Archives de Catégorie: Littérature espagnole

Le salon d’ambre / Matilde ASENSI

Si Ana n’était qu’une jeune antiquaire talentueuse, elle ne ferait pas partie de l’Organisation. Ils sont cinq, recrutés parmi les meilleurs. Leur rôle : s’approprier illégalement des œuvres d’art uniques dans le seul but de les revendre.

Lorsqu’Ana, en charge de l’exécution de ces vols, quel qu’en soit le danger, découvre dans un château d’Allemagne une toile cachée ouvrant sur les mystères du salon d’ambre, elle en a le souffle coupé. Véritable légende de l’histoire de l’art, ce fabuleux trésor disparu durant la Seconde Guerre n’est autre que la huitième merveille du monde : plus de cinquante-cinq mètres carrés de panneaux d’ambre réalisés sous le règne du premier roi de Prusse, le Graal de tout un peuple, une fortune inestimable, une pure beauté. Des mystères de l’après-guerre aux secrets les mieux gardés, de Weimar au camp de Buchenwald, la jeune femme, aussi libre que séduisante, n’en finira pas de rencontrer l’Histoire.

 

L’héroïne de cette aventure est  fort sympathique, elle m’a fait penser à Sœur Ottavia, le personnage principal du « Dernier Caton ». Comme cette dernière, Ana est une jeune femme au caractère bien trempé, qui n’hésite pas à se lancer dans une aventure dangereuse mais qu’elle juge passionnante.

Le contexte d’un « club » dont la raison d’être consiste à « kidnapper » des œuvres d’art célèbres en les remplaçant par des copies parfaites, et cela afin de les revendre à des milliardaires sans scrupules est original et pourrait annoncer d’autres aventures d’Ana et ses « collègues »…

Leslie Charteris aurait apprécié !

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Le dernier Caton / Matilde ASENSI

Il y aurait eu un ordre antérieur aux Templiers et qui leur aurait survécu. Ses membres seraient les gardiens depuis des siècles du plus grand des mystères sacrés de notre civilisation. Dante lui-même aurait risqué sa vie avec eux et La Divine Comédie contiendrait dans ses pages l’une des clefs d’accès à leur sanctuaire.

Ottavia Salina, pourtant employée aux archives officieuses du Vatican, et de ce fait informée des secrets les plus enfouis de l’Eglise, ne sait rien d’eux. Aussi, lorsqu’on lui demande soudainement de quitter ses kilomètres de souterrains blindés pour étudier d’étranges scarifications sur le cadavre d’un Ethiopien, elle quitte sa blouse sans poser de questions. Ottavia ignore encore qu’avec la découverte des cicatrices ciselées comme des fils de soie sur le corps de cet homme, elle ne verra bientôt plus jamais le monde comme avant…

 

Un roman plein d’idées originales qui part dans tous les sens. Le personnage d’Ottavia est très attachant et contribue à l’intérêt qu’on prend à l’histoire…

Des passages de « La Divine Comédie » de Dante donnent envie d’approfondir ses connaissances…

Une fin un peu fantastique mais que j’aime bien !

C’est un bon roman d’aventures où Ottavia tient le rôle d’un Indiana Jones féminin ; très difficile d’abandonner ce livre avant la dernière page !

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Un vide à la place du coeur / Alicia GIMENEZ BARTLETT

(Nido vacio), 2010

Petra Delicado ne pensait pas que le simple fait d’aller aux toilettes dans un centre commercial serait si lourd de conséquences : une petite fille en profite pour lui voler son sac à main, et surtout le pistolet qu’il contient. Si les collègues de l’inspectrice jugent l’affaire carrément risible, Petra, elle, se demande avec angoisse entre quelles mains a pu tomber son arme.

Elle ne tarde pas à le savoir quand on découvre, dans le quartier de Gracia, le corps d’un étranger non identifié. Une balle lui a explosé les parties génitales. Une balle tirée par un Glock du même modèle que celui de Petra. Rongée par la culpabilité, l’inspectrice se lance sur la piste de la petite voleuse, avec pour seul point de départ la photo de l’enfant, trouvée dans les archives d’un centre d’accueil pour mineurs…

Dans cette septième enquête de Petra Delicado et de son adjoint Garzón, Alicia Giménez Bartlett aborde des thèmes d’une grande noirceur, mais évite la surenchère, préférant la finesse d’observation et l’humour cinglant. Plus pétulante que jamais, Petra vieillit avec son époque, revendique sa liberté de ton et d’action, et s’affirme comme l’une des héroïnes marquantes de la littérature policière contemporaine.

 

Un excellent roman qui réussit le tour de force de parler de sujets graves et importants et d’être truffé de séquences d’un humour décapant…

Un bon moment, à partager !

A lire aussi, du même auteur :

–       Rites de mort (Ritos de muerte), 2000

–       Le jour des chiens (Dia de perros), 2002

–       Les messagers de la nuit (Mensajeros de la oscuridad), 2003

–       Meurtres sur papier ((Muertos de papel), 2004

–       Des serpents au paradis (Serpientes en el paraiso), 2007

–       Un bateau plein de riz (Un barco cargado de arroz), 2008

Ils sont tous de la même eau et on suit avec plaisir Petra et Garzon dans des enquêtes parfois très inattendues. On découvre Barcelone et un humour espagnol que je n’attendais pas et qui m’a vraiment plu! Une découverte…

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