Archives de Tag: Planet Opera

La planète des ouragans / Serge BRUSSOLO

BRUSSOLO PLANETE OURAGANS

1 : Rempart des naufrageurs

2 : La petite fille et le doberman

3 : Naufrage sur une chaise électrique

 

« Le vent se leva au moment même où l’astronef posait son train d’atterrissage sur la piste bétonnée de l’aéroport. À l’instant précis où les grosses ventouses métalliques mon­tées sur vérin entraient en contact avec le sol – agrandissant le réseau de lézardes sillonnant l’aire de stationnement – , le souffle déferla sur les bâtiments, fouettant les lignes sans grâce d’une architecture presque uniquement composée de dômes joufflus percés de meurtrières. »

Sur la planète Santal souffle un ouragan permanent qui arrache les cheveux, scalpe les forêts et aspire les cercueils hors du sol. Un vent râpeux comme du papier de verre, qui fond sur les hommes pour les écorcher vifs. Souffle divin ou démoniaque ? Nul ne le sait, pas même les sectes fanatiques et meurtrières qui prolifèrent sur ce monde infernal, tentant d’imposer leurs croyances barbares…

Planet Opera empreint d’une poésie ténébreuse et chaotique, pour la première fois publié en un seul volume, le cycle des Ouragans vous invite à un voyage sans retour dans l’imaginaire halluciné de Serge Brussolo.

 

Une trilogie reprise en un seul volume dans cet « univers halluciné » de Brussolo. Un de ses meilleurs romans selon moi, où il atteint le lyrisme de l’épopée de Dan Simmons et la finesse de description d’univers de Frank Herbert. Je regrette que Brussolo ait plus ou moins abandonné la SF  pour se tourner vers le thriller ou le roman pour ados… C’est dans la SF qu’il donne vraiment sa mesure !

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Classé dans Littérature française

La château de Lord Valentin / Robert SILVERBERG

Sur la planète Majipoor, un jeune homme s’éveille. Il ne se souvient que de son nom : Valentin.

Au même instant, des fêtes se préparent dans la ville proche : on attend le maître de la planète, le Coronal Lord Valentin. Mais est-il bien celui qu’il paraît être ? Tandis que Valentin découvre auprès d’une troupe de jongleurs son aptitude à leur art, il est hanté par d’étranges rêves : il serait le vrai maître de la planète et le Coronal ne serait qu’un usurpateur. La Dame de l’Ile du Sommeil, la grande Interprète des Rêves qui est aussi la mère de Valentin, peut le confirmer.

Pour parvenir jusqu’à elle, Valentin devra traverser des continents et des océans car Majipoor est immense. Outre les Humains, d’autres races vivent sur Majipoor : les Vroons, les Skandars, les Su-Surehis et les Changeformes, premiers occupants de la planète. Le Coronal n’est pas aimé de beaucoup de gens car depuis quelque temps, il ne prend pas vraiment les bonnes décisions.

La troupe de jongleurs dont Valentin fait désormais partie se rallie à lui. Ils vont l’aider dans la quête aventureuse de son identité d’abord puis de son trône…

 

Majipoor nous invite à un  voyage exotique à souhait. Silverberg nous présente un monde qui recèle toutes sortes de régions différentes et la quête de Valentin est le prétexte à de nombreuses aventures et, bien sûr, il y aura aussi une histoire d’amour !

J’ai beaucoup aimé le caractère du héros qui ne veut pas verser le sang, même de ses ennemis. Pacifiste convaincu, Valentin essaiera jusqu’au bout de convaincre plutôt que de vaincre. C’est un personnage très attachant qui doute souvent et cherche la meilleure solution non pas pour lui mais pour le peuple.

Entrez-y, comme dans un conte de fées, vous n’aurez pas envie d’en ressortir !

