Archives mensuelles : janvier 2012

Retour à Oraïbi / Hanna JOHANSEN

Sur la mesa, Polingaysi, une petite fille hopi d’Oraïbi, décide un jour d’aller à l’école des Blancs pour apprendre à lire et à compter. Elle part, en rupture avec ses traditions, son village, mais soutenue par son père. Après quelques années passées en Californie, elle reviendra chez elle pour y construire sa maison. Un retour difficile car elle s’est éloignée du mode de vie hopi, sans être pour autant devenue une jeune femme appartenant au monde des Blancs. Sa vie sera dorénavant animée par l’espoir de réunir ses deux univers.

Roman d’un apprentissage et témoignage ethnologique se mêlent ici au rythme lent de la civilisation qu’ils dévoilent.

 

Ce roman relate l’histoire d’Elizabeth Koyawayma White, née vers 1892 à Oraïbi. Son nom hopi était Polingaysi « papillon porté par la brise entre les fleurs ».

J’ai aimé ce livre d’abord pour la personnalité de Polingaysi, ensuite parce que c’est une histoire de femme à une époque où la vie n’était pas simple pour elles. C’est aussi une histoire de racines et toutes, nous avons les nôtres et ne pouvons les rejeter facilement.

C’est également une approche de la civilisation des Hopis. Leur culture est très différente de la nôtre mais elle a une philosophie de vie intéressante et un grand désir de paix (ils se nomment eux-mêmes « Hopitu-Shinumu », petit peuple de la paix).

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Classé dans Littérature suisse (germanophone)

Des feux sous la cendre / Jean-François COATMEUR

Qui voulait la mort de Bernadette, l’étudiante brestoise retrouvée inanimée sur les rochers du port, et qui, après des mois d’hôpital, reste murée dans l’aphasie ? Pour sa mère, pour Jean-Loup son ami, pour Théo son beau-père, une seule idée : comprendre. Leur recherche les mène vers une maison de retraite où la jeune fille enquêtait pour ses études. Dans cet univers feutré s’achèvent en silence des existences parfois lourdes de secrets, comme celle de ce riche vieillard, interné par un neveu qui jouit de sa splendide villa…

L’auteur de Yesterday et de La Danse des masques, lauréat du prix du Suspense et du Grand Prix de littérature policière, nous réserve bien des surprises dans ce thriller sur fond de Bretagne, de piété affectée et d’abîmes psychologiques.

 

Un très bon suspense : des personnages crédibles, des situations qui pourraient très bien exister, une fin surprenante…

Voici un auteur français de plus qui peut rivaliser avec les maîtres anglo-saxons de l’angoisse!

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Classé dans Littérature française

Les reclus / Laura WILSON

Eté 1890. Les enfants d’une grande famille jouent à cache-cache dans le jardin d’une splendide maison de campagne. Une saison riche de promesses pour ces êtres privilégiés baignant dans l’insouciance. Jusqu’à la découverte du corps du plus jeune d’entre eux, mortellement blessé à la tête…

Londres, 1955. Dans une demeure bourgeoise de South Kensington, on découvre les corps de trois personnes âgées qui vivaient en reclus. Ils ont été assassinés. Trente ans auparavant, l’une des victimes, célèbre et excentrique beauté, avait été soupçonnée du meurtre de son mari. À ses côtés, gisent les cadavres de son frère et de leur vieille gouvernante.

Deux événements distants mais peut-être intimement liés.

Passions adolescentes, noirs secrets familiaux, amours maudites… ce suspense romantique et envoûtant nous entraîne au cœur d’un effrayant labyrinthe jusqu’aux frontières de la folie. Cultivant le mystère et l’atmosphère oppressante d’un Rebecca drapé d’un crêpe noir et sanglant, Laura Wilson, s’impose plus que jamais comme une des grandes dames du roman noir anglais.

 

Un roman à trois voix, suspense étouffant dont on n’a la clé que dans les dernières pages… Etonnant ! Une belle réussite… Auteur à suivre!

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Classé dans Littérature anglaise

Le cinquième règne / Maxime CHATTAM

Ils auraient dû se méfier.

Respecter le couvre-feu instauré depuis le meurtre du jeune Tommy Harper, retrouvé étranglé près de la voie ferrée.

