Archives de Tag: Immortalité

Les enfants de Poseidon / Alastair Reynolds

Présentation de l’éditeur :

1 – La Terre bleue de nos souvenirs

22e siècle. Le Mécanisme sait tout. Où vous êtes, à quoi vous pensez. Geoffrey et Sunday Akinya savent que garder un secret peut s’avérer dangereux. Leur famille a profité de l’essor économique de l’Afrique. Eux l’ont rejeté en bloc. Geoffrey travaille sur l’intelligence animale au Kilimandjaro et Sunday mène une carrière artistique sur la Lune, hors de portée du Mécanisme. Mais en mourant, leur grand-mère laisse un secret qui va les lancer dans une course désespérée… sous l’œil impassible du Mécanisme.

2 – Sous le vent d’acier

L’une vit sur Terre dans un monde qui change tandis que l’humanité explore de nouveaux modes d’existence.
L’autre est partie dans l’espace lointain enquêter sur l’ultime périple d’Eunice Akinya et sa découverte d’une science physique révolutionnaire.
La troisième voyage à bord d’un vaisseau générationnel à des années-lumière de la Terre, vers une planète abritant un fascinant labyrinthe extraterrestre.

Toutes trois sont une seule personne : Chiku Akinya, et revêtent une importance capitale pour notre avenir dans l’espace. Et toutes trois sont en grave danger…

3 – Dans le sillage de Poseidon

200 ans après la chute du Mécanisme, la société humaine a recouvré une certaine stabilité. On trouve des colonies sous les océans, partout dans le système solaire et même au-delà. Seule la présence insidieuse des Gardiens menace toujours les voyages interstellaires. Cependant, lorsqu’un message radio apparemment impossible parvient à la planète Creuset, tout change. « Envoyez Ndege » : le message semble provenir d’une région non explorée de l’espace. Qui peut bien en être l’auteur ? Et pourquoi mentionner Ndege Akinya, la scientifique tombée en disgrâce ? Afin d’obtenir des réponses, l’une des expéditions les plus audacieuses de l’Histoire est lancée, s’aventurant plus loin dans l’espace qu’on ne l’avait encore jamais osé…

 

Extraits :

« Il est nécessaire d’évoquer les débuts. Et, avant tout, comprenez bien ceci. Ce qui nous a conduits à cet instant, à cette annonce, ne résulte pas d’une seule et unique cause. Si l’on doit retenir quelque chose, c’est que la vie n’est jamais aussi simple, aussi ordonnée que cela.
On pourrait dire que cela a commencé lorsque notre grand-mère s’est mis en tête d’accomplir un dernier exploit. Ou quand Ocular a découvert quelque chose qui a retenu l’attention d’Arethusa, une tache aux détails intrigants sur une planète orbitant autour d’une autre étoile, et qu’Arethusa s’est sentie obligée de partager cette découverte avec notre grand-mère.
Ou était-ce quand Hector et Lucas ont décidé qu’il ne pouvait pas y avoir la moindre incongruité dans les comptes de la famille, même si, à l’époque, ce détail pouvait paraître insignifiant ? Ou lorsque Geoffrey a été rappelé en plein vol, arraché à son travail avec les éléphants, ramené à la maison par la mort de notre grand-mère ? Ou par sa décision de tout avouer à Sunday et le fait que cette dernière, plutôt que de rejeter son frère, ait choisi la voie du pardon ?
Il se pourrait même que cela remonte à l’instant où, dans l’ancienne Tanzanie, il y a un siècle et demi de cela, un bébé du nom d’Eunice Akinya a inspiré pour la première fois. Ou à la seconde suivante, lorsque ce bébé a poussé son premier cri, inaugurant une vie fondée sur l’impatience. Le monde n’allait jamais assez vite pour notre grand-mère. Elle regardait toujours par-dessus son épaule, lui hurlant après pour qu’il suive le rythme, jusqu’au jour où il l’a prise au mot.
Mais elle n’est pas devenue Eunice immédiatement. Elle est peut-être née en colère, mais ce n’est que lorsque sa mère l’a bercée dans le calme nocturne du Serengeti, sous le trait bien visible de la Voie lactée, qu’elle s’est mise à désirer ce qui était à jamais hors d’atteinte.
Toutes ces étoiles, Eunice. Toutes ces petites lumières de diamant. Tu peux les avoir si tu les veux vraiment. Mais tu dois d’abord être patiente, puis intelligente.
Et elle le fut. D’une patience et d’une intelligence sans bornes. Mais si sa mère avait fait d’elle Eunice, qui avait modelé sa mère ? Soya était née il y a deux siècles, dans un camp de réfugiés, à une époque où existaient encore famines et guerres, sécheresses et génocides. Qu’est-ce qui l’avait rendue assez coriace pour offrir au monde cette force de la nature, cette enfant qui deviendrait notre grand-mère ?
Nous ne le savions pas encore, évidemment. Les rares fois où nous pensions à elle, l’image qui nous venait était celle d’une silhouette froide et sévère qu’aucun d’entre nous n’avait jamais touchée et à laquelle nous n’avions pas même adressé la parole en personne. Depuis son orbite lunaire glaciale, isolée dans la prison de métal et de jungle qu’elle s’était construite elle-même, elle semblait appartenir à un autre siècle. Elle avait accompli des exploits grandioses et merveilleux – changé son monde et laissé une marque humaine indélébile sur d’autres – mais à une époque où elle était bien plus jeune, sans grand rapport avec cette grand-mère éloignée, grincheuse et indifférente. Au moment de notre naissance, ses meilleurs jours étaient derrière elle.
C’est ce que nous croyions, en tout cas. »  – La Terre bleue de nos souvenirs / Alastair Reynolds

