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La chanson des gueux / Naguib MAHFOUZ

Cent ans de la vie d’un quartier du Caire : de l’obscure naissance d’Ashur an-Nagi, Naguib Mahfouz fait le point de départ de cette fresque d’une société repliée sur elle-même, régie par des lois et des principes immuables. Ashur an-Nagi éclaboussera de sa gloire une multitude de descendants. La déchéance progressive d’une lignée de chefs de clan qui règnent sur les choses et les petites gens, en particulier les crève-la-faim et les colporteurs. Cent ans après, le dernier des Ashur, homme probe et intègre fera renaître de ses cendres le prestige de son aïeul…

La paradoxale condition de la femme égyptienne est bien mise en relief (à la fois esclave et très influente).

La roue tourne et après cent ans, tout est revenu à la case départ. Tous ces personnages hauts en couleurs, parfois admirables, souvent pitoyables ont vécu et sont morts les uns après les autres : dérision de la vie, mais espoir toujours…

« Ne t’afflige pas, lui dit son cœur. Un jour viendra où les portails s’ouvriront, accueillants, devant ceux qui vivent leur vie avec l’innocence des enfants et l’ambition des anges… »

 

Naguib Mahfouz décrit la vie des petites gens dans la société égyptienne et la « protection » des chefs de clan. L’histoire de la famille issue d’un enfant trouvé (Ashur an-Nagi) devenu chef de clan et qui éclaboussera de sa gloire une multitude de descendants qui se passeront le flambeau en sombrant peu à peu dans la déchéance, jusqu’à l’avènement du dernier des Ashur, homme probe faisant renaître de ses cendres le prestige de son aïeul…

C’est beau !

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