Archives de Tag: Relations parents – enfants

La nuit retient ses fantômes / Shashi DESHPANDE

Deshpande Sahshi - La nuit retient ses fantômesQu’est-ce qui pousse Sarita, jeune femme mariée et mère de deux enfants, médecin dévoué et respecté, à quitter Bombay pour chercher refuge dans la maison de son père ?

«Pourquoi es-tu toujours vivante ? Pourquoi n’es-tu pas morte ?…» Les années ont passé, mais Sarita se rappelle encore les paroles accusatrices prononcées par sa mère quand, petite fille, elle a été incapable de sauver son frère de la noyade. Sa mère est morte, maintenant. Une mère dominatrice, aigrie, blessée par la disparition de son plus jeune enfant. Une mère indienne, dévouée aux tâches quotidiennes, ostensiblement obéissante, attachée aux rituels et au respect des images. Une mère qui avait refusé de bénir sa fille pour son mariage avec Manohar, jeune poète charismatique, à l’avenir prometteur.

Ce retour vers la petite ville de son enfance sera, pour Sarita, l’occasion de retrouver son père, féru des valeurs de l’Inde traditionnelle. Comment lui faire face avec ses émotions et ses angoisses de femme moderne ?

La confrontation de l’héroïne avec les « fantômes de la nuit » l’amènera à repenser toute sa vie, sa famille comme son métier, en même temps que les rapports entre hommes et femmes dans son pays, aux prises avec les difficultés économiques et la violence sociale.

L’engagement de l’auteur, convaincue que le développement de son pays passera par les femmes, ainsi que la grande qualité littéraire de ce roman, le premier traduit en France, font de Shashi Deshpande l’un des plus grands écrivains contemporains de l’Inde.

 

Un récit intimiste tout en demi-teintes… La difficulté pour les femmes de sortir du carcan de la société patriarcale malgré les études, la manière de vivre qui change, reste une culpabilité larvée difficile à surmonter…

Un beau livre!

passionement

 

 

Deshpande SashiNée en 1938 en Inde du Sud, fille d’un célèbre écrivain de langue kannada, Shashi Deshpande raconte depuis plus de trente ans ces femmes qui rompent le silence et s’éveillent à la conscience, dans des romans qui « représentent le cœur même de l’Inde ». Ses œuvres sont disponibles dans presque tout le monde occidental, en anglais ou en traduction, et elle a reçu toute une série de prix littéraires.

http://www.editions-picquier.fr/auteurs/fiche.donut?id=266

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Classé dans Littérature indienne (anglophone)

La maison où je suis mort autrefois / Keigo HIGASHINO

maison-suis-mortSayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette de trois ans qu’elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d’elle au berceau, faisant ses premiers pas…

Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l’y accompagner.

Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L’entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d’enfant, ils trouvent le journal intime d’un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d’événements tragiques…

Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D’une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous.

 

J’ai été interpellée par le titre. La 4e de couv. m’a donné envie de lire ce livre… J’y suis entrée et j’ai été happée par cette histoire étrange où l’auteur explore l’influence de l’enfance sur la vie de l’adulte et invite le lecteur à un huis-clos inquiétant qui tient en haleine jusqu’à la fin et où la maison et les morts sont des personnages aussi importants que les vivants…

Un beau roman noir, un auteur à suivre… passionement

KeigoKeigo HIGASHINO

Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Auteur prolixe, il est extrêmement populaire au Japon où ses derniers polars se sont vendus à près d’un million d’exemplaires.

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Quitter le monde / Douglas KENNEDY

« Je ne me marierai jamais et je n’aurai jamais d’enfants ».

Lorsqu’elle prononce cet arrêt, Jane a 13 ans. Le lendemain matin, son père aura fait ses valises. Hasard ? Coïncidence ? La culpabilité ne s’embarrasse pas de ces questions : toute sa vie, Jane s’en mordra les doigts. De Harvard à Boston, des belles lettres aux manipulations boursières, tout ce qu’elle touche se dérobe, tout ce qu’elle aime lui échappe. Et lorsque, enfin, la vie lui fait un cadeau, c’est pour le lui reprendre aussitôt.

Alors Jane n’a qu’une obsession : fuir, n’importe où, hors du monde. Mais à vouloir le quitter, c’est lui qui vous rattrape.

Un excellent roman sur un sujet difficile. Je me suis demandée comment un homme pouvait avoir si bien compris les réactions d’une femme… Si je n’avais pas su le nom de l’auteur, j’aurai parié sur une romancière… De ma part, c’est un éloge à Douglas Kennedy !

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Classé dans Littérature américaine (USA)