Lord John Grey / Diana Gabaldon

1 – Le Club Hellfire (in Une odeur de soufre)
2 – Une affaire privée
3 – Le succube (in Une odeur de soufre)
4 – La Confrérie de l’épée
5 – Le soldat hanté (in Une odeur de soufre)
6 – Le prisonnier écossais

Présentation de l’éditeur (Une affaire privée) :

Londres, 1757. Par une belle matinée de la mi-juin, John Grey émerge de son club de gentlemen, le Beefsteak, en plein désarroi. Jeune aristocrate et haut gradé de l’armée de Sa Majesté britannique, il vient d’assister à une scène on ne peut plus  » shocking « … Ses efforts pour éviter un scandale susceptible de détruire sa famille sont toutefois interrompus par une affaire plus urgente encore : la Couronne le charge d’enquêter sur le meurtre brutal d’un compagnon d’armes, soupçonné de haute trahison. Contraint de mener de front les deux investigations, le major Grey se trouve emporté dans un réseau de traîtrises politiques et sentimentales qui touche toutes les strates de la société… et menace tout ce qui lui tient à cœur. Des lupanars sordides du monde de la nuit aux salons d’apparat de la noblesse en passant par les entrepôts de la puissante Compagnie des Indes orientales, lord John se lance sur la piste d’un mystérieux valet de pied et d’une non moins intrigante femme en robe de velours vert…

Extrait :

On ne peut jamais être complètement sûr que l’âme d’un pécheur est allée en enfer. Les voies du Seigneur sont impénétrables aux simples mortels que nous sommes. Pour autant que nous sachions, ce pauvre Tim O’Connell pourrait bien s’être repenti au dernier instant, avoir fait acte de contrition et avoir été emporté tout droit aux cieux dans les bras d’un ange !

Mon avis :

D’abord, heureusement que dans « Le prisonnier écossais », la préface s’intitule « Une chronologie des romans : lequel lire et quand? » sans cela je crois que je me serais perdue dans les entrelacs du Temps…
En effet, la série de romans de Lord John Grey est un Spin-off de la série Outlander dont j’ai lu les cinq premiers romans il y a quelques années et où j’avais déjà eu quelques difficultés pour m’y retrouver suite à la fantaisie des éditeurs français qui découpent les livres différemment de l’édition originale ce qui vous embrouille dans la numérotation et fait que vous vous retrouvez dans la situation d’un chat emmêlé dans une pelote de laine…
Enfin ici, c’était plus clair donc j’ai décidé de commencer par cette série avant de m’attaquer de nouveau à Outlander…

J’aime beaucoup le personnage de Lord John Grey, gay avant l’heure dans un temps où cela pouvait signifier une condamnation à mort, vivant sa vie au jour le jour avec fatalisme et humour, aimant la justice et l’honneur. Ces romans et nouvelles m’ont beaucoup amusée et l’écriture est fluide et agréable. Le cadre historique est, je crois, bien rendu et une pointe de fantastique me plaît infiniment…

Pour ceux qui aiment l’Histoire, l’aventure et l’amitié, vous allez adorer…

Poster un commentaire

Classé dans Littérature américaine (USA)

Gallica / Henri Loevenbruck

1 – Le louvetier
2 – La voix des Brumes
3 – Les enfants de la veuve

Présentation de l’éditeur :

1154 : imaginez une France de légende, nommée Gallica…
Dans le comté de Tolsanne, on raconte que, pendant la nuit de la Saint-Jean, un jeune homme marcha dans les flammes pour sauver un loup du bûcher. Son nom était Bohem, le fils du louvetier.
Quatre ans plus tard, sa vie bascule : son village et sa famille sont massacrés par de mystérieux guerriers.
Terrorisé, il s’enfuit, traqué par des forces sanguinaires dont il ne sait rien.
Sur les routes de Gallica, Bohem rencontre alors les Compagnons du Devoir, jeunes artisans qui parcourent le pays et dont l’étonnante fraternité lui vient en aide. En chemin, il apprend qu’il est devenu l’objet de toutes les convoitises politiques et religieuses du royaume. Il doit échapper au roi de Gallica, à la Milice du Christ et à un ennemi inconnu qui semble tout savoir de ses origines : le Sauvage.
Face au danger, Bohem s’efforce de comprendre pourquoi on le pourchasse et découvre sa surprenante affinité avec les Brumes, ces créatures légendaires, ces licornes, ces loups que les hommes exterminent. Or Bohem le devine : son destin est caché dans le secret des loups.

