est chargé d’enquêter sur un nouveau meurtre survenu au sein de la petite communauté de Three Pines, il ne lui faut pas longtemps pour comprendre que la victime ne manquera à personne.

D’ailleurs, personne ne l’a vue se faire électrocuter en plein milieu d’un lac gelé lors d’une compétition de curling. Pourtant, il y a forcément eu des témoins…

 

La présentation de l’éditeur nous dit : « Un deuxième roman qui confirme que Louise Penny est l’héritière naturelle d’Agatha Christie. » 
J’ai déjà entendu et lu ce commentaire bien des fois… et chaque fois je me disais : non, ce n’est pas ça… Par contre, ici, on s’approche… Louise Penny sait approfondir la psychologie de ses personnages et nous les rendre « présents » au point qu’on se dit : oui, ils doivent bien exister… Et certes, ils existent – quelque part dans le monde, sous un autre nom…

Passionnément

 

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En plein coeur (Nature morte) / Louise Penny

book_enplein« A la campagne, la mort vient sans invitation, en plein jour. Elle prend des pêcheurs dans leurs chaloupes. Elle saisit des enfants par les chevilles alors qu’ils nagent. En hiver, elle les appelle sur une pente trop abrupte pour leur habileté naissante et croise les extrémités de leurs skis. Elle attend sur la rive, là où il n’y a pas si longtemps la neige rencontrait la glace, mais où maintenant, à l’insu des yeux brillants, un peu d’eau touche la rive, et le patineur élargit un peu trop ses ronds. »

En plein cœur débute en automne, au Québec, alors qu’on découvre le cadavre d’une villageoise adorée de tous, un dimanche d’Action de grâce. L’inspecteur-chef Armand Gamache, qui dirige l’escouade des homicides de la Sûreté du Québec, est chargé de l’enquête.

Ce meurtre est déroutant. Qui voudrait voir morte une vieille dame aussi gentille? Le mystère s’épaissit à mesure que l’on met au jour des œuvres d’art que la victime a longtemps gardées secrètes. Rustiques, primitives et troublantes, ces peintures touchent différemment tous ceux qui les voient.

Le meurtrier est-il dissimulé dans le tableau? Son mobile l’est-il également? Est-ce un pur hasard si la victime avait décidé, quelques jours avant le meurtre, d’exposer son œuvre pour la première fois?

À mesure que l’inspecteur-chef Gamache approfondit son enquête, il découvre de sombres secrets enfouis et déterre d’affreux souvenirs. Quelque part, dans le joli village de Three Pines, quelqu’un n’est pas ce qu’il paraît être.

Le premier livre de Louise Penny que je lis mais ce ne sera pas le seul…

J’ai aimé le petit village de Three Pines, ses habitants tous différents mais attachants, les mini ou maxi drames cachés dans leurs vies et l’exotisme (eh oui!) du français du Québec (l’auteur écrit en anglais mais la traduction sonne juste – j’ai lu l’édition québecoise, je suppose que l’édition française, parue sous le titre Nature morte, est la même (pourquoi changer le titre?) et, par pitié, que les éditions Actes Sud arrêtent ces affreuses couvertures noires et rouges qui me rebutent…

L’intrigue est bien ficelée, j’ai hésité jusqu’au bout, je n’ai compris qu’à quelques pages de la fin… L’écriture agréable et fluide, vraiment un plaisir! Je vais de ce pas me procurer la seconde enquête d’Armand Gamache 🙂    

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Les identités meurtrières / Amin Maalouf

les-identites-meurtrieres-551« Depuis que j’ai quitté le Liban en 1976 pour m’installer en France, que de fois m’a-t-on demandé, avec les meilleures intentions du monde, si je me sentais « plutôt français » ou « plutôt libanais ». Je réponds invariablement : « L’un et l’autre ! » Non par quelque souci d’équilibre ou d’équité, mais parce qu’en répondant différemment, je mentirais. Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c’est que je suis ainsi à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C’est précisément cela qui définit mon identité. Serais-je plus authentique si je m’amputais d’une partie de moi-même ? »

Le livre commence par ces mots… Amin Maalouf pose une question : Savons-nous quelle est notre identité? Pas celle de nos papiers mais notre identité profonde, celle de nos pensées – faute d’autre mot, je dirais celle de notre âme… Un livre passionnant, qui fait réfléchir et auquel on revient…

French-Lebanese writer Amin Maalouf poses in his garden, on July 18, 2011, at his home at the Cadouere hamlet in Yeu island, western France. Maalouf, 62, whose books seek to build bridges between East and West, will succeed to French anthropologist Claude Levi-Strauss at the French Academy (official authority on the French language). Maalouf has published several novels that focus on the themes of Arab religious and national identity, in addition to journalism, essays and a work of history. AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

Amin Maalouf est un écrivain franco-libanais. Enfant, au Liban, il va à l’école chez les Pères Jésuites. C’est là qu’il va découvrir la langue française. Il poursuit des études de sociologie à l’université française de Beyrouth. Il travaille ensuite comme journaliste et se spécialise dans l’actualité internationale.

Dès le début de la guerre du Liban, il quitte Beyrouth pour la montagne, refusant de prendre parti dans ce conflit. En 1976, il quitte le Liban pour Paris.où il devient rédacteur en chef de « Jeune Afrique ».
Il rencontre son premier succès de librairie en 1986 avec un roman « Léon l’Africain », et décide alors de se consacrer à la littérature. Il obtient en 1993 le prix Goncourt pour « Le Rocher de Tanios ».

Amin Maalouf est membre de l’Académie Française depuis juin 2011.

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