Reposer ce vieux grimoire poussiéreux tant qu’il était encore temps.

Et surtout… ne pas en tourner les pages.

A présent, Sean le rêveur et sa bande vont devoir affronter le Mal absolu : à Edgecombe, petite ville tranquille de Nouvelle-Angleterre, les éléments se déchaînent, de nouveaux adolescents disparaissent et de mystérieux hommes au charisme effrayant font leur apparition…

Et si ce livre maudit détenait la clé du plus effroyable mystère de l’humanité ?

Cet ouvrage a reçu le prix du roman fantastique du festival de Gérardmer.

 

Super ! Malgré (et peut-être grâce à…) ces petites choses où l’on sent que c’est probablement son premier roman (il date de 1999), je l’ai dévoré… J’ai aimé le fait que les héros soient de très jeunes gens, cela apporte une fraicheur inattendue qui m’a rappelé des lectures anciennes et le Stephen King des premiers temps…

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Classé dans Littérature française

Le Roi des Aulnes / Michel TOURNIER

Une enfance frustrée de tendresse, une adolescence humiliée, un métier qu’il juge au-dessous de lui ont contribué à faire d’Abel Tiffauges l’ennemi de la société. Mais un épisode de sa vie d’écolier lui a donné la conviction qu’il existe une secrète complicité entre le cours des choses et son destin personnel : parce qu’il devait ce matin-là comparaître devant le conseil de discipline, il a fait le vœu que le collège soit détruit par le feu. Or, tandis que dans les cas ordinaires ce genre de prière demeure sans effet, cette fois l’incendie libérateur a eu lieu…

Deux passions éclairent et réchauffent sa solitude : la détection des symboles dont il devine la présence autour de lui, et le goût de la chair fraîche. Il hante les étals des bouchers et il rôde autour des écoles communales. Il y a en lui du mage et de l’ogre, le premier guidant et secourant le second. C’est ainsi qu’une affaire de viol menaçant de l’envoyer au bagne, la mobilisation de 1939 lui vaut un non-lieu : l’école a encore brûlé !

Fait prisonnier en 1940, Tiffauges est acheminé vers la Prusse orientale. Alors que ses compagnons sont accablés par cette plaine infinie et désolée, il y voit la terre magique qu’il attendait et il y trouve une étrange libération dans sa captivité. Pays des emblèmes héraldiques et paradis de la chasse, la Prusse orientale est exaltée de surcroît par la mythologie nazie et par son culte des symboles et du sang. Deux Ogres majeurs règnent déjà sur ses forêts et sur ses marécages : Göring, l’Ogre de Rominten, grand tueur de cerfs et mangeur de venaison, et Hitler, l’Ogre de Rastenburg, qui pétrit sa chair à canon avec les enfants allemands. Tiffauges devient l’Ogre de Kalterborn, une ancienne forteresse teutonique où sont sélectionnés et dressés les jeunes garçons appelés à devenir la fine fleur du IIIe Reich.

 

« Le Roi des Aulnes » est un roman étonnant. Très vite, on sort du réel et on entre dans un monde parallèle, où évoluent des créatures magiques à l’apparence anodine. Le personnage principal, Abel Tiffauges, ne peut bien sûr paraître sympathique, mais il envoûte, on est fasciné par l’inéluctabilité de son destin. La terre de Prusse orientale aussi, telle que la décrit Tournier, pose ce cadre magique qui transporte ailleurs, hors du temps.

La plume élégante de Tournier ajoute au plaisir trouble qu’on éprouve en lisant ce livre. Trouble car le problème c’est qu’on en arrive presque à comprendre les actes horribles que commet Tiffauges et même la fin en forme de rédemption étrange va le sublimer.

C’est un livre après lequel il faut prendre une grande goulée d’air frais pour retomber dans le réel…

J’ai relu (en traduction française bien sûr !) le poème de Goethe dont, paraît-il, Tournier s’est inspiré. Vous pouvez le lire sur  :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Roi_des_aulnes_(poème)

 

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Classé dans Littérature française

Narcisse & Goldmund / Hermann HESSE

C’est dans l’Allemagne du Moyen Age qu’Hermann Hesse, prix Nobel de littérature 1946, a situé l’histoire du moine Narcisse et de Goldmund, enfant très doué qu’on lui a confié et auquel il s’attache. Il sent que sa vocation n’est pas le cloître et l’aide à choisir sa voie. C’est alors pour Goldmund la vie errante, les aventures galantes ; il se décide, par sagesse, à devenir sculpteur : l’art sera une façon de chercher le beau.