Extraits :

Je suis seul. Le temps s’est arrêté. Autour de moi, une vaste plaine et un beau ciel azuré. Les nuages sont figés. Le vent ne souffle plus. Je ne vois pas mes mains. Je ne vois pas mon corps.
Derrière moi. Une présence. Je me retourne. Lentement. Et je le vois. Le loup. Le loup gris. Je reconnais son pelage. Je crois même que je reconnais ses yeux.
Il est magnifique. Debout sur un rocher. Penché vers moi comme s’il voulait lire dans mon âme. Quelque chose est gravé sur le rocher. Sous ses pattes. Deux phrases. Je ne peux pas les lire. Je ne sais pas.
Le loup se retourne. Je comprends tout de suite. Il veut que je le suive. Il avance. Je flotte. Je traverse l’espace, peut-être le temps. Je ne sais à quelle vitesse nous avançons. La plaine, le ciel, tout devient flou. Les distances semblent s’étirer. Et je parviens à suivre le loup. Mon loup. Sans réfléchir. Comme si je connaissais déjà son chemin. Il est mon guide.
Je n’ai qu’à suivre la voie que m’ouvre la Brume.
Soudain elle disparaît. Le monde autour de moi s’éteint et se rallume, plusieurs fois, comme si je clignais lentement des yeux. Il n’y a toujours pas un bruit. À peine le battement de mon cœur. Bat-il vraiment ?
Je suis devant une forêt. Le long tapis d’herbe s’arrête à quelques pas, au pied d’un mur d’arbres touffus. J’attends. Je sais que je ne suis pas là par hasard. C’est mon loup qui m’a guidé. Et il sait où je dois me rendre.
Une silhouette se dessine à la lisière de la forêt. Une figure qui apparaît à l’orée du bois. Un homme. De petite taille. Haut comme un enfant. Fort. Il sort de l’ombre des arbres. Je le distingue mieux à présent. Il a une longue barbe blanche qui descend sur son ventre rond. Sur son dos, il porte un étrange instrument que je ne connais pas. Il est vêtu d’une cotte de mailles et d’une armure de cuir. À sa taille, il porte une courte et splendide épée. Et sur sa tête, un chapeau marron orné d’une longue plume d’oie blanche.
Il s’avance. Il sourit. On dirait qu’il me reconnaît. Mais je ne l’ai jamais vu, moi. Pourtant, j’ai l’impression de le connaître aussi. De l’avoir toujours connu. Comme un frère
.

La mémoire de la terre est étrangère à celle des hommes. On croit tout connaître de l’histoire et du monde, mais il est des âges anciens où vivaient encore mille merveilles aujourd’hui disparues. Seuls les arbres se souviennent, et le ciel et le vent...

Mon avis :

Cette trilogie est une suite dans un autre pays de « La Moïra » mais qui peut se lire seule si on le souhaite. Maintenant, on comprend mieux certains passages si on a lu « La Moïra » avant.
J’ai beaucoup aimé, plus que « La Moïra » pour moi, j’ai trouvé Bohem plus touchant qu’Aléa et j’ai apprécié ses amis les Compagnons du Devoir qui l’aident dans sa quête. On retrouve aussi le Nain Mjolln dont on avait fait la connaissance dans « La Moïra » et les loups qui accompagnaient déjà Aléa.
Ici aussi, l’histoire fait la part belle aux légendes et à l’amitié et l’amour… Ici aussi, ce n’est que du bonheur… 💙

Pour tous les amateurs de Fantasy, de contes et de légendes, foncez…

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

La Moïra / Henri Loevenbruck

1 – La louve et l’enfant
2 – La guerre des loups
3 – La nuit de la louve

Présentation de l’éditeur :