 

« – ….Retourner dans la mer est une des plus anciennes aspirations humaines : bien plus vieille et accessible que le simple désir,plutôt enfantin, de voler. Nous n’avons jamais été censés voler, c’est l’apanage d’autres espèces . Mais nous venons tous de la mer.
– Si l’on remonte encore un peu dit Chiku, nous venons de la boue primordiale.» – Sous le vent d’acier / Alastair Reynolds

 

« — Pour Eunice, dit Goma en posant un caillou de la taille d’un poing sur le monticule. Que ces pierres relient sa mémoire à celle de ceux déjà passés dans le Souvenir. Qu’elles lui apportent la promesse des cieux noirs dont elle rêvait et le souvenir de la Terre bleue qu’elle n’a jamais cessé d’aimer. Elle s’appelait Eunice Akinya, et je suis de son sang. On la surnommait Senge Dongma, au visage de lion. Et je rapporterai ce cœur de lion à l’endroit où elle a grandi. » – Dans le sillage de Poseidon / Alastair Reynolds

 

Mon avis :

Cette trilogie, c’est la Saga de la famille Akyani qui a fait fortune grâce à la pugnacité d’Eunice Akyani, l’aïeule qui a lancé « Akyani Space ». Cette famille s’est posée au coeur de l’Afrique, au pied du Kilimandjaro, où se trouve la propriété familiale. Là vivent aussi des éléphants qui vont devenir des personnages importants de l’Histoire…

Cela commence au 22e siècle, l’Humanité a surmonté bien des avanies et est arrivée à une bonne stabilité et des colonies fonctionnent sur la Lune, Mars et un peur partout dans le Système solaire…

Ces livres nous emmènent de plus en plus loin dans l’espace et dans le temps, chaque volume a ses héros (Akyani, bien sûr) certains plus attachants que d’autres mais toujours intéressants.

A lire absolument pour les amateurs de SF et pour ceux qui veulent découvrir un futur plausible, humain, dangereux et merveilleux… J’y suis entrée et j’ai encore du mal à réaliser que j’en suis sortie 🙂 Il y avait longtemps qu’un bouquin de SF ne m’avait pas emportée si loin!

 

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Carbone modifié / Richard Morgan

Quatrième de couverture :

Au 26ème siècle, l’humanité s’est répandue à travers la galaxie. Le Protectorat des Nations unies maintient une poigne de fer sur les nouveaux mondes, avec l’aide de ses troupes d’élite : les Corps diplomatiques. La technologie a apporté ce que la religion ne pouvait garantir ; quand votre conscience peut être stockée dans une pile corticale et téléchargée dans un nouveau corps, même la mort n’est plus qu’un dérangement mineur. Tant que vous avez les moyens de payer…
L’ex-Diplo Takeshi Kovacs avait déjà été tué, avant ; mais sa dernière mort en date a été particulièrement brutale. Injecté à travers des années-lumière, il est réenveloppé dans un corps à San Francisco, sur la Vieille Terre, à la demande d’un riche magnat qui souhaite élucider sa propre mort. La police a conclu à un suicide. Mais pourquoi se serait-il suicidé alors qu’il sauvegardait son esprit tous les jours, certain de revenir parmi les vivants ? Balancé au centre d’une conspiration vicieuse, Kovacs réalise bientôt que la cartouche qui a troué sa poitrine sur Harlan n’était que le début de ses problèmes…