Philosophe autant que poète et romancier, Hermann Hesse aspire à une civilisation idéale où il y aurait équilibre entre spiritualité et animalité : toute son œuvre est imprégnée de ce désir de conciliation.

 

C’est le sens de sa vie que Goldmund cherche à travers toutes ses aventures. Mais ce qui compte, ce qui fait sa vie, c’est la quête… J’ai aimé la description de l’époque, de la vie des moines et des artisans…

Pas de personnage de femme intéressant ou alors c’est un idéal inaccessible…

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Classé dans Littérature allemande

La trilogie de Phénix / Bernard SIMONAY

Quatrièmes de couverture :

1 : Phénix

Dorian et Solyane, frère et sœur jumeaux, vivent une jeunesse dorée entre les murs de la cité de Syrdahar, oasis survivant depuis des temps immémoriaux au milieu des Terres Bleues, un désert infranchissable où règnent la mort et la désolation. Jusqu’au jour où leur don de prémonition leur annonce la destruction imminente de la cité. Alors contraints de fuir, les deux enfants vont devoir traverser les Terres Bleues, première étape sur le chemin de la formidable aventure qui les attend. D’épreuves en sacrifices, leur quête les conduira aux quatre coins du monde à la rencontre de chevaliers et de prêtres énigmatiques. Mais surtout, ils devront combattre l’effroyable malédiction qui pèse sur eux, cet amour interdit qui les enchaîne irrémédiablement l’un à l’autre.

2 : Graal

Sous le règne de Dorian et Solyane, Gwondaleya connaît une ère de paix et de prospérité sans précédent. Mais une menace pèse sur le royaume, qui voit ses frontières attaquées par des hordes fanatiques surgies de nulle part ; dans les villes, d’inquiétants prêcheurs haranguent les foules tandis qu’un froid inexplicable s’abat sur le monde. Séparée de Dorian et de son fils Pelleas, parti mettre un terme aux agissements du monstre qui se cache sous le masque du Prophète, Solyane, victime d’un piège diabolique qui se referme peu à peu sur elle, aura-t-elle la force d’aller jusqu’au bout de sa quête fabuleuse, celle-là même que les légendes de jadis appelaient Graal ?

3 : La malédiction de la licorne

Nelvéa, la fille du couple mythique qui régnait sur Gwondaleya, est devenue la première femme chevalier et a pris pour emblème la Licorne. Mue par un appel irrésistible, elle se lance sur les traces de son père et s’enfonce dans les profondeurs de la forêt. Mais son aventure la mènera bien plus loin encore… D’épreuves en sacrifices, il lui faudra découvrir l’amour et la haine, lever la malédiction qui la poursuit et affronter ses propres démons avant de pouvoir enfin comprendre le véritable sens de sa quête. Aventure épique dans un décor qui mêle réel et imaginaire à la manière des romans de chevalerie, La malédiction de la Licorne est aussi le portrait d’une femme touchante, à la fois forte et fragile, à la recherche d’un passé enfoui qui lui révélera sa propre identité.

 

Extraits :

« Le jour, elles paraissent dormir, assoupies dans un sommeil minéral et tragique. Un vent chaud et sec souffle en permanence de leurs étendues désertiques. L’haleine des Génies, disent les paysans. Au soleil, leur couleur est indéfinissable. C’est une palette de gris, de bruns, de rouges qui se mêlent et s’entrecroisent, ponctués ça et là par la tache incandescente d’un affleurement de lave.
Rien n’y vit. Ni plantes ni animaux. Pas un chant d’oiseaux n’y fait vibrer l’air. C’est le royaume des dieux minéraux. Un royaume qui s’étend d’un bord à l’autre de l’horizon et que l’on ne peut franchir sans perdre sa vie et son âme.
La nuit, elles brillent d’une lumière étrange qui leur a valu leur nom. En été, les orages y font naître des apparitions fantastiques, effrayantes, illuminées d’éclairs éblouissants, comme si les dieux invisibles voulaient prendre corps.
De même, lorsque la neige s’installe en hiver, le désert diffuse encore une lueur obscure venue des entrailles de la terre. Il n’y fait jamais totalement nuit.
On les appelle les Terres Bleues.

