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Tout cela je te le donnerai / Dolores Redondo

Présentation de l’éditeur : 

Interrompu un matin dans l’écriture de son prochain roman, Manuel Ortigosa, auteur à succès, trouve deux policiers à sa porte. 
Cela aurait pu n’être qu’un banal et triste accident – une voiture qui, au petit jour, quitte la route de façon inexpliquée. Mais le mort, Álvaro Muñiz de Dávila, est le mari de Manuel, et le chef d’une prestigieuse dynastie patricienne de Galice. 
Dans ce bout du monde – sublime peut-être, mais aussi le plus archaïque de toute l’Espagne –commence alors pour Manuel un chemin de croix, au fil duquel il découvre qu’Álvaro n’était pas celui qu’il croyait. Accompagné par un garde civil à la retraite et par un ami d’enfance du défunt, il plonge dans les arcanes d’une aristocratie où la cupidité le dispute à l’arrogance. 
Il lui faudra toute sa ténacité pour affronter ces fantômes de secrets impunis, pour lutter contre ses propres démons, et apprendre qu’un rire d’enfant peut mener à la vérité aussi sûrement que l’amour.

Extraits :

« Lire était une défense, un bouclier pour pallier ses difficultés à communiquer. Mais écrire était infiniment plus que cela. L’écriture était un palais, un gigantesque labyrinthe dont il arpentait, pieds nus et le sourire aux lèvres, les pièces secrètes où il s’arrêtait pour caresser des trésors. »

« Des coups impérieux à la porte. Il en compta huit, assurés, rapides, qui appelaient une réponse immédiate. Impossible à confondre avec ceux d’un visiteur, d’un ouvrier ou d’un livreur. Plus tard, il songerait qu’en fin de compte, c’est ainsi qu’on imagine que la police frappe. »

Mon avis :

Manuel aime Alvaro. Ils sont mariés depuis 10 ans. Manuel est romancier et il a déjà une belle carrière. Alvaro est dans les affaires. Ils habitent à Madrid.
Ce jour-là, la police vient apprendre à Manuel qu’Alvaro est mort dans un accident de la route mais il n’est pas du tout là où il devrait être.
Manuel va découvrir qu’Alvaro est d’une famille noble (il a hérité d’un titre de marquis), qu’il lui a légué toute sa fortune et qu’il y a un mystère derrière toute cette histoire.
Qui, en réalité, était Alvaro?
Un roman passionnant, plein de rebondissements et qui tient le suspense jusqu’aux dernières pages, des personnages qu’on a envie d’aimer ou de détester (parfois les deux ensemble). La description d’une belle région (la Galice) et une belle plume…
J’ai beaucoup aimé!

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Classé dans Littérature espagnole

Canicule / Jane Harper

Quatrième de couverture :

Kiewarra. Petite communauté rurale du sud-est de l’Australie. Ecrasée par le soleil, terrassée par une sécheresse sans précédent. Sa poussière. Son bétail émacié. Ses fermiers désespérés.
Désespérés au point de tuer femme et enfant, et de retourner l’arme contre soi-même ? C’est ce qui est arrivé à Luke Hadler, et Aaron Falk, son ami d’enfance, n’a aucune raison d’en douter. S’il n’y avait pas ces quelques mots arrivés par la poste : Luke a menti. Tu as menti. Sois présent aux funérailles…
Revenir à Kiewarra est la dernière chose dont Aaron a envie. Trop vives sont encore les blessures de son départ précipité des années auparavant. Trop dangereux le secret qu’il a gardé pendant tout ce temps. Mais Aaron a une dette, et quelqu’un a décidé que le moment est venu de la payer…

 

Extraits :

