Archives de Tag: Roman noir

Carbone modifié / Richard Morgan

Quatrième de couverture :

Au 26ème siècle, l’humanité s’est répandue à travers la galaxie. Le Protectorat des Nations unies maintient une poigne de fer sur les nouveaux mondes, avec l’aide de ses troupes d’élite : les Corps diplomatiques. La technologie a apporté ce que la religion ne pouvait garantir ; quand votre conscience peut être stockée dans une pile corticale et téléchargée dans un nouveau corps, même la mort n’est plus qu’un dérangement mineur. Tant que vous avez les moyens de payer…
L’ex-Diplo Takeshi Kovacs avait déjà été tué, avant ; mais sa dernière mort en date a été particulièrement brutale. Injecté à travers des années-lumière, il est réenveloppé dans un corps à San Francisco, sur la Vieille Terre, à la demande d’un riche magnat qui souhaite élucider sa propre mort. La police a conclu à un suicide. Mais pourquoi se serait-il suicidé alors qu’il sauvegardait son esprit tous les jours, certain de revenir parmi les vivants ? Balancé au centre d’une conspiration vicieuse, Kovacs réalise bientôt que la cartouche qui a troué sa poitrine sur Harlan n’était que le début de ses problèmes…

 

Extraits :

«  – Kristin, rien ne change jamais, ai-je dit en montrant la foule du pouce. Il y aura toujours des crétins de ce genre, avalant des modèles de foi livrés tout prêts pour ne pas avoir à réfléchir. Il y aura toujours des gens comme Kawahara ou les Bancroft pour les manipuler et se payer sur leur dos. Des gens comme vous pour s’assurer que le jeu se déroule correctement et que les règles ne sont pas trop violées. Et quand les Maths voudront les violer quand même, ils enverront des gens comme Trepp ou moi pour le faire. C’est la vérité, Kristin. La même depuis ma naissance, il y a cent cinquante ans, et, d’après ce que j’ai lu dans les livres d’histoire, jamais les choses n’ont été différentes. Il vaut mieux s’y habituer. »

«  – Vous avez de la chance, Kovacs.
Ben voyons. À cent quatre-vingts années-lumière de chez moi, portant le corps d’un autre homme durant six semaines de location. Transféré ici pour effectuer un travail que la police ne voulait pas toucher, même avec une matraque électrique.
Si je rate, je retourne au placard.
J’avais tant de chance que j’ai failli me mettre à chanter en poussant la porte. »

 

Mon avis :

Un excellent thriller cyberpunk dans un univers noir à souhait… Un univers riche, complexe, parfaitement décrit… Un détective désenchanté… Bref tous les ingrédients pour passer un bon moment!

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Classé dans Littérature anglaise

Lumière du Monde / James Lee Burke

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De retour avec sa famille et son ami Clete Purcel dans le sauvage Montana, Dave Robicheaux se laisse troubler par une succession d’événements déplaisants. C’est d’abord Alafair, sa fille, qui évite de peu un pseudo accident de chasse ; puis Gretchen, la fille de Clete, qui entre en conflit avec un flic local. Enfin, Alafair se persuade qu’elle est suivie, et croit reconnaître un visage familier : Asa Surette, assassin multirécidiviste qu’elle avait interviewé, prétendument décédé dans un accident de fourgon lors d’un transfert.
Est-il réellement mort ? Le doute s’installe, alors que des liens se dessinent entre plusieurs crimes sadiques et sexuels qui suggèrent qu’une présence véritablement maléfique hante ces paysages sublimes.

 

Comme je n’avais jamais lu de roman de James Lee Burke, j’ai commencé par le premier que j’ai trouvé, c’est-à-dire le dernier paru! C’est comme cela que je me suis aperçue que c’était le 20e d’une série avec le même personnage… Mais, comme j’avais celui-là, je l’ai lu et il m’a bien plu 🙂 pas un coup de coeur mais une bonne lecture : une écriture plutôt chouette avec des descriptions du pays tellement inspirantes qu’on a l’impression d’avoir vu des photos ; des personnages auxquels on s’attache ou qu’on déteste, c’est selon ; et une intrigue pas mal menée!