L’enfant s’appelle Aléa…
Jeune orpheline de treize ans, elle hérite involontairement d’un don étrange et se retrouve alors au centre d’intrigues qui la dépassent. Sur l’île de Gaelia, nombreux sont les politiciens et les religieux qui convoitent cette puissance ; nombreux sont ceux qui redoutent cette élue aux facultés uniques, qui pourrait changer la face du monde… 
Alors qu’au sud, une armée est en marche pour reconquérir l’île volée à ses ancêtres, la jeune Aléa a désormais de nombreux ennemis : les Soldats de la Flamme, des fanatiques religieux qui voient en elle un nouveau danger, le Conseil des druides, qui lui envient son pouvoir, ou encore les terribles guerriers de Maolmôrdha…
Prise au cœur d’un conflit colossal, Aléa fuit la mort qui la traque sans pitié. La meute de ses poursuivants grandit de jour en jour. Le moment est proche où elle devra faire volte-face pour affronter son destin. Dans l’ombre, tel le reflet d’un miroir, Imala, une louve solitaire, vit une aventure étrangement parallèle à celle de la jeune fille. Leurs existences sont-elles liées ? Leurs avenirs respectifs sont encore flous, mais une destinée unique attend la louve et l’enfant.

Extraits :

« La mémoire de la terre est étrangère à celle des hommes. On croit tout connaître de l’histoire et du monde, mais il est des âges oubliés où se croisaient encore mille merveilles aujourd’hui disparues. Seuls les arbres se souviennent, et le ciel et le vent. Et si un soir d’été, l’âme bienveillante, vous vous allongez dans l’herbe et vous les écoutez le cœur ouvert, vous entendrez peut-être cette histoire d’un autre temps, au pays de Gaelia ; celle de la louve blanche et de l’enfant qu’on appelait Aléa. »

« Les guerriers tuathanns, comme une armée de fourmis, sortaient du sol les uns derrière les autres, le torse nu et les jambes couvertes de fourrure fauve, se préparant à l’assaut. La vie sous terre avait rendu leurs yeux rouges et sombres, et leur regard perçant. Ils avaient enduit leurs peaux claires de peintures aux armes de leurs clans, et leur silence, que seul brisait le claquement de leurs fourrures dans les caprices du vent, était plus terrifiant que mille vacarmes. »

Mon avis :

La Moïra = Le Destin
Une belle aventure dans une Irlande de rêve et de légende qui se nomme Gaelia. En suivant Aléa, on découvre les différents peuples qui se partagent l’île. L’héroïne est attachante et quoiqu’elle semble évoluer fort rapidement de gamine à jeune femme, on y croit ! Tous les autres personnages sont aussi bien crédibles en « bons » et « méchants » 😉 et c’est tout à fait ce qu’on attend de ce genre de roman et ce n’est que du bonheur…

Pour ceux qui ont aimé les contes et les légendes, je le recommande…

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

Leodiensia Data / Jean-Marc De Vos

Présentation de l’éditeur :

Latran’s, une étrange société mêlant finances et hautes technologies, cherche à recruter à n’importe quel prix Yolaine Starstievitch, jeune et brillante mathématicienne spécialiste des systèmes chaotiques. Goliath Stilton, ancien taulard rangé depuis des années, désire seulement vivre en paix. Du jour au lendemain, sans comprendre ce qui lui arrive, il se retrouve dans le collimateur d’une bande de tueurs lancés à ses trousses et ne doit la vie qu’à des inconnus qui, dans l’ombre, le protègent. En 2021, Liège, la Cité Ardente devient soudainement le théâtre d’un conflit dont l’origine remonte à l’an mil. L’énigmatique Père Dimitri et l’excentrique milliardaire Alexis Del Marmol semblent penser que Yolaine en détient la solution. Ils ne sont pas les seuls… Dans ce roman d’anticipation s’entremêlent polar, thriller, légendes et sociétés secrètes. Mais est-ce vraiment de l’anticipation? 