 

Extraits :

«  – Kristin, rien ne change jamais, ai-je dit en montrant la foule du pouce. Il y aura toujours des crétins de ce genre, avalant des modèles de foi livrés tout prêts pour ne pas avoir à réfléchir. Il y aura toujours des gens comme Kawahara ou les Bancroft pour les manipuler et se payer sur leur dos. Des gens comme vous pour s’assurer que le jeu se déroule correctement et que les règles ne sont pas trop violées. Et quand les Maths voudront les violer quand même, ils enverront des gens comme Trepp ou moi pour le faire. C’est la vérité, Kristin. La même depuis ma naissance, il y a cent cinquante ans, et, d’après ce que j’ai lu dans les livres d’histoire, jamais les choses n’ont été différentes. Il vaut mieux s’y habituer. »

«  – Vous avez de la chance, Kovacs.
Ben voyons. À cent quatre-vingts années-lumière de chez moi, portant le corps d’un autre homme durant six semaines de location. Transféré ici pour effectuer un travail que la police ne voulait pas toucher, même avec une matraque électrique.
Si je rate, je retourne au placard.
J’avais tant de chance que j’ai failli me mettre à chanter en poussant la porte. »

 

Mon avis :

Un excellent thriller cyberpunk dans un univers noir à souhait… Un univers riche, complexe, parfaitement décrit… Un détective désenchanté… Bref tous les ingrédients pour passer un bon moment!

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Coyote céleste / Kage BAKER

1699 – En pleine jungle maya, Mendoza et son mentor Joseph se reposent à Nouveau Monde Un, le centre de vacances de luxe pour les agents immortels de la Dr Zeus Incorporated, cette organisation secrète du XXIVème siècle qui s’est donné pour but de sauver les espèces et les oeuvres d’art condamnées à disparaître. Joseph, qui navigua avec les Phéniciens, fut un homme politique athénien, ou encore un prêtre espagnol de l’Inquisition, reçoit une nouvelle mission : sauver de la destruction la tribu précolombienne des Chumash, avant l’arrivée des colonisateurs. Pour cela, il lui faut convaincre tout un village de s’installer dans le futur… Or, si l’organisation sociale des Chumash est précisément ce qui a intéressé Dr Zeus, elle ne va pas lui faciliter la tâche. Joseph prend alors l’apparence du Coyote Céleste, l’un de leurs dieux préférés.

Une deuxième aventure des agents immortels de la « Compagnie », aussi drôle et originale que la première et dans laquelle les sauvages ne sont pas ceux que l’on croit.

 

Vite la suite… disait-je en 2006 lorsque j’ai lu « Dans le jardin d’Iden » !

Hélas, nous n’avons eu droit qu’à un seul volume de la suite : « Coyote céleste ». Un éditeur s’intéressera-t-il aux autres livres de Kage Baker ? S’il vous plait… 🙂

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LE MONDE DE L’ETERNITE / Philip José FARMER

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 : Le monde du fleuve

Le jour du grand cri, tous les humains qui avaient jamais vécu se réveillent, nus, sur les rives d’un fleuve immense, le fleuve de l’éternité. Trente ou quarante milliards, issus de toutes les époques et de toutes les cultures, chacun parlant sa langue, chacun ayant sa conception de l’au-delà, et immensément surpris de se retrouver vivants.

Parmi eux, des ressuscités célèbres en leur temps, l’explorateur Richard Burton, Sam Clemens, alias Mark Twain, Jean sans Terre, Hélène de Troie, Cyrano de Bergerac, Mozart, Ulysse. Et les autres.

Tous se demandent qui a construit ce monde impossible, qui les a ramenés à la vie. Et pourquoi ?

Un univers picaresque, démesuré, où se mêlent avec allégresse science-fiction, aventures et histoire authentique.

2 : Le bateau fabuleux

Richard Burton, qui s’était réveillé avec toute l’humanité au bord du Fleuve de l’éternité, voulait percer le mystère des Éthiques.

Et pour cela, il disposait de l’aide de l’un des Éthiques qui semblait avoir trahi son peuple. Il lui fallait remonter l’immense Fleuve jusqu’à sa source, où des rumeurs situaient une tour énorme, siège des Éthiques. Et donc traverser à bord du bateau fabuleux de Sam Clemens, plus connu sous le nom de Mark Twain, une multitude de territoires où les humains s’adonnaient à leurs folies habituelles. Généralement meurtrières.