Le monde s’arrêtait aux Terres Bleues. Un monde tout petit, refermé sur lui-même, prisonnier du désert sans vie, mais protégé par les forêts de la Ceinture. Sept collines aux pentes douces, couvertes d’arbres vigoureux et de taillis impénétrables, remparts inviolables au-delà des plaines cultivées. Au centre de ce paradis cerné par l’enfer s’étendait la ville: Syrdahar.
Du sommet de la Tour Haute, Solyane contemplait l’horizon bleuté, serrant très fort la main de Dorian lorsqu’un éclat de lumière inondait la roche lointaine d’une lueur aveuglante. Elle avait compris depuis longtemps que Syrdahar n’avait rien à redouter des génies qui vivaient là-bas mais elle frémissait toujours devant leurs impressionnantes manifestations lumineuses. Pourtant, malgré son angoisse, elle aimait ce spectacle dont la beauté irréelle la fascinait. Chaque soir, avant d’aller se coucher, elle montait ainsi sur le chemin de ronde accompagnée de son frère et de sa mère. Elle s’appuyait sur la roche taillée et contemplait le spectacle hallucinant. Jamais elle ne s’en lassait. De la ville montaient des parfums épicés, mêlés aux odeurs enivrantes des prés et aux senteurs aquatiques du lac. »

 

« – A l’origine, disait le prêtre, les dieux vivaient en bonne intelligence avec les humains, les Terres Bleues n’existaient pas alors. Une végétation luxuriante les recouvrait et ceci bien au-delà de l’horizon.
– Qui étaient ces dieux? demanda Dorian.
– Nul ne le sait. Il ne reste rien aujourd’hui qui permette de savoir quel était leur aspect, ni d’où ils venaient. La seule chose dont on soit sûr, c’est qu’ils nous ont apporté la connaissance. Dans leur grande sagesse, ils ont fait bénéficier les hommes des bienfaits qu’elle peut amener. Mais ceux-ci ont cru, dans leur orgueil démesuré, qu’ils seraient capables de contrôler la connaissance sans l’aide des dieux. Pourtant, il manquait à l’homme une qualité essentielle: la sagesse. Aussi pour nous punir, les dieux abandonnèrent-ils le monde, nous laissant seuls avec les bribes du savoir que nous leur avions dérobées. Cependant, la Connaissance peut engendrer autant de catastrophes que de bienfaits si elle est mal utilisée. La folie de l’homme amena sa propre destruction dans un embrasement gigantesque que l’on a appelé: le jour du soleil. Écoutez bien ce que dit le livre de Thallan :
« Ce fut comme si le soleil lui-même s’était posé sur le monde. Les villes brûlèrent et fondirent. Les hommes furent frappés de folie. Un souffle infernal anéantit les campagnes, bouleversa les plus hautes montagnes. Il n’y eut aucun endroit pour s’abriter. Le feu qui couvait dans les entrailles de la terre remonta et se répandit, enflammant comme des torches jusqu’aux navires les plus éloignés des côtes. L’eau des océans s’enfla et dévasta des pays entiers. Des raz de marée hauts comme des collines emportèrent ceux qui avaient survécu aux flammes.
L’homme disparut presque totalement de la surface du monde. Les survivants et leurs descendants connurent le chaos. La faim et la misère les ravalèrent peu à peu au rang des bêtes sauvages. La nuit avait étendu ses ailes immenses sur le monde.
Puis les dieux prirent les hommes en pitié. Ils leur refusèrent la lumière de leur présence mais confièrent à certains d’entre eux la tâche de relever la civilisation. A ces privilégiés ils confièrent une partie de la connaissance dont ils devaient garder les secrets. Ces privilégiés prirent le nom d’amanes. Seuls depuis des temps immémoriaux ils ont eu accès à la connaissance. »
Ainsi parle le livre de Thallan.
A l’origine, conclut Adelfius, un seul homme reçut des dieux la connaissance. Il s’appelait Kalkus de Rives. Vous ne devrez jamais oublier son nom. Il est notre maître à tous depuis plus de vingt siècles. Ainsi, seuls les amanes possédaient la connaissance. Le contenu même de ce mot restait un secret. Seuls les amanes en détenaient les clefs. »

Mon avis :

Un savant mélange d’Histoire du futur de la Terre et de Fantasy : L’histoire est située dans le temps, l’auteur nous offre même une chronologie et une carte, mais le cadre des aventures, la manière de vivre des personnages évoquent une époque médiévale « améliorée ».