Extrait :

« Comme toujours au pied de la cathédrale, lorsque brillaient trois rayons de soleil, les terrasses des bistrots étaient prises d’assaut par une faune hétéroclite mêlant shoppeuses, étudiants, touristes et badauds. Dans le joyeux brouhaha ambiant, Alexis et Yolaine trouvèrent facilement une table libre, avec une jolie vue sur la fontaine de la Vierge. La jeune mathématicienne contemplait son improbable vis-à-vis. Il ressemblait un peu à Buffalo Bill : il arborait une longue chevelure blanche et une barbe « impériale », une large moustache horizontale surplombant une barbiche. À l’évidence, lui non plus n’affichait pas une tête à travailler dans une banque, d’autant qu’il venait de commander un chocolat chaud alors que la température excédait vingt-cinq degrés. Quoique le chocolat chaud et la finance aillent peut-être bien ensemble, elle n’en savait rien. »

Mon avis :

Voici un thriller ésotérique intelligent et « page turner » avec de l’action et des péripéties passionnantes qui se situe dans un futur (très) proche. Le découpage où les années s’entrechoquent est un peu déconcertant au départ mais on s’y fait très vite.
Je suis liégeoise donc le cadre du roman m’interpellait et pourquoi pas ? On voit sa ville autrement et c’est un plaisir de plus…

Un petit (210p.) roman bien ficelé et tout à fait plaisant à lire…
J’ai bien aimé !

Pour tous ceux qui ont aimé le « Da Vinci Code » ou « Labyrinthe » de Kate Mosse, par exemple…
Un auteur à suivre…

Poster un commentaire

Classé dans Littérature belge (francophone)

L’Ambassadeur / Jean-Marc De Vos

Présentation de l’éditeur :

Depuis six siècles, aux limites du système solaire, l’armada des cargos murides attend l’autorisation du Haut Conseil Galactique d’occuper la Terre et, accessoirement, d’exterminer les Humains. Bien malgré lui, Derek Mali, le géant berbère, chef de cabinet du secrétaire général des Nations unies, est chargé d’entamer avec ces entités des négociations pour le moins désespérées.
Remarqué à cette occasion par la toute puissante Guilde des Ambassadeurs, Derek se retrouve propulsé au cœur d’un complot qui ravage la Galaxie depuis près d’un milliard d’années. 
Balloté par des forces qui le dépassent, Derek Mali arrivera-t-il, au fil de rencontres exotiques à travers la Voie lactée, à découvrir qui se cache derrière la Malédiction et ainsi venger celle qu’il aimait ?

De la Science-Fiction « classique » avec un héros, des héroïnes, des extra-terrestres, une intrigue, des rebondissements, un complot galactique, de l’humour, de l’amour, des morts et une chute, tout cela emballé dans 432 pages d’un roman « one-shot ».

L’auteur :

Enfant du baby-boom, élevé dans l’insouciance des trente glorieuses, Jean Marc De Vos a nourri son imaginaire dans les textes des maîtres de l’âge d’or de la science-fiction. 
À l’heure de la retraite, pas trop loin de sa Cité Ardente natale, il s’est posé dans les campagnes de Hesbaye où, lorsqu’il n’écrit pas de roman, il s’adonne au Ukulélé. 

Mon avis

Au début, on n’est pas très loin dans le temps (2062) mais on va partir très loin dans l’espace…

Première partie :
C’est la grande aventure, les Terriens vont apprendre qu’ils ne sont pas seuls et que leur Terre est menacée par un envahisseur potentiel. On découvre beaucoup de civilisations différentes (l’auteur a une belle imagination), une sorte de conseil galactique, des règles qui s’appliquent à toutes les civilisations même si elles ne sont pas au courant…
Derek Mali se retrouve Ambassadeur de la Terre sans l’avoir vraiment cherché !

Deuxième partie :
Puisqu’il s’est bien comporté dans ce premier dilemme, Derek est recruté par la Guilde des Ambassadeurs et va se trouver catapulté dans une aventure (spatiale) qui l’emmènera aux confins de la galaxie pour éclaircir le mystère d’une malédiction à l’échelle galactique.