Mais on ne meurt pas durablement sur le monde de l’éternité. À moins qu’on ait épuisé son quota de vies.

3 : Le noir dessein

Le Fleuve de l’Éternité, long de trente-deux millions de kilomètres, serpente à la surface d’une planète spécialement remodelée par les Éthiques pour accueillir quarante milliards d’humains ressuscités.

Toute l’humanité et un extra-terrestre.

Dans quel but ? C’est la question que se posent Sam Clemens, Richard Burton, Jack London et Savinien Cyrano de Bergerac.

La clef de l’énigme se trouve-t-elle dans la tour géante entrevue au pôle Nord comme le prétend un «mystérieux inconnu» qui est apparu à certains d’entre eux ?

Après un premier échec, nos héros remontent à l’assaut par la voie du Fleuve et par celle des airs, aiguillonnés par la volonté de savoir et le désir d’entraver les projets sinistres de certains des occupants de la tour.

4 : Le labyrinthe magique

«Avec ce livre, s’achève la série du Fleuve de l’éternité. Tous les fils épars y sont réunis en un nœud gordien à l’épreuve de l’épée, tous les mystères humains percés; le terme est atteint des millions de kilomètres que compte le Fleuve et des nombreuses années d’enquête et de la Quête.» – Philip José Farmer.

Tous les mystères du fleuve sont, ici, dévoilés. Pourquoi les Éthiques ont-ils ressuscité l’humanité? Et comment s’y sont-ils pris? Pourquoi y a-t-il eu entre eux des dissensions? Quels étaient les mystérieux comploteurs cosmiques?

En fait, Philip José Farmer n’a pu se résoudre à délaisser sa création. Dans un cinquième volume, qui va au-delà du Labyrinthe magique, il révèle les secrets des Dieux du fleuve.

Le cycle du Fleuve de l’éternité, qui compte parmi les chefs-d’œuvre incontestés de la science-fiction, comprend cinq volumes : Le Monde du fleuve (prix Hugo), Le Bateau fabuleux, Le Noir Dessein, Le Labyrinthe magique, Les Dieux du fleuve.

5 : Les dieux du fleuve

L’humanité s’est réveillée un matin sur les deux rives d’un fleuve géant, ressuscitée par un peuple de l’avenir, les Éthiques. Elle s’est aussitôt livrée avec entrain à ses passe-temps favoris, la conquête du pouvoir, la guerre, le sexe…

Le but des Éthiques avait été de donner à chaque humain une occasion de progresser spirituellement. De toute évidence, il allait falloir beaucoup plus de temps qu’il n’en avait été prévu. Un ressuscité nommé Jésus pouvait en témoigner, qui allait une fois de plus être mis à mort.

Et les hardis compagnons, qui, sous la conduite de Richard Burton et de Mark Twain, avaient conquis la Tour des Éthiques, allaient être soumis à la plus grande des tentations : disposer à leur gré, outre l’immortalité, de tous les pouvoirs des Dieux du Fleuve…

 

Le thème de l’immortalité et des dieux traité de manière totalement originale ! Philip José Farmer a su créer un monde mystérieux et envoûtant dont on sort difficilement : on est sur le Fleuve et on se passionne pour chaque événement qui rapproche de la connaissance ! Car c’est bien cela, une quête initiatique qui va apporter à ceux qui la termineront la réponse à toutes leurs questions.

Roman d’aventures aussi, avec le côté baroque des héros, personnages connus dont on découvre la personnalité que leur confère l’auteur… Regard sur l’humanité : où l’être humain, immortel et dispensé de tous les problèmes matériels reproduit ses erreurs passées : oppression des plus faibles, guerres, traîtrises..
.

La magie de Farmer fonctionne tout au long des cinq volumes du Fleuve. Un classique de la SF à découvrir (ou redécouvrir) et qui, à chaque lecture (c’est, pour moi, la seconde), nous offre une autre facette !

Une autre façon de voir (les) dieu(x)…  J’adore !

C’est mon coup de cœur de ce mois…

PS : Ah oui, et je m’en voudrais d’oublier de signaler les magnifiques couvertures de Manchu… Bravo !

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Les immortels / James Edwin GUNN

Qui décide, dans un monde où ceux qui peuvent s’offrir la vie l’achètent… un monde où des corps jeunes et sains sont traqués par d’effroyables chasseurs… un monde où des êtres humains survivent en vendant la chair et le sang d’autrui… un monde aux dangers infinis et aux terreurs atroces, dominé par une science devenue miraculeuse et une inhumanité sans limites.