Comme j’ai tout fait à l’envers, je suis allée après voir ce que d’autres lecteurs disaient de ce bouquin… Apparemment certains ne l’avaient pas apprécié… bien sûr quand on a lu une vingtaine de romans du même auteur, ça lasse probablement mais pour moi qui découvrait ça m’a donné envie d’en lire une second 😉 

4-tres-bon

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Classé dans Littérature américaine (USA)

Les Âmes perdues de Dutch Island / John Connolly

9782258101067

Depuis quelques années, Marianne vit seule avec son fils à Dutch Island, petite île pittoresque de l’Etat du Maine. Elle a choisi cet endroit isolé pour échapper à son mari, Moloch, un criminel particulièrement violent et dépravé qui la maintenait sous sa coupe. Aujourd’hui Moloch croupit en prison. Du fond de sa cellule, il fait des rêves étranges auxquels il se sent lié. Il y est question de piraterie, de massacres et de pillages. Une histoire qui ressemble étrangement à celle des premiers colons de Dutch Island, autrefois appelée Sanctuary. Cette histoire, Joe Dupree, l’unique policier local, en est le dépositaire.
Apprécié de tous, Joe garde un statut particulier dans l’île. La faute à son regard, toujours triste, qui lui vaut le surnom de Melancholy Joe, et à sa stature de géant. Ces derniers temps, il a senti un changement dans l’île. Les anciens du village aussi. Il y a une recrudescence des événements singuliers dont Dutch Island a toujours été le théatre. Des apparitions de silhouettes à l’orée des bois. Une densification anormale de la végétation. Quelque chose est à l’oeuvre. L’orage se prépare.
A la faveur d’un transfert, Moloch s’échappe grâce à l’aide de complices. Dans sa tête résonne l’écho d’un cri : vengeance. Mais reste à savoir s’il en sera le bras armé ou la victime…

 

Un thriller sombre et inquiétant dont la majeure partie se passe sur une île étrange près des côtes du Maine…
Passionnant jusqu’au bout, je ne peux que recommander ce livre aux amateurs de Thriller!

4-tres-bon

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Classé dans Littérature anglaise (Irlande)

Que ta volonté soit faite / Maxime Chattam

 

QUE_TA_VOLONTE_SOIT_FAITES_jaqu_JAQ 140x205« Avant d’aller plus loin, je me dois de vous avouer que cette histoire n’est pas vraiment la mienne. C’est la nôtre.
Qui je suis n’a que peu d’importance, ce qui compte, c’est ce que je sais et comment je vais vous le raconter.
Du tréfonds de mes convictions de lecteur, j’ai toujours considéré que le récit seul commande la liaison entre lui et son destinataire, la focalisation interne et la narration à la première personne ne relèvent que de choix artistiques et de besoins sémantiques, mais n’imposent rien. Peu importe le mode d’expression, c’est la captation qui domine. Celle du lecteur. Son vécu personnel. Et au fond, ce qui perdure, la rémanence émotionnelle définitive d’un livre dans la mémoire, c’est bien chaque lecteur qui se la construit, avec ses échelles d’intensité propres. En ce sens le livre échappe au contrôle de son auteur, quels que soient les procédés mis en œuvre pour en maîtriser l’impact. »
[…]
« Mais avant tout, c’est le portrait d’une petite ville. La mienne.
Carson Mills.
Vous pourriez prendre n’importe quelle carte un peu froissée du Midwest américain, y chercher une zone rurale un peu reculée, pourvu qu’on y trouve des collines peu élevées, quelques cours d’eau, une poignée de larges bandes forestières et poser votre index pour y placer Carson Mills. »
[…]
« …c’est un endroit où il fait bon vivre. Parce que les gens se connaissent, parce qu’ici les habitudes de chacun égrènent les journées avec la régularité confortable d’un métronome. Un centre-ville de petites constructions en bois qu’on dirait sorties d’un vieux film en noir et blanc, sa rue principale, Main Street, où tout le monde se croise, ses faubourgs résidentiels d’un calme léthargique, le tout cerclé de champs et de parcs à bestiaux remplis de cochons et de bœufs avant les collines boisées qui en délimitent les frontières. Voilà le portrait de notre bonne petite bourgade. En matière de politique, à Carson Mills, les débats sont vite clos, on est républicain ou on quitte le secteur. Et ce de génération en génération. Le maire enchaîne les mandats, tout comme le shérif, et tous deux appellent chaque habitant par son prénom. L’unique sujet de querelle que vous pourrez trouver pour diviser la ville, ce sont les églises. Luthérienne ou méthodiste. Chacun son choix, chacune ses ouailles et une frontière imperméable entre les uns et les autres, plus évidente qu’une différence de couleur de peau ; ce qui vous définit à Carson Mills, c’est la théologie de votre clocher. À titre personnel, je me garderai bien de valoriser l’une plus que l’autre, ça ne serait pas juste. En revanche, ce que je peux affirmer, c’est que c’est un différend religieux qui lança véritablement ce récit, du moins de mon point de vue. »