CYCLE DE MAJIPOOR

  • 1 : Le château de Lord Valentin
  • 2 : Chroniques de Majipoor
  • 3 : Valentin de Majipoor
  • 4 : Les montagnes de Majipoor
  • 5 : Les sorciers de Majipoor
  • 6 : Prestimion le Coronal
  • 7 : Le Roi des rêves

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Classé dans Littérature américaine (USA)

La trilogie de Skaith / Leigh BRACKETT

1 : Les voix de Skaith (The Ginger Star) – aussi paru sous le titre « Le secret de Skaith »

Quatrième de couverture :

Un homme recherche son père adoptif parmi les diverses sociétés des villes et des villages, des temples et des citadelles, et les diverses sauvageries des plaines et des gouffres, des montagnes et des cavernes, sur une planète lointaine dont le soleil se meurt…

Extrait :

« Ce fut du tender desservant le port spatial de la lune que Stark vit Pax pour la dernière fois; et jamais il ne l’avait vue aussi bien. Pax est la principale planète habitable de Vega. C’est aussi une métropole ; ce monde baptisé avec un espoir si précaire se vante avec orgueil que pas un grain de blé n’y germe et que pas un seul objet utile n’y est fabriqué.

La ville s’élance dans le ciel. Elle s’étend sur tous les terrains et même sur de petites mers. Elle s’enfonce sous le sol, niveau après niveau. De grandes superficies sont spécialement conditionnées et équipées pour des non-humains. Tout vient de l’extérieur. Tout le nécessaire est expédié aux docks lunaires, d’où les tenders de ravitaillement partent pour Pax. Rien ne vit sur Pax, sauf des fonctionnaires, des diplomates et des ordinateurs.

Pax est le centre administratif de l’Union Galactique, fédération de mondes s’étendant sur la moitié de la Voie Lactée et englobant également les mondes insignifiants du système solaire. C’est sur Pax que les millions de problèmes des milliards de gens habitant des milliers de planètes diverses deviennent des abstractions faciles à résoudre, tracées sur des rubans magnétiques, des fiches et d’incroyables quantités de feuilles de papier.

« Un monde de papier, pensa Stark, peuplé de gens en papier. »

Mais ce n’était pas le cas de Simon Ashton. Le temps, et ce qu’il avait accompli en matière d’administration planétaire, lui avaient valu un bureau confortable au ministère des Affaires planétaires et un appartement également agréable dans un immeuble haut de quinze cents mètres. Appartement qu’il pouvait ne jamais quitter, s’il le désirait, sauf pour gagner son bureau sur un des trottoirs roulants. Cependant, comme beaucoup de ses collègues dans ce ministère-là, Ashton n’avait jamais perdu son énergie nerveuse, tendue comme une corde de violon. Il se rendait souvent sur place. Il savait que les problèmes d’êtres vivant dans des endroits bien définis ne pouvaient être uniquement résolus en faisant régurgiter des données à une banque d’ordinateurs.

Ashton était allé sur place une fois de trop. Il n’était pas revenu.

Stark l’avait appris alors qu’il se trouvait sur un des mondes moins policés ne faisant pas partie de l’Union. La vie y était plus agréable pour des hommes comme lui. Il était, selon la vieille expression, un loup solitaire, un homme totalement sans maître dans une société où toute personne respectable appartenait à quelque chose. Stark n’accordait son allégeance que par choix, et généralement contre paiement.

Il était mercenaire de métier; il y avait suffisamment de petites guerres tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union et suffisamment de populations lointaines faisaient appel à ses services pour lui permettre de gagner confortablement sa vie, tout en se livrant à son occupation préférée.

Combattre.

Il s’était battu presque avant de savoir marcher. Né dans une colonie minière de la Ceinture crépusculaire de Mercure, il s’était battu pour rester en vie sur une planète qui n’encourageait pas la vie. Ses parents étaient morts ; ses parents adoptifs étaient des aborigènes sous-humains, arrachant une existence précaire aux vallées brûlantes. Il avait combattu, sans succès, les hommes qui avaient massacré ses parents adoptifs et l’avaient mis en cage, comme une curiosité pleine de hargne. Plus tard, il avait lutté pour survivre en tant qu’homme.

Sans Simon Ashton, il n’y serait jamais parvenu.

Il se souvenait si bien de la chaleur terrifiante, de la douleur d’avoir perdu les siens, des barreaux de la cage, des hommes hilares qui le tourmentaient. Puis Ashton était venu, investi de pouvoirs, son sauveur ; et N’Chaka, l’Homme-Sans-Tribu, avait cédé la place à Eric John Stark.