De l’imagination à revendre et un suspense maîtrisé plus une belle histoire d’amour…

J’ai beaucoup aimé ! Merci, monsieur Simonay 🙂

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Classé dans Littérature française

La symphonie des siècles / Elizabeth HAYDON

1 : Rhapsody ( Rhapsody : Child of Blood)

1ère partie : Qui sont ces deux hommes en qui Rhapsody, la jeune Barde, a dû placer à la hâte sa confiance et ses espoirs ? Certes, ces deux-là lui ont offert une aide précieuse au moment où les sbires de Michael, baron de la pègre locale, s’apprêtaient à mettre la main sur elle à des fins… récréatives. Mais une fois le danger passé, la jeune femme s’interroge : Grunthor, le géant Firbolg, et Achmed le Serpent, ombre parmi les ombres, eux-mêmes traqués par des ennemis autrement plus inquiétants, ne risquent-ils pas d’être encore plus redoutables ?

Trop tard : dans leur fuite le long des racines de l’Arbre-Monde jusqu’aux entrailles de la Terre, tous trois doivent s’apprivoiser et, pour survivre, utiliser au mieux les talents de chacun, même les plus inattendus. Car qui peut deviner ce que cachent les dons musicaux de Rhapsody, capable, par ses chants, de guérir, de se camoufler et même de changer la nature de la réalité ?

2ème partie : Après avoir émergé, irrémédiablement changés, de la racine de Sagia et avoir appris de la bouche de Llauron ce qu’il est advenu du monde au cours des quatorze siècles qu’ils ont manqué, Rhapsody, Achmed et Grunthor poursuivent leur périple de Grynwood à Roland où de mystérieuses disparitions d’enfants plongent le pays dans la consternation. Particulièrement touchée par le drame, la Baptistrelle parvient à entraîner ses compagnons dans une enquête au terme de laquelle se cache une insoutenable vérité.
 Les deux Bolgs ont cependant d’autres projets en tête, comme la conquête des terres ayant appartenu à leurs ancêtres et l’unification de leur peuple. C’est donc la direction de Canriff, l’antique capitale cymrienne devenue fief des Firbolgs, que prend le groupe augmenté d’une nouvelle recrue à la langue aussi acérée que les couteaux qu’elle lance…

2 : Prophecy (Prophecy : Child of Earth)

1ère partie : Grâce au travail de Rhapsody et de ses compagnons, les terres bolgs s’affirment à présent comme une nouvelle puissance politique que ses voisins ne peuvent plus ignorer.
Rhapsody et Ashe se lancent dans un périple qui conduira la jeune femme à la rencontre d’Elynsynos, un dragon vieux de plusieurs milliers d’années. Mais le chemin qui l’en sépare est long, surtout avec un inconnu aussi imprévisible qu’Ashe. Pendant ce temps, Achmed et Grunthor partent explorer la crypte de Gwilliam et y découvrent la Matriarche, une vieille Dhracienne charismatique, chargée de protéger le dernier Enfant Endormi encore en vie, que le F’dor cherche à anéantir.
Dans leur lutte contre cet ennemi millénaire, de terribles révélations attendent les trois compagnons, les rapprochant inexorablement de l’accomplissement de la prophétie…

2ème partie : Qui est donc vraiment Ashe ? S’il s’est présenté à Rhapsody et à ses compagnons sous un visage amical, s’il a mis son arc au service de la reconquête et de l’unification des terres Bolgs et servi de guide à la jeune femme lors de son périple jusque dans l’antre du dragon Elynsynos, jamais il ne leur a dévoilé son passé ou ses motivations. C’est à présent chose faite : contraint d’affronter Rhapsody en duel alors qu’elle défendait un homme dont il avait juré la perte, il a enfin abattu ses cartes. Ashe n’est autre que le héros qui portait jadis le nom de Gwydion, laissé pour mort des siècles plus tôt, et qui sert aujourd’hui d’enveloppe corporelle au plus néfaste des démons, le F’dor.
Le Chemin qui sépare Rhapsody et ses compagnons de l’accomplissement de la Prophétie est encore long, mais, secondés par des alliés inattendus, les Trois y voient désormais un peu plus clair dans la tâche qui les attend. Car glorieux ou maudits, tous les destins se croisent un jour ou l’autre au son majestueux de « La Symphonie des siècles ».