Le tout est un mélange détonnant qui m’a fait penser au Cycle de Tschaï de Jack Vance (avec plus de femmes :), aux Quatre Fantastiques et aux films de James Bond…
Je me suis vraiment bien amusée et j’ai trouvé ce roman très réussi !
Pour tous ceux qui aiment la SF Space Opera…

Poster un commentaire

Classé dans Littérature belge (francophone)

La machine de Dieu / Bernard Roux

Présentation de l’éditeur :

A des années et des années-lumière de la Terre, une civilisation très avancée crée une intelligence artificielle surpuissante. Cette démence calculatoire a cependant une contrepartie : privée d’attache corporelle, elle ne peut gérer seule ses angoisses existentielles. D’un bout de l’Univers à l’autre, elle va chercher, parmi toutes les formes de vie connues, une créature en qui placer sa confiance – une confiance aveugle, absolue, totale. Une confiance fusionnelle d’où pourrait bien découler la connaissance absolue des lois de l’Univers. Et puis moi dans ce délire interstellaire. Moi, Pierre Plon, marié, quatre enfants, perdu quelque part dans l’Est parisien.

Extraits :

« C’est difficile de vivre éternellement avec des questions sans fin. Moi, j’en suis à ne même pas savoir si j’existe… A quoi ça sert de vivre ? On se donne des buts : la fortune, le talent, le génie, que sais-je ? Pour quoi faire ? Disparaître au bout de quelques malheureuses décennies avec toutes ses joies, ses peines, ses efforts, ses victoires, ses déchirures dans une indifférence générale du monde? Sans avoir pu partager tout ça ? Sans avoir servi à rien ? Comment tu fais, toi ?
— Comment je fais quoi ?
— Comment tu fais pour savoir que tu existes ?
— Je n’y pense pas.
— Voilà exactement ce à quoi je n’arrive pas.
— As-tu essayé ?
— Non.
— Essaie de le faire pour moi alors ! Essaie de te dire que tu vis pour moi. Ce n’est pas pire qu’autre chose, tu sais. Et peut-être qu’ainsi, tu arrêteras de tourner dans ta tête des questions stériles sans réponse.
— Je me marie avec toi et en échange je suis heureux ?
— Tu es heureux parce que tu sais pourquoi tu vis, oui. »

« L’Univers.
Son infinité éternelle, cataclysmique.
Un chaos incommensurable de milliards de galaxies
tourbillonnantes. Des géantes bleues, des naines jaunes, des pulsars violets, des trous noirs, d’innombrables soleils ; du gaz, de la matière, du vide, de la lumière. Des dimensions inconnues, une structure insondée.
Entre étoiles à neutrons et matière noire, le mystère de son immensité fascine et terrifie notre conscience.
L’Univers. Et sa bulle observable depuis la Terre.
La Terre.
Le centre du monde durant des siècles d’histoire humaine. La seule, l’unique, l’irremplaçable, la magnifique planète bleue. »

Mon avis :

Dès le début, on fait connaissance avec un enfant (Pierre) qui se pose beaucoup de questions sur la vie en regardant les étoiles. Et qui ne s’est pas posé ce genre de questionnement à un moment de sa vie? Aussi on s’accroche au personnage qu’on va suivre dans sa vie jusqu’au jour où il est enlevé par un OVNI…

Ensuite… Il est difficile de parler de la suite sans dévoiler trop de ce livre pour le futur lecteur, je me bornerai à dire que l’idée m’a vraiment plu, et que, bien que certaines parties m’aient paru longues, elles sont indispensables à la compréhension de l’ensemble du livre…

Je connais le rapport entre les maths et beaucoup de choses dont la musique ici l’auteur nous parle de ce rapport avec l’Univers.
On se surprend à penser « Et si… »


Un premier roman plein de promesses que j’ai lu avec beaucoup de plaisir et d’intérêt…

https://www.facebook.com/Lamachinededieu/

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

Blues pour trois tombes et un fantôme / Philippe Marczewski

Présentation de l’éditeur

On n’habite jamais une ville, seulement l’idée que l’on s’en fait. C’est l’imaginaire et la mythologie, le territoire mental de chacun, qui se surimposent à la ville réelle. Dans ce premier livre, Philippe Marczewski dérive dans le pays qui est le sien depuis son enfance. Ce pourrait être Sheffield, Amiens, Essen ou Gênes. Ce pourrait être n’importe quelle ville. C’est Liège, ses banlieues et sa campagne limitrophe. Passant d’une antique chênaie arrachée à des terrils devenus collines boisées, d’une montagne en escalier d’où l’on aperçoit presque la mer à des usines spectrales se découpant sur l’horizon forestier, l’auteur écluse des bières dans la banlieue rouge, foule la tombe anonyme d’un guitariste de génie, bouscule le fantôme d’un Chet Baker émacié, et se laisse emporter par la mélancolie nocturne d’un fleuve encagé. Ici les Grands Hommes ne sont pas statues mais formes à peine visibles, corps tapis dans l’ombre, fumées évanescentes.
Avec ce récit qui rappelle Henri Calet, Jean-Paul Kaufman («Remonter la Marne»), Philippe Vasset ou le psychogéographe anglais Iain Sinclair, Philippe Marczewski dessine la géographie intime d’une ville et de ses habitants, passés et actuels.