 

« Les enfants de toute l’Amérique avaient le Croquemitaine pour se raconter des histoires qui font peur, à Carson Mills, ils avaient Jon Petersen. »
Pour son vingtième roman, Maxime Chattam dresse le portrait d’une petite ville du Midwest américain des années 60 jusqu’au début des années 80, avec pour fil rouge l’évolution de Jon Petersen – pervers psychopathe – de son enfance jusqu’au point culminant de sa sinistre carrière criminelle.
Un roman noir à l’écriture et à l’atmosphère uniques dans la carrière de l’auteur, où tout converge vers un final aussi étonnant qu’imprévisible. Que ta volonté soit faite est non seulement un voyage à Carson Mills, mais aussi dans ce qui constitue l’essence même du roman policier, la vérité et le crime. Nourri de ses lectures de Stephen King, Maxime Chattam s’inscrit ici dans la filiation de Jim Thompson et de D.R. Pollock dont Le diable tout le temps ne laissait pas indemne.

 

C’est sans conteste le roman de Maxime Chattam qui m’a le mieux plu jusqu’à présent!
(J’ai lu : La trilogie du mal ; Le 5e règne ; La trilogie du chaos ; La conjuration primitive ; La patience du diable)
J’ai déjà parlé de Le 5e règne
https://ocyaran.wordpress.com/2012/01/29/le-cinquieme-regne-maxime-chattam/
qui m’avait beaucoup plu malgré  (et peut-être grâce à…) ces petites choses où l’on sent que c’est probablement son premier roman (il date de 1999).
In Tenebris m’avait scotchée et Maléfices m’avait perturbée…
L’écriture de Que ta volonté soit faite est, à mon avis, beaucoup plus aboutie et parfaitement maîtrisée. La description de la petite ville de Carson Mills et de ses alentours est criante de vérité. On entre véritablement dans ce roman et on vit dans cette petite ville…
Le narrateur – qui ne se nomme pas – joue certainement un rôle dans cette histoire mais nous n’en saurons pas plus à son sujet avant les dernières pages… et encore…
Un très bon roman noir où plane l’âme du mal…
A lire, absolument!
Merci M. Chattam…

Passionnément

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Classé dans Littérature française

Un auteur : John Connolly – Un personnage : Charlie Parker…

9782258101074« Le crépuscule descendait lentement, mais par la fenêtre de la chambre on voyait encore les arbres, sentinelles de la forêt du Grand Nord, car le vieux Harlan avait toujours dit qu’il vivait au bord même de « la frontière », que sa maison était la dernière avant le royaume de la forêt.
(…)
Dans ce comté, il suffisait à un homme d’ouvrir les yeux pour découvrir les ruines d’anciennes demeures étouffées par la verdure, de tendre l’oreille pour entendre les noms de villages qui n’existaient plus, ensevelis quelque part dans les profondeurs de la forêt.
Il fallait endiguer la nature, confiner les arbres à leur domaine.
Les arbres, et ceux qui habitaient la forêt.
Harlan n’était pas particulièrement croyant et avait toujours méprisé ceux qu’il appelait « les culs-bénits » – chrétiens, juifs ou musulmans, il n’avait de temps à perdre avec aucun d’entre eux –, mais il était à sa manière un être d’une profonde spiritualité, adorant un dieu dont les feuilles murmuraient le nom et dont les oiseaux chantaient les louanges. Il avait été garde forestier dans le Maine pendant quarante ans et, même après sa retraite, ses successeurs avaient souvent fait appel à son savoir et à son expérience, car peu d’entre eux connaissaient ces bois aussi bien que lui.  »

 

Au fin fond d’une forêt du Maine, un chasseur découvre l’épave d’un avion dont la disparition n’a jamais été signalée. Parmi les débris de l’appareil, aucune trace humaine, mais une sacoche contenant de l’argent, qu’il dérobe, et une liste de noms, qu’il laisse derrière lui. Peu après la mort de l’homme, sa fille, harcelée par des étrangers venus l’interroger au sujet de l’avion, contacte Charlie Parker. Le détective ne tarde pas à comprendre que les individus cités sur le mystérieux document ont été mandatés pour corrompre l’âme humaine. Serait-il lui aussi mentionné dans la liste ? Parker se retrouve au cœur d’une guerre sans merci entre les forces du Bien et du Mal, dont l’une des plus féroces batailles s’apprête à être livrée dans les bois.