3 : Destiny (Destiny : Child of the Sky)

1ère partie : Les fils composant la tapisserie de La Symphonie des siècles se rejoignent  enfin pour laisser apparaître le motif final. Achmed et Rhapsody traversent le continent à la recherche des enfants du Rakshas. Ces infortunées créatures portent en elles le sang du F’dor dont ont besoin les deux compagnons pour l’identifier et le retrouver. Grunthor, le géant Firbolg, est resté en arrière, au Chaudron, où il affûte ses armes et prépare ses troupes pour l’affrontement final.

Maintenant que son âme et son corps sont débarrassés de la corruption qui le rongeait, Ashe suit sa propre piste, une voie périlleuse qui le mène plus loin encore dans les noires manipulations du démon. Il faut faire vite car ce dernier a pris le chemin du festival du Solstice d’hiver, à Navarne, où les pièces de son puzzle macabre menacent de s’emboîter.

2ème partie : Rhapsody a finalement retrouvé les enfants qui portaient en eux le sang du F’dor, le démon qui fait planer sur le monde son ombre maléfique. Grâce à l’aide de Dame Rowan, elle est parvenue à en extraire l’immonde substance avec laquelle Achmed nourrit l’espoir de localiser le F’dor et de le détruire.

Cette hasardeuse mission n’est pourtant qu’un seul des problèmes que doit résoudre Rhapsody : le conflit qui a jadis opposé les trois flottes de réfugiés sur le nouveau continent et fait des millions de morts ne s’est pas vraiment dénoué. Aujourd’hui plus que jamais, la méfiance réciproque et les tensions entre les peuples menacent de dégénérer en une guerre sanglante. Personnage majeur du nouveau monde, Rhapsody doit à tout prix déceler le moyen d’éviter le pire.

Cependant, sans l’amour d’Ashe, qu’elle croit avoir perdu pour toujours, aura-t-elle la force de faire face au chaos ?

 

Une des meilleures épopées de Fantasy, parfaitement maîtrisée, sans longueurs inutiles et totalement originale !

On sent bien, tout au long des livres, que l’auteur est musicienne, d’où ce découpage parfait (C’est, en VO, une trilogie). Elle a vraiment construit son livre comme une symphonie…

Magnifique !

 

 

 

 

 

 

PS : Je préfère les couvertures de l’édition américaine qui correspondent mieux, pour moi,  à l’histoire… Elles sont de Luis Royo et j’ai beaucoup d’admiration pour son talent.

Et aussi, quelle maladie des éditeurs français de couper les livres en deux! Si l’auteur a fait de son roman une trilogie, elle sait certainement mieux qu’eux pourquoi… Bien sûr, 2 livres = 2 fois le prix d’un! 😦

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Classé dans Littérature américaine (USA)

La trilogie celte / Viviane MOORE

1 : Par le feu

Nous sommes en Irlande, en 420, peu de temps avant la christianisation et l’arrivée de Saint Patrick. Les druides et les rois des cinq royaumes ont encore le pouvoir, mais les signes annonciateurs de leur disparition se font déjà sentir. Lors de la célébration de Belteine, la fête du feu, dans l’enceinte sacrée de Tara, des querelles éclatent. Les mercenaires Fianna, menés par le Balafré, lèvent le camp et partent vers une mystérieuse destination. Plus inquiétante encore est la prophétie énoncée par Eogan :  » Tara ne sera plus le centre…nos siècles de trente ans deviendront des siècles de cent…  » . Nous le voyons suivre, avec son ami le poète Fergus le Rouge, l’enseignement des druides dans le bosquet sacré, puis tous deux s’élancent à travers d’inquiétantes forêts et des landes désolées dans une quête désespérée.