Extraits

« Liège est une île qui fit naître une île en son sein, Outremeuse, dont on disait qu’elle était si insulaire que même le wallon y était différent de celui qui se parlait de l’autre côté de la Meuse, et y avait fait naître son folklore et ses mythes populaires. Le cœur identitaire de Liège est une île sur une île isolée dans des mers hostiles. Comment s’étonner que s’entretienne un sentiment diffus d’être seuls, non pas contre tous, mais différents de tous, satisfaits de l’entre-soi, à jamais frustrés d’une puissance perdue, se sentant méprisés par Bruxelles, humiliés par Namur, usurpatrice de l’absurde titre-croupion de capitale wallonne, et gouvernés par des imbéciles, que pourtant on réélit sans cesse. Les Liégeois s’exportent mal. Vont-ils vivre ailleurs que se révèlent leur amertume et le mal du pays, ils se clament Liégeois partout où ils vont, peu enclins à trouver dans les villes voisines un quelconque intérêt, si peu curieux de ce qui se vit et se crée ailleurs si cet ailleurs ne vient pas à eux ; ils sont certains que leurs soirées sont plus douces, leurs fêtes plus festives, leurs bières meilleures. Qu’une convivialité surnaturelle relie les hommes et les femmes dans une chaleur humaine sans égale. »

« Elle s’est constituée en poche d’indépendance face à l’Empire germanique, à la France, aux Pays-Bas, espagnols et face aux Bourguignons, et toujours fut piétinée, bombardée, incendiée et mise à sac, passant d’une domination à une autre et toujours, malgré tout, s’est assurée son lot de puissance territoriale en étendant sa loi sur une vaste principauté. Et cette longue histoire de guerres, de trahisons, de massacres et de luttes pour la liberté a fait d’elle une île au milieu des empires. On venait y faire imprimer ce qui ailleurs était censuré. On venait s’y former auprès des maîtres dont les enseignements étaient, ailleurs, interdits. On l’appela Nouvelle Athènes et elle le crut, et le croit encore, mille ans plus tard. »

« (…) Il pose son convoi de fortune au coin de la rue, bricole sans attendre les boutons de l’ampli et lance à toute berzingue un couinement de synthé plaqué sur un boum-tchac binaire, embouche le sax et immole « What a wonderful world », on se voit soudain dans la salle d’attente d’un service de soins palliatifs, le taux de sucre dans l’air devient mortel, si j’avais ce qu’il me faut, je me ferais, sans délai, un shoot d’insuline (…)« 

Mon avis

Liège, la Ville, ma Ville…
Idée préconçue, je croyais au départ acheter un roman (pourquoi? je ne sais pas, j’avais vaguement entendu – à la radio? – quelque chose qui m’y avait fait croire). Et voilà, le livre est étiqueté « récit » mais c’est bien plus que cela, c’est, je crois, une histoire d’amour pour sa – ma, peut-être notre – ville…
Il y a de tout dans ce livre : de l’Histoire, des histoires, de la géographie, de la musique, des amis, des cafés, des souvenirs, de l’humour aussi, un fleuve, des immigrés… (vous remettez tout cela dans l’ordre qui vous plaira)

En dix récits, Philippe nous présente SA ville.
Une promenade la traverse, de Chokier à Herstal. Chaque endroit est peuplé d’Histoire, histoire de l’industrie et surtout histoire des gens, riches ou pauvres, qui ont fait Liège.
Il y a aussi des souvenirs d’enfance, dans les endroits qui l’ont vu grandir…
Une promenade avec un copain photographe dans des endroits improbables…
Le jazz et quelques musiciens légendaires qui ont hanté les rues (et les bistrots) de Liège à une déjà lointaine époque…
Tout un monde perdu dans les brumes du temps…

Grâce à ce livre, j’ai redécouvert des choses que je connaissais pourtant et je sais à quel point j’aime cette ville MA Ville…

Que vous soyez de Liège ou pas il faut lire ce bouquin et, pour les Liégeois, ça rend heureux de l’avoir chez soi !

