Archives de Catégorie: Littérature italienne

L’amour secret / Paola CALVETTI

A la mort de son père, célèbre violoncelliste, Lucrezia met au jour dans les affaires du défunt une boîte remplie de lettres, toutes écrites par la même personne : une certaine Costanza, qui, des années durant et dans le plus grand secret, fut la maîtresse du musicien.

Surprise de découvrir cette relation dont elle ne soupçonnait pas l’existence, Lucrezia décide de se rendre en Provence, chez Costanza, afin d’en apprendre davantage sur son père. Le temps d’un week-end, celle-ci va lui parler de l’homme qu’elle a aimé.

 

Très différent de son premier livre L’amour est à la lettre A , si celui-la était une symphonie, ici, c’est la petite musique de chambre… C’est délicat, ciselé, tout en demi-teintes et on ne peut que s’attacher aux personnages si humains, si « vrais » !

Un beau roman…

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Le chuchoteur / Donato CARRISI

Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.

Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

 

Un thriller bien ficelé. Bon, ça devient franchement l’escalade à qui écrira le bouquin le plus gore et ici, de plus, ce sont des enfants les victimes – brrr…

Une autre chose me dérange, il n’est pas situé géographiquement : le comportement des personnages laisse supposer qu’il se passe aux States mais rien ne vient étayer cette supposition. Les noms des personnages, eux,  sont hétéroclites et semblent provenir d’un peu partout… Bizarre !

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Chroniques du monde émergé / Licia TROISI

 

 

 

 

 

 

1 : Nihal de la Terre du Vent

Nihal est une jeune fille très étrange : oreilles pointues, cheveux bleus, yeux violets… tout la distingue des autres habitants du Monde émergé. Fille d’un célèbre armurier, elle passe son temps à jouer à la guerre avec une bande de garçons. Mais la nuit, des voix plaintives et des images de mort hantent l’esprit de Nihal. Et lorsque le terrible Tyran envahit La Terre du Vent, elle comprend que ses cauchemars sont devenus réalité. L’heure du véritable combat a sonné. Nihal doit devenir une vraie guerrière et défendre la paix, à tout prix. Ses seuls alliés : Sennar, le jeune magicien, et une infaillible épée de cristal noir…

2 : La mission de Sennar

Convaincu que le Monde Émergé ne peut plus résister seul aux armées du Tyran, Sennar le magicien supplie le Conseil des Mages de le laisser partir à la recherche du Monde Submergé. Là, il pourra obtenir l’aide de ses habitants. Or ce continent a rompu tout contact avec le Monde Émergé depuis plus d’un siècle. Et Sennar ne dispose pour s’y rendre que d’une ancienne carte à demi effacée par le temps… De son côté Nihal, la jeune guerrière aux cheveux bleus, poursuit son apprentissage de chevalier du dragon. Mais le souvenir de Sennar, qu’elle a blessé au visage lors de leur dernière entrevue, la hante douloureusement…

3 : Le talisman du pouvoir

Grâce à son armée de fantômes, le Tyran est près de remporter la guerre contre les Terres libres. Seule Nihal peut encore l’arrêter. Si elle parvient à réunir les huit pierres d’un mystérieux talisman, dispersées dans les huit Terres du Monde Émergé, Nihal pourra une journée durant invoquer les Esprits de la nature et contrer la magie du Tyran. Escortée par Sennar, la demi-elfe se lance dans cette mission au terme de laquelle elle découvrira enfin le sens caché de son destin.

 

J’ai beaucoup aimé cette trilogie, qui a sa personnalité propre et dont l’auteur ne cherche pas à imiter des écrivains plus connus. Edités dans une collection jeunesse, ces livres peuvent aussi plaire à un public adulte. Auteur à suivre… 

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Classé dans Littérature italienne, Littérature pour la jeunesse

Le pendule de Foucault / Umberto ECO

A Paris, au Conservatoire des Arts et Métiers où oscille le pendule de Foucault, Casaubon, le narrateur, attend le rendez-vous qui lui révélera pourquoi son ami Belbo se croit en danger de mort.