2 : Par la vague

Après avoir affronté les Pictes, ces redoutables guerriers aux corps tatoués qui peuplent l’Ecosse, rencontré la mythique Ombreuse, combattu les pirates irlandais, dompté sortilèges, violence, mort et désir auprès des magiciennes écossaises, les deux apprentis druides, Fergus et Eogan, abordent aux rives de lite de Môna, au nord du Pays de Galles. Nous sommes en 420, en plein âge obscur et les premiers Chrétiens se mêlent aux Celtes. Un culte millénaire s’efface, celui des dieux anciens, maîtres des éléments… Les druides et les rois vont fêter Samain, la fête de l’entrée dans la saison sombre. Cette fête, où, l’espace d’une nuit-jour hors du temps, vivants et morts se côtoient. Eogan y croisera sa mère, exécutée par les siens quand il n’était qu’un enfant, entendra par la bouche de Myrrdin, le Merlin des légendes galloises, le nom de son père, et apprendra par la vague l’agonie de son monde… Après Par le feu, voici le deuxième volume de la Trilogie Celte retraçant l’étonnante odyssée d’Eogan et de Fergus.

3 : Par le vent

Ce dernier volume de la Trilogie Celte s’ouvre sur les roches torturées d’une terre balayée par les vents : Segisama briga, l’île des « neuf magiciennes », lieu de savoir défendu par l’océan et ses habitants. Alors qu’Eogan et Fergus, au péril de leurs vies, y accostent pour affronter « Celui qui sait la fin des choses », une galère de combat et un navire marchand font force de voiles pour gagner le port d’Alet, siège de la légion romaine. Rutilius Namatianus, ancien préfet de Rome, gaulois d’ origine, regagne son pays menacé par les barbares. Le tribun Flavius qui l’accompagne, doit conduire vers Rome les dernières familles patriciennes vivant encore dans les villae alentour. Incendie, meurtres et pillage ont ravagé le quartier général romain d’où se sont enfuis des prisonniers parmi lesquels un homme et un enfant roux venus de la lointaine Iona. Ayant réussi à « libérer » les neuf magiciennes, nos jeunes druides devront affronter les cohortes de la légion, les chiens de guerre, les ténèbres de la forêt ancienne, les dangers des marais, avant de retrouver la trace d’Oengus et de Dylan. Un périple qui les conduira du Mont Dol au Mont Tombe et enfin vers les Iles au Nord du Monde où toute question trouve réponse.

 

Magnifique trilogie qui nous emmène dans un monde celte de légende menacé à la fois par la peste noire, les guerres et la religion chrétienne ! La quête d’Eogan et Fergus leur apportera-elle la réponse ? Pour le savoir, il vous faudra le lire… 

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Classé dans Littérature française

Azazel / Isaac ASIMOV

« J’ai un démon avec moi, monsieur Asimov. Un petit démon, certes, mais avec un cœur gros comme ça. » Curieuse entrée en matière. Curieux personnage que ce George, rencontré par l’écrivain lors d’une convention de science-fiction et, qui, très vite, se révèle maître dans l’art de se faire inviter à dîner. Mais qui paiera Asimov au centuple en lui racontant l’ahurissante histoire de sa vie. George a un problème : il aime rendre service – et un atout : Azazel, un petit diable rouge de deux centimètres de haut, extraterrestre d’origine, et que George peut faire apparaître à volonté. Azazel a des pouvoirs très étendus et il suffit que George explique le cas pour que le minuscule personnage intervienne dans le sens désiré. Le problème, c’est qu’Azazel ne sait que ce qu’on lui dit et George ne s’explique pas toujours clairement. À eux deux, ils provoquent des catastrophes.

Le grand Isaac nous a quittés en nous prévenant qu’il n’irait pas au paradis, qui selon lui, n’existait pas. Il n’irait pas non plus en enfer et s’en disait très heureux. Il était devenu le bon docteur sans cesser d’être un bon petit diable. Il est parti dans la sérénité. Il va beaucoup nous manquer… Comme nous parvient, longtemps après qu’elle s’est éteinte, la lumière d’une étoile morte, voici une occasion ultime, pour les amateurs français, de découvrir des œuvres posthumes du grand Asimov. Ces textes étaient jusque-là réservés aux lecteurs de revues américaines.

 

Hilarant : à lire à petites doses, une histoire par jour… c’est le remède à la mélancolie !  J’adore… 😉

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Classé dans Littérature américaine (USA)