« La sécheresse, cet été-là, n’avait laissé que l’embarras du choix aux mouches, qui s’affairaient en quête d’yeux vides et de blessures poisseuses tandis que les fermiers de Kiewarra Bridge pointaient leurs fusils sur le bétail étique. Pas de pluie, pas de fourrage. Et l’absence de fourrage obligeait à des décisions difficiles, alors que la bourgade miroitait depuis des jours et des jours sous l’ardeur d’un ciel uniformément bleu.
Ça va bien finir par s’arrêter », disaient les fermiers, alors que l’inexorable enchaînement des mois entrait dans sa deuxième année. Ils se lançaient mutuellement ces paroles à voix haute, tel un mantra, et se les murmuraient pour eux-mêmes comme une prière. »

« La cérémonie funèbre commençait. Gerry inclina la tête pour un bref salut et, comme par réflexe, Falk porta la main à sa poche. Il sentit la lettre arrivée sur son bureau deux jours plus tôt. De Gerry Hadler, dix mots écrits d’une main lourde : Luke a menti. Tu as menti. Sois présent aux funérailles.
Ce fut Falk qui, le premier, baissa les yeux. »

 

Mon avis :

Une petite société rurale où les gens ne sont pas tendres les uns envers les autres ; un policier qui traîne un secret depuis des années ; une saison particulièrement éprouvante pour les fermiers du coin…
Un bon roman où on ne s’ennuie pas une seconde…
Un auteur à suivre après ce premier thriller réussi!

 

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Un auteur : Peter Robinson – Un personnage : Alan Banks

robinsonPeter Robinson, né le 17 mars 1950 à Castleford dans le Yorkshire, en Angleterre est un écrivain canadien d’origine britannique, auteur principalement de romans policiers.

Après des études supérieures à l’université de Leeds, où il obtient en 1974 une licence en lettres, il émigre au Canada. Il exerce le métier d’enseignant et poursuit ses études à l’université de Windsor et décroche en 1975 une maîtrise en création littéraire. En 1983, il atteint le grade de doctorat de l’université d’York et continue d’enseigner.

Il amorce sa carrière littéraire dès 1979 par la publication d’un recueil de poésie. À partir de 1987, il se consacre à l’écriture de romans policiers inspirés par les œuvres de Georges Simenon, de P.D.James et de Ruth Rendell. L’action de ses intrigues policières se passe le plus souvent à Eastvale, ville imaginaire calquée sur les villes du Nord Yorkshire, et met en scène l’inspecteur Alan Banks, un policier méthodique et un peu désabusé, passionné de jazz, de musique classique et de lecture.

Il remporte le grand prix de littérature policière 2001 avec Saison sèche (In a Dry Season), le dixième titre de la série des enquêtes de l’inspecteur Banks.

Il vit actuellement en Ontario (Canada).

https://en.wikipedia.org/wiki/Peter_Robinson_(novelist)

 

Les enquêtes d’Alan Banks éditées en français :

  1. Le voyeur du Yorkshire
  2. Le rocher aux corbeaux
  3. Matricule 1139
  4. La vallée des ténèbres
  5. Noir comme neige
  6. Tous comptes faits
  7. Un goût de brouillard et de cendres
  8. Le sang à la racine
  9. Saison sèche
  10. Froid comme la tombe
  11. Beau monstre
  12. L’été qui ne s’achève jamais
  13. Ne jouez pas avec le feu
  14. Etrange affaire
  15. Le coup au cœur
  16. L’amie du diable
  17. Toutes les couleurs des ténèbres
  18. Bad Boy
  19. Face à la nuit

 

9782253123361, 0-5295871969, dans le Yorkshire. Lors d’un festival de rock, une jeune fille est poignardée. L’enquête tourne alors autour d’un groupe débutant : Les Chapeliers fous. Trente-six ans plus tard, un journaliste est sauvagement assassiné. Sans mobile apparent. Mais toujours ces Chapeliers fous, au sujet desquels il préparait un article. Au fil de son enquête, l’inspecteur Banks va découvrir que ce n’est pas la première fois que ces superstars vieillissantes du rock sont mêlées à une tragédie…

Surfant à un rythme infernal entre passé et présent, l’intrigue nous replonge au coeur de la génération Sex, drugs and rock and roll.

Grand Prix de littérature policière pour Saison sèche, Peter Robinson s’est imposé comme l’un des maîtres du genre.