A Milan, trois amis passionnés d’ésotérisme et d’occultisme ont imaginé par jeu un gigantesque complot ourdi au cours des siècles pour la domination mondiale. Et voici qu’apparaissent en chair et en os les chevaliers de la vengeance…

Telles sont les données initiales de ce fabuleux thriller planétaire, incroyablement érudit et follement romanesque, regorgeant de passions et d’énigmes, qui est aussi une fascinante traversée de l’Histoire et de la culture occidentales, des parchemins aux computers, de Descartes aux nazis, de la kabbale à la science.

Un de ces romans que l’on n’oublie plus jamais. Et assurément un classique.

 

Difficile à lire mais quelle récompense à l’arrivée ! Ce livre est bourré de détails qui tous sont importants, pas question de sauter une page. De plus, il est tellement passionnant qu’on lirait toute la nuit (ce que j’ai fait !) pour en connaître la fin!

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L’amour est à la lettre A / Paola CALVETTI

Milan 2001. Emma, cinquante ans, traductrice et divorcée, hérite d’une papeterie qu’elle va transformer en librairie, réalisant ainsi un de ses rêves. « Rêves & Sortilèges » est entièrement dédiée à l’amour.

Un jour, en feuilletant l’un de ses livres, Emma trouve un post-it portant un numéro de téléphone et un prénom, Fédérico… celui de son premier amour trente ans plus tôt. Architecte, marié, il vit à New York. Débute alors entre eux une correspondance passionnée et sensuelle…

 

Est-ce parce que cette librairie est un peu mon rêve aussi ou est-ce à cause de ce début si romantique ? J’ai adoré ce livre ! Je suis entrée de suite dans le monde d’Emma et, pour un peu, j’aurais pris le train pour Milan pour lui faire une visite et découvrir « Rêves & Sortilèges »…

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L’amant sans domicile fixe / FRUTTERO & LUCENTINI

Le premier personnage, ici, c’est Venise – une Venise d’hiver, plus souvent brumeuse qu’ensoleillée, la Venise labyrinthique des rues éloignées, quasi désertes. Le deuxième personnage – elle – est une princesse romaine résidant dans un hôtel de luxe, fréquentant les milieux snobs et cosmopolites, et venue là pour une salle des ventes, à la recherche d’œuvres d’art. Le troisième personnage – lui – est le guide d’un groupe de touristes minables traîné à l’économie de monument en monument. Guide dont l’érudition et la distinction contrastent étrangement avec une valise râpée et un imperméable constellé de taches. Ce qui résultera de leur imprévisible rencontre, et pourquoi celle-ci prendra sans cesse des allures d’énigme, c’est l’objet de ce roman. Où l’ironie et le sens du détail vrai, qui sont propres à Fruttero et Lucentini, se doublent de tendresse, de nostalgie – de profondeur.

“Nous sortîmes ils sortent nous sortons nous sommes sortis dans le plus absolu novembre. Les temps de ces dernières heures s’enchevêtrent, les sujets se confondent, se dissipent impersonnellement dans les grisailles de l’automne, se rejoignent et se séparent à nouveau, pour parcourir chacun, isolément, la syntaxe décolorée de la cité.

De la grande pluie de la matinée demeuraient partout d’humides stagnations, et les canaux même avaient un air enflé, neuf, comme si eux aussi avaient ruisselé des gouttières. Il y avait très peu de gens alentour.

Je ne sais pas, il ne savait pas, nous ne savions pas où aller, aucun projet n’était plus possible, aucune minute ne valait plus rien, il y avait même une aversion à les économiser, je voyais revenir ma vieille répugnance à profiter des pauses, des interstices, comme si au temps, odieux chauffeur de taxi, on avait dit avec hauteur : Gardez donc le reste, je ne sais que faire de la monnaie.

(…) aller au cinéma, consumer à l’ombre d’une histoire quelconque la fin de la nôtre …

(…) et là-bas, sur l’écran, look, look, voilà que se succèdent des vaporetti et des calli, des îles et des campielli et des corps nus et enlacés, trois jours à Venise, passion sur la lagune, un amour impossible : notre film.” (pp. 252-253)

 

Entre l’arrivée d’un avion et le départ d’un bateau, L’amant sans domicile fixe mélange amour et mystère, tendresse et ironie pour une aventure vénitienne de trois jours. C’est une Venise brumeuse, avec ses ruelles éloignées et peu fréquentées qui est représentée avec le sens du détail vrai mais non sans nostalgie ni ironie…

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