 

J’ai retrouvé avec bonheur Charlie Parker dans cette aventure très noire mais combien passionnante! Comme d’habitude, l’écriture de John Connolly nous plonge dans l’univers sombre, fantastique et poétique qui est celui de Charlie Parker. Une pointe d’humour (noir, évidemment) vient parfois alléger un peu l’atmosphère… 

Passionnément

Voir mes précédents articles sur Charlie Parker de John Connolly :

https://ocyaran.wordpress.com/2011/11/27/tout-ce-qui-meurt-john-connolly/

https://ocyaran.wordpress.com/2013/04/15/retour-sur-un-auteur-john-connolly-et-un-personnage-charlie-parker/

 

9782258114913« La maison était délibérément quelconque : ni trop grande ni trop petite, ni trop bien tenue ni délabrée. Elle se trouvait sur une parcelle de dimensions modestes aux abords de la ville de Newark, dans le comté de New Castle, l’un des plus peuplés du Delaware. Newark en avait pris un coup en 2008, lorsque l’usine de montage de Chrysler et la centrale de distribution voisine avaient fermé leurs portes, mais elle abritait encore l’université du Delaware, et vingt mille étudiants peuvent dépenser beaucoup d’argent quand ils s’y mettent vraiment.
Cette ville n’était pas un choix de résidence étonnant de la part de l’homme que nous traquions. Proche de la frontière de trois Etats – la Pennsylvanie, le New Jersey et le Maryland –, elle se trouvait à deux heures de voiture de New York. Cela dit, cette baraque n’était qu’un des nombreux trous à rats qu’il s’était aménagés et qu’il avait acquis au fil des ans par l’intermédiaire de l’avocat qui le protégeait. Son unique caractéristique était sa consommation d’énergie : les factures d’électricité étaient bien plus élevées que celles de toutes les autres planques que nous avions découvertes. Elle semblait être utilisée régulièrement. Davantage qu’un lieu de stockage pour des pièces de sa collection, plutôt une sorte de base.
Il se faisait appeler Kushiel, mais pour nous il était le Collectionneur. »

« Il y avait quelque chose de louche à Prosperous. Il l’avait senti dès le premier jour. Vivre dans la rue l’avait rendu réceptif aux gens qui avaient en eux la graine du mal. À Prosperous, une de ces graines avait germé. »

 

Alors que le Collectionneur, qui a tué l’un de ses proches, court toujours, le détective Charlie Parker doit s’occuper d’une nouvelle affaire : un SDF de Boston s’est suicidé après avoir tenté de prendre contact avec lui pour retrouver sa fille héroïnomane.
Sa dernière destination connue étant la petite ville de Prosperous dans le Maine, le détective décide de s’y rendre.
Mais là-bas, les habitants sont prêts à tout pour cacher leurs funestes activités…

 

Le destin de Charlie Parker est de lutter contre le mal et il y met toutes ses forces avec l’aide de ses amis mais, parfois, le combat est rude et ce n’est pas la première fois que la mort guette au tournant de la route…

Passionnément

 

 

 

 

 

9782258133785« L’hiver était mort, le printemps prenait le même chemin, l’été attendait en coulisse.
Lentement, la ville de Boreas muait : on rouvrait et on nettoyait les locations fermées pour l’hiver, le marchand de glaces se réapprovisionnait, les boutiques et les restaurants se préparaient pour l’arrivée des touristes. Six mois plus tôt, leurs propriétaires comptaient leurs recettes afin d’estimer de combien il faudrait réduire la voilure pour survivre, car chaque année semblait leur laisser un peu moins au fond des poches et ramenait le même débat à la fin de la saison : on continue ou on vend ? Ceux qui restaient se jetteraient à nouveau dans la mêlée, mais l’optimisme, au demeurant fort prudent, des années précédentes ne semblait plus de saison et d’aucuns murmuraient qu’il était enfui à jamais. L’économie se redressait peut-être, mais Boreas demeurait enlisée dans son bourbier : une mort lente, pénible, pour une ville déjà à l’agonie, étouffée dans un écosystème défaillant. Pourtant beaucoup s’obstinaient, parce qu’ils n’avaient nulle part où aller. »

 