Poster un commentaire

Classé dans Littérature belge (francophone)

Wang / Pierre Bordage

1 – Les portes d’Occident
2 – Les aigles d’Orient

Présentation de l’éditeur :

XXIIIe siècle. Un infranchissable rideau protège l’Occident des empires voisins. Wang, jeune Chinois de dix-sept ans, vit avec sa grand-mère dans un quartier misérable de Grand-Wroclaw en Silésie, une des sous-provinces de Sino-Russie administrées par les néo-triades.
Parce qu’il a transgressé la loi d’Assöl le Mongol, un parrain de clan, Wang n’a d’autre choix que de prendre le chemin de l’exil. Car une porte s’ouvre parfois dans le Rideau à Most, en Bohême. Mais qu’arrive-t-il aux émigrés en Occident ? On parle d’esclavage ou pire encore ; on dit aussi qu’ils sont contraints de s’affronter dans des arènes comme les gladiateurs des jeux du cirque. Nul n’en est revenu pour témoigner… 

Déjà Grand Prix de l’Imaginaire et prix Julia Verlanger avec Les Guerriers du silence, pris Cosmos 2000 pour La Citadelle hyponéros, Pierre Bordage a obtenu le prix Tour Eiffel de science-fiction avec Wang.
En voici une nouvelle édition en un seul volume, avec dix illustrations originales de Gess.

Extrait :

« Malgré les nuages bas, malgré la neige qui tombait désormais en abondance, le REM se dressait devant eux dans toute sa majesté. Du ciel il n’avait pas seulement la couleur mais, bien qu’il fût vertical, bien qu’il fût délimité en bas par le tapis neigeux et en haut par le manteau nuageux, il donnait la même impression d’infini, d’insondable. Ses émulsions ressemblaient à des insectes photogènes et fourmillants, et son grésillement se transformait en un bourdonnement grave qui évoquait la rumeur d’un gigantesque essaim. D’une cinquantaine de mètres de hauteur – pourquoi si haute ? se demanda Wang, une ouverture de trois mètres aurait largement suffi…-, la porte ne s’embarrassait d’aucun chambranle, d’aucun fronton, d’aucune fioriture.« 

Mon avis :

Il me faut préciser que c’est une relecture, j’ai lu ce livre pour la première fois en 2006 et il m’avait déjà beaucoup plu.
Wang se lit comme une ballade épique, c’est d’ailleurs la spécialité de Pierre Bordage d’écrire ce genre. J’ai aimé l’histoire, la belle écriture, le héros (Wang), les personnages secondaires (aimables ou détestables mais crédibles), la critique inspirée et visionnaire de notre monde (encore plus lorsqu’on se souvient que ce roman a été écrit fin des années 90 donc il y a plus de 20 ans – comment ne pas penser au mur de Donald T. ?) ; par contre j’ai trouvé certaines parties un peu longues (les guerres uchroniques) et la fin un peu précipitée… et fleur bleue (ce n’est pas que je n’aime pas mais…). Pour moi, la seconde partie est un peu moins forte que la première…
Donc j’aime toujours beaucoup ce roman avec quelques toutes petites réserves.
Pour terminer Pierre Bordage est un écrivain qui prendra une place de premier plan si ce n’est déjà fait.

Si vous voulez lire quelques critiques, voici le lien pour la page des éditions L’Atalante :
https://www.l-atalante.com/catalogue/la-dentelle-du-cygne/wang-9782841721481/

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

Armageddon Rag / George R.R. Martin

Présentation de l’éditeur

Les Nazgûl, un groupe de rock mythique de la fin des sixties, aurait pu devenir l’égal des plus grands si son chanteur, Patrick Hobbins, n’avait pas été abattu par un tireur inconnu lors du concert de West Mesa.
Les Nazgûl dont l’ancien imprésario vient d’être assassiné. Le groupe des Nazgûl a décidé de se reformer après vingt ans de silence et part en tournée pour faire résonner à nouveau le « Rag de l’Armageddon ». Mais, dans l’ombre, on les manipule, et les forces des ténèbres comptent bien utiliser leur « musique à réveiller les morts » pour donner le signal de l’apocalypse. 