Une éclatante leçon d’écriture, aiguë, sèche, d’une subtile psychologie. – Ian Rankin.

Ce personnage de détective rebelle, allergique aux procédures et à la hiérarchie, qui écoute Eric Clapton ou Van Morrison dans sa voiture, a le charme d’une espèce rare.
 – Le Parisien.

 

J’ai lu tous les romans de Peter Robinson mettant en scène Alan Banks. J’ai choisi de parler ici de « Le coup au cœur » car c’est un de ceux qui m’a le mieux plu. Il restitue l’ambiance d’une époque pas si éloignée où le monde changeait radicalement. J’aime bien aussi l’ambiance musicale de ce roman un peu nostalgique  genre « je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître »…

L’intrigue est, comme dans tous les autres livres de Peter Robinson, bien menée ; le décor bien mis en place sans que les descriptions ne deviennent ennuyeuses. Belle écriture agréable et précise. On retrouve Alan Banks comme un vieux copain impliqué de nouveau dans une drôle d’enquête. La surprise, c’est l’enquête menée par l’inspecteur Chadwick en 1969 qui vient s’intercaler en flashbacks intrigants.

Je n’en dis pas plus sur l’histoire mais ce livre fait un pont dans le temps entre deux époques et rend tout à fait l’ambiance de la fin des sixties…

Bravo, Peter Robinson

Passionnément

 

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Simisola / Ruth RENDELL

Il n’y a que dix huit personnes noires vivant à Kingsmarkham. L’une d’entre elles est le médecin privé de Wexford, Raymond Akando. Lorsque ce dernier appelle l’inspecteur au secours parce que sa fille Mélanie vient de disparaître. Wexford se lance dans une traque pleine de fausses pistes et de rebondissements, où le mystère s’épaissit à mesure que le lecteur croit le voir s’éclaircir. A partir de l’investigation sur le cas apparemment simple d’une disparition, Ruth Rendell construit une intrigue d’une complexité croissante où la dimension sociologique s’imbrique étroitement au puzzle romanesque. La petite ville de Kingsmarkham a bien changé depuis les premières enquêtes de Wexford : le chômage, les sans-abris, les préjugés raciaux tissent une toile de fond qui transforme l’atmosphère du suspense et conduit Wexford à enquêter sur ses propres zones d’ombre en même temps qu’il démêle l’écheveau d’une intrigue nourrie des sentiments les plus noirs de ses contemporains

L’auteur

Fille d’un couple d’enseignants, Ruth RENDELL découvre très tôt la littérature. A 18 ans, elle gagne sa vie comme reporter et fondera même un journal qui ne durera pas. Elle épouse un journaliste Don Rendell en 1950 et un enfant naîtra de ce mariage. Elle écrit tout d’abord une demi-douzaine de romans (comédie de mœurs, fresque historique) qui ne trouvent pas d’éditeur et c’est quand elle s’essaie au roman policier, sur les conseils de son mari, qu’elle trouve enfin sa voie. Son secret : de multiples personnages, une fin imprévisible, voilà ce qui vous attend à la lecture de ses livres. Ruth Rendell est passée maître dans la peinture psychologique du mauvais côté de ses semblables. Elle écrit également des thrillers psychologiques sous le nom de Barbara VINE.

Ruth Rendell a été anoblie, elle siège à la Chambre des Lords dont elle est membre à vie.

 

Dans l’œuvre de Ruth Rendell, j’aime particulièrement quelques livres mettant en scène l’inspecteur Wexford, personnage attachant doté d’une famille qui joue un rôle important dans sa vie, et qui se remet souvent en question. Mais c’est celui-ci que je préfère car il va droit au cœur !

D’autres enquêtes de l’inspecteur Wexford :

– Espèces protégées (Road Rage)

– Sans dommage apparent (Harm Done)

– Promenons-nous dans les bois (The Babes in the Wood)

– Tu accoucheras dans la douleur (End in Tears)

– Ni chair ni sang (Not in the Flesh)

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Classé dans Littérature anglaise