Pour se remettre de l’attentat qui a failli lui coûter la vie, le détective privé Charlie Parker s’est retiré à Boreas, un coin isolé sur la côte, dans le Maine. Diminué, meurtri, il tente de reprendre des forces et occupe ses journées à arpenter la plage. Mais la découverte d’un noyé trouble sa convalescence.
Suicide ? Accident ? Ou crime ? Alors que le mort porte sur l’avant-bras des chiffres tatoués évoquant un horrible passé et que la voisine juive de Parker reçoit elle-même des menaces, la question se pose. Et est-ce une coïncidence si, quelques jours plus tard, une famille entière se fait massacrer non loin de là ? L’heure de la retraite n’a pas encore sonné pour Charlie Parker…

 

A chaque roman, John Connolly trouve un moyen de se renouveler tout en gardant les bases (Charlie et son groupe de lutte contre le mal). Ici, il explore une période et un endroit où le mal était omniprésent : la seconde guerre mondiale et les camps de concentration – autant d’années après, pourquoi tous les fils de l’intrigue semblent-ils ramener à cet affreux passé?

PassionnémentLa réponse est difficile à trouver et personnellement je n’ai compris que près de la fin…

Les romans de John Connolly restent pour moi de vrais coups de coeur tant par l’histoire que par son écriture…

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Classé dans Littérature anglaise (Irlande)

Frères de chair / Michael MARSHALL (Michael Marshall Smith)

Frères de chair (couv)La chance ? Jack Randall ne veut même pas en entendre parler. Il a cessé d’en avoir le jour où, policier enquêtant sur le truand Vinaldi, il a découvert sa femme et sa fille assassinées. Pour oublier, il a passé cinq ans dans un trou perdu, une ferme d’ « alters », des clones qui végètent jusqu’à ce que leur double ait besoin de leur corps. Jack s’est attaché malgré lui à ses pensionnaires et décide de s’enfuir avec six d’entre eux afin de les sauver d’une mort certaine.

Mais dès qu’il regagne New Richmond, une mégapole mobile de 200 étages, où autrefois il se sentait chez lui, Jack se fourre dans le pétrin. Son ex-collègue meurt en voulant l’aider et les alters disparaissent. Lancé à la poursuite des kidnappeurs, Randall va devoir retourner dans la Brèche, un monde virtuel où, adolescent, il a participé à une guerre sauvage et sans merci.

 

Un thriller du futur dans une ambiance de roman noir… Une réussite pour Michael Marshall qui avoue son admiration pour Philip K. Dick… 

Il a depuis confirmé son talent avec « La Trilogie des Hommes de Paille ».

Beaucoup

 

 

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Romicide / Gianni PIROZZI

L’officier de police Bertrand Rozenn est chargé d’enquêter sur un meurtre particulièrement sordide : le cadavre d’un homme âgé, affreusement torturé, a été découvert à la périphérie de Rennes. La victime est un Rom hongrois qui s’était créé de solides inimitiés parmi ses compatriotes. Bien que les supérieurs de Rozenn ne jugent pas l’affaire prioritaire, ce dernier s’obstine et poursuit l’enquête. Mais pour pénétrer dans le monde très fermé des Roms, il a besoin d’un « espion ». Ce sera Augusto Rinetti, le gardien du terrain où vivent les gens du voyage. Divorcé, psychologiquement fragile, il se retrouve contraint de jouer les indics…

 

Un roman passionnant que j’ai découvert grâce au thème du mois de notre club de lecture (Les gens du voyage – Tziganes, forains, gens du cirque, nomades…).

Ce roman nous emmène donc en Bretagne et nous parle de Roms (Le terme de « Rom » est adopté par l’Union romani internationale (IRU) lors du premier Congrès international des Roms – Londres, 1971 – qui a revendiqué le droit légitime de ce peuple à être reconnu en tant que tel, et officialisé la dénomination « Roms » – Wikipédia) et de leur vie difficile en marge de la population qui ne comprend pas leurs coutumes. Pour autant, l’auteur n’en fait pas des anges et réussit l’exploit de nous faire quelque peu appréhender le pourquoi du crime sans l’excuser, évidemment.

Le policier Rozenn, révolté par la mise à mort d’un vieil homme, finit par dépasser ses limites en exerçant du chantage afin d’obtenir des informations alors qu’au départ, c’est un idéaliste engagé dans la police pour aider les autres…

J’aime aussi beaucoup le personnage torturé de Rinetti qui paraît avoir la faculté de choisir toujours le mauvais chemin à prendre…

Un lexique, en fin du livre, nous explique certains termes employés.

Un très bon roman noir, une découverte, et pour un premier roman une belle réussite – un auteur à suivre 🙂

 

Passionnément

 

Pirozzi - Romicide

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