Extrait :

« Se réveiller et s’endormir aux accents de l’orgue à vapeur, et n’avoir qu’à baisser les yeux pour voir des gens tourner en rond juchés sur leurs jolis chevaux bariolés. Ils tournent, et tournent, et tournent encore, tout comme nous.
– Et les saisons tournent, et tournent, et les chevaux de couleurs vives montent et descendent, (*) cita Sandy.
– Nous sommes prisonniers du manège du temps, conclut Froggy. »

(*) Joni Mitchell the circle Game
And the seasons, they go round and round , and the painting ponies go up and down. We’re captive on the carousel of time.

Mon avis :

D’abord il faut que j’avoue ceci : après avoir essayé de lire le premier tome de Game of Thrones (Le trône de fer), je n’ai pas aimé. Par conséquent je n’avais jamais lu un autre livre de cet auteur. J’aime la musique, le rock et lorsque j’ai lu par hasard le pitch d’Armageddon Rag, j’ai pensé « Tiens je lirais bien celui-ci, comme ça j’aurai une idée de sa façon d’écrire, en plus c’est un one shot »…
Mais alors une fois commencé, je l’ai lu quasi d’une traite et je pense que c’est un des meilleurs thrillers fantastiques que j’ai jamais lu! Le genre qu’on quitte avec regrets…
Martin est un passionné de musique, et il sait transmettre sa passion… On est totalement immergé dans l’histoire et la musique.
J’ai adoré!

L’intitulé des trois premiers chapitres pour donner une idée…
« CHAPITRE UN
« Those Were the Days » (paroles et musique de Gene Raskin), TRO – copyright © 1962, 1968 Essex Music, Inc., New York. Citation autorisée.
CHAPITRE DEUX
« Bad Moon Rising » (John Fogerty), copyright © 1969 Jondora Music. Citation autorisée.
CHAPITRE TROIS
« Did You Ever Have to Make Up Your Mind ? » (John Sébastian), copyright © 1965, 1966 the Hudson Bay Music Company. Citation autorisée. Tous droits réservés. »


Du coup j’ai acheté Riverdream du même auteur (un autre one-shot tout à fait différent d’après quelques critiques).
A suivre donc…

Poster un commentaire

Classé dans Littérature américaine (USA)

Les survivants de Troie / Michel Honaker

Présentation de l’éditeur :

1 – Le prince sans couronne
Neuf années durant, la cité de Troie résista aux assauts des Grecs. Quand arriva l’été de la neuvième année, les dieux jusqu’alors cléments abandonnèrent les Troyens.
Pourtant, certains survécurent à la destruction de la ville mythique. Voici leur histoire…

2 – La forteresse des oracles
Les Survivants de Troie luttent sans relâche pour ériger une nouvelle cité.  Mais ils doivent à nouveau affronter les maléfices de la déesse Héra pour que la paix triomphe. 
Sous la protection des dieux et des âmes des Troyens morts à la guerre, Énée engage son armée dans un ultime combat.

Extrait :

Ils étaient le dernier sang de Troie. Les survivants. Ils n’étaient qu’un. Jamais autant qu’en cet instant, cette réalité ne s’était imposée à eux.

Mon avis :

L’aventure d’Enée et de son groupe de survivants échappés de la destruction de Troie est moins connue que l’Odyssée d’Ulysse. Michel Honaker nous en fait ici une réécriture aussi réussie que celle de l’Odyssée à laquelle ces deux livres font suite.
Voir : https://ocyaran.wordpress.com/2012/01/01/odyssee-michel-honaker/
De nouveau il sait capter notre attention et nous rendre ses personnages très sympathiques (ou le contraire)…
J’ai beaucoup aimé ces deux livres qui sont tout à fait possibles à lire par de jeunes ados mais que des adultes liront avec le même plaisir!
De belles couvertures de Laurent Beauvallet et Benjamin Hofseth.

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française, Littérature pour la jeunesse