Gunn aborde le problème éthique de la médecine qui soigne la maladie et non le malade dans cet ouvrage paru en 1962 et dont les diverses parties furent publiées en magazine de 1955 à 1960.

 

Une couverture particulièrement moche pour cet excellent bouquin, composé de quatre parties plus ou moins indépendantes l’une de l’autre mais qui forment une suite cohérente, et qui mériterait bien une réédition…

Il ne faut pas perdre de vue la date où ce livre a été écrit ! Et nous n’en sommes pas là… Mais lorsqu’on voit la puissance de certains lobbys pharmaceutiques de nos jours, on peut se poser quelques questions ! Vers quoi se dirige la médecine ? Le serment d’Hippocrate est-il devenu le serment d’hypocrite ? Le futur que James Gunn propose est bien noir mais l’humanité, ni ange ni bête, possède en elle quelques ressources de bonté et de compassion !

Allons, il est encore permis de croire à une fin heureuse… 😉

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Dans le jardin d’Iden / Kage BAKER

XXIVe siècle. Une compagnie toute-puissante, Dr. Zeus, Inc., a découvert le voyage dans le temps. Son but : envoyer des agents immortels dans le passé à la recherche d’espèces vivantes disparues et d’un patrimoine culturel anéanti au cours des siècles. Mendoza est un de ces agents. Recrutée au XVIe siècle dans les donjons de l’Inquisition, elle montre très vite des capacités étonnantes en botanique. Sa première mission l’envoie en Angleterre, en 1554, période agitée qui voit Marie Tudor accéder au trône.

Mendoza doit sauver une variété de houx (disparue cent ans plus tard) dans le jardin d’un certain William Iden. En compagnie d’autres agents « infiltrés », elle fait preuve d’une passion exclusive pour son travail. Malgré sa misanthropie notoire, elle s’attache pourtant à un mortel, un jeune hérétique idéaliste et fougueux. La période, hélas, ne se prête pas à une telle relation et Mendoza est tenue de taire sa véritable identité…

Dans le jardin d’Iden mêle science-fiction et réalisme historique avec un style dynamique et un sens de l’humour ébouriffant. Voyage dans le temps, aventures historiques, passion romanesque, voici le premier récit d’une série d’aventures où l’on retrouvera Mendoza et ses collègues immortels. Un bonheur de lecture totalement jubilatoire !

 

Les voyages dans le temps et l’immortalité… Deux grands rêves de l’humanité assaisonnés d’un humour assez noir pour me plaire…

Vite la suite…

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L’île des morts / Roger ZELAZNY

Au XXXIIe siècle, Francis Sandow est le doyen de l’humanité, le seul homme en vie à avoir connu le XXe siècle. Il est aussi l’une des cent plus grosses fortunes de la galaxie et l’un des vingt six Noms – l’avatar d’un dieu ancien, Shimbo de l’Arbre Noir.

Francis Sandow est un démiurge, un Faiseur de mondes. Aujourd’hui, il vit sur Terre Libre, un des univers qu’il a créé. Mais sa retraite est troublée par un mystérieux inconnu, qui possède le pouvoir de ressusciter tous ceux que Sandow a connu au cours des siècles. Parmi lesquels Kathy, son premier et unique amour… Rendez-vous est pris sur l’île des morts, ce lieu que Sandow a façonné jadis et qui échappe désormais à son contrôle…

L’auteur

Roger ZELAZNY est né à Euclid (Ohio, USA) le 13 mai 1937 et mort à Santa Fe (Nouveau-Mexique) le 14 juin 1995. Auteur de romans fantastiques et de science-fiction. Il a obtenu durant sa carrière 6 prix Hugo et 3 prix Nebula (il est intéressant de noter que Roger Zelazny a obtenu en 1966, le prix Hugo pour Toi, l’immortel à égalité avec le célèbre Dune de Franck Herbert).

Il commence à écrire en 1954, essentiellement des nouvelles et des poèmes. Son œuvre est fortement teintée d’influences mythologiques celtiques, nordiques et orientales.

 

J’aime bien les livres de ZELAZNY, ses héros sont à la fois tout-puissants et un peu paumés et ils se moquent parfois d’eux-mêmes. L’humour noir de l’auteur et certains détails un peu désuets (par ex. Francis Sandow porte des boutons de manchette) donnent un effet un peu « décalé » par rapport à l’époque où est censée se passer l’action.

Je précise que la traduction est d’Alain Dorémieux car, à mon avis, il ajoute sa couleur au texte de Zelazny.

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