Deux fois orphelin, Eric-N’Chaka avait, peu à peu, accepté Ashton comme un père. Plus que cela, il accepta Ashton comme un ami. Durant son adolescence il passa énormément de temps avec Ashton car ils étaient très seuls dans les colonies lointaines dans lesquelles on envoyait celui-ci. La bonté d’Ashton, sa sagesse, sa patience, sa force et son affection étaient indélébilement gravés en Stark. Il devait même son nom à son protecteur. Ashton avait fouillé les registres des Mines mercuriennes pour trouver trace de ses parents.

Et maintenant Simon Ashton avait disparu sur le monde d’une étoile rousse située au diable vauvert, dans l’Etrier d’Orion. Un monde tout récemment découvert nommé Skaith dont presque personne n’avait entendu parler, sauf au Centre Galactique. Skaith ne faisait pas partie de l’Union, mais l’Union y avait un consulat. Quelqu’un avait demandé l’aide de l’Union et Ashton était allé sur place.

Peut-être avait-il outrepassé son autorité. En tout cas, ses supérieurs avaient fait de leur mieux. Mais les autorités locales avaient fermé le consulat et refusé de laisser entrer les envoyés de l’Union. Toutes les tentatives pour retrouver Ashton ou apprendre la raison de sa disparition avaient échoué.

Stark avait pris le premier spationef à destination du Centre Galactique et de Pax.

Retrouver Ashton était désormais son seul but. »


2 : Les chiens de Skaith (The Hounds of Skaith)

Quatrième de couverture :

Stark avait vaincu le Chien-Roi Ecorcheur sur la Plaine du Cœur-du-Monde. La meute de molosses télépathes lui obéissait donc. Mais il savait qu’au moindre signe de faiblesse elle serait plus implacable que tous ses autres ennemis sur cette planète hostile. lldann se pencha en avant :   » Les Fallarins sont encore plus puissants que tes Chiens-Démons. S’ils se prononcent contre toi, tu finiras dans les flammes du Bûcher de Printemps. »


3 : Les pillards de Skaith (The Reavers of Skaith)

Quatrième de couverture :

A l’extrémité de l’Etrier d’Orion… Il est un monde agonisant, auprès d’une étoile crépusculaire. Skaith. Un monde de religions et de coutumes étranges, où vivent les Fallarins et les Tarfs, les Errants et les Hérauts, les Chiens et… Eric John Stark, le mercenaire d’outre-monde, l’homme élevé par des créatures à demi-humaines dans l’environnement infernal de Mercure… Tragique et féerique, voici le troisième volet de la Saga de Skaith…

 

NCHAKA l’homme sans tribu, le jeune terrien élevé par les indigènes de Mercure, est un des anciens héros de Leigh BRACKETT qui le promena jadis de Mercure à Mars. Après une éclipse de près de vingt ans elle le ressuscite pour animer la trilogie de SKAITH.

 

Mon avis :

Après « Le Livre de Mars », revoici Eric John Stark, N’Chaka l’homme-sans-tribu, sous la plume magique de Leigh Brackett, cette fois au secours de son mentor, Ashton, disparu lors d’une mission diplomatique.

Skaith, c’est un monde à l’agonie, dont l’étoile est en fin de vie, peuplé par des survivants étranges et dirigé par des entités mystérieuses. Mais Eric John Stark n’est pas le premier humain venu, il est aussi N’Chaka…

Pour ceux qui aiment le genre « Planet Opera », découvrez Skaith, ses peuples étranges, ses paysages crépusculaires – et tout cela au rythme des aventures trépidantes d’Eric John Stark…

J’ai adoré ces trois livres et je regrette qu’il n’y ait pas eu de réédition, je dois donc me contenter de mes trois vieux volumes tout jaunis que je garde précieusement !

Depuis le jour où j’ai écrit cet article, une réédition à enfin eu lieu aux éditions Le Bélial – merci beaucoup ❤ – complétée par deux textes inédits écrits en collaboration par Leigh Brackett, l’un avec son mari Edmond Hamilton et l’autre avec Ray Bradbury… J’ai bien sûr sauté sur l’occasion et ce livre est dans ma bibliothèque!

Toutes les infos sur ce bouquin ici : https://www.belial.fr/leigh-brackett/stark-et-les-rois-des-etoiles

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Classé dans Littérature américaine (USA)