Archives de Tag: Récit de vie

La voie cruelle / Ella MAILLART & Où est la terre des promesses? / Annemarie SCHWARZENBACH

 

 

 

 

 

 

Le 6 juin 1939, Annemarie Schwarzenbach quitte Genève dans la Ford Roadster « De Luxe » 18 CV que vient de lui offrir son père. Sa destination : l’Afghanistan. Sa compagne de voyage : la déjà célèbre Ella Maillart. On ne connaissait jusqu’alors de cette aventure exceptionnelle que La Voie cruelle (Petite Bibliothèque Payot), peut-être le plus beau livre d’Ella Maillart. Voici enfin rassemblés les textes de celle qui s’y cachait sous le pseudonyme de Christina.

La voyageuse mêle journalisme et poésie sous une plume dont la puissance ne tarit jamais. C’est avec un même talent qu’elle promène son errance intérieure dans l’immensité de la steppe et qu’elle s’interroge sur le statut de la femme en terre d’Islam.

 

Deux facettes de la même aventure… En 1939, alors que la guerre menace en Europe, deux femmes décident de partir vers l’Afghanistan à bord de la Ford de l’une d’entre elles. Voyage sur les routes mais aussi voyage intérieur, accomplissement de soi, recherche de sa vérité…

Ella Maillart a raconté leur périple dans « La voie cruelle » en dissimulant Annemarie sous le pseudonyme de Christina.

J’ai beaucoup aimé « La voie cruelle » mais j’adore l’écriture d’Annemarie Schwarzenbach, sensible et rebelle comme elle…

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Marley et moi : Mon histoire d’amour avec le pire chien du monde / John GROGAN

Si le chien est le meilleur ami de l’homme, il peut parfois être le pire. C’est ce que vont découvrir John et Jenny Grogan, quand ils décident d’acheter un labrador peu de temps après leur mariage, afin de tester leurs capacités parentales. D’adorable petite boule de poils, Marley se transforme en un mastodonte de quarante-cinq kilos, qui détruit tout sur son passage, dévore quantité de nourriture et d’objets en tout genre, et témoigne d’une affection aussi débordante qu’envahissante envers ses maîtres.

 

Un bon moment de rire, un grand moment de tendresse, un vrai moment d’émotion !

Bien sûr, ce livre n’est pas autre chose qu’un récit de vie (celle de Marley), avec tous les gags et les accrocs qui peuvent arriver dans une famille. C’est pas le Goncourt! On ne demande pas ça non plus…

Mais c’est à lire par tous ceux qui ont ou ont eu un grand chien ! Ainsi que par tous ceux qui aiment les animaux… (ça fait déjà beaucoup de monde 😉 )

Pour les autres : s’abstenir, ils ne peuvent comprendre… C’est dommage pour eux mais ils ne savent même pas ce qu’ils perdent…

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Retour à Oraïbi / Hanna JOHANSEN

Sur la mesa, Polingaysi, une petite fille hopi d’Oraïbi, décide un jour d’aller à l’école des Blancs pour apprendre à lire et à compter. Elle part, en rupture avec ses traditions, son village, mais soutenue par son père. Après quelques années passées en Californie, elle reviendra chez elle pour y construire sa maison. Un retour difficile car elle s’est éloignée du mode de vie hopi, sans être pour autant devenue une jeune femme appartenant au monde des Blancs. Sa vie sera dorénavant animée par l’espoir de réunir ses deux univers.

Roman d’un apprentissage et témoignage ethnologique se mêlent ici au rythme lent de la civilisation qu’ils dévoilent.

 

Ce roman relate l’histoire d’Elizabeth Koyawayma White, née vers 1892 à Oraïbi. Son nom hopi était Polingaysi « papillon porté par la brise entre les fleurs ».

J’ai aimé ce livre d’abord pour la personnalité de Polingaysi, ensuite parce que c’est une histoire de femme à une époque où la vie n’était pas simple pour elles. C’est aussi une histoire de racines et toutes, nous avons les nôtres et ne pouvons les rejeter facilement.

C’est également une approche de la civilisation des Hopis. Leur culture est très différente de la nôtre mais elle a une philosophie de vie intéressante et un grand désir de paix (ils se nomment eux-mêmes « Hopitu-Shinumu », petit peuple de la paix).

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La romancière et l’archéologue / Agatha CHRISTIE MALLOWAN

« Épousez un archéologue : plus vous vieillirez, plus il vous aimera », a dit un jour Agatha Christie (1890-1976). Cette fine mouche qui riait de tout pratiquait l’autodérision avec un art consommé. Outre ses soixante-dix romans policiers, il y a mieux et beaucoup plus savoureux que son autobiographie : ce sont ses aventures au Moyen-Orient qu’elle publia en 1946 pour répondre à tous ceux qui lui demandaient sans cesse comment elle avait vécu là-bas auprès de son deuxième mari.

Comment pouvait-elle imaginer, en effet, alors qu’elle voyageait pour la première fois à bord de l’Orient-Express en 1928, combien son existence allait être modifiée à jamais ? Elle laissait en Angleterre une enfance heureuse passée dans un manoir victorien du Devon, l’échec d’un premier mariage et une carrière littéraire déjà bien assise pour partir en Iraq à la découverte des champs de fouilles d’Our, invitée par les archéologues Leonard et Katherine Woolley. La romancière avait toujours été fascinée par l’Orient, à tel point qu’elle rendit de nouveau visite à ses amis l’année suivante. Cette fois, les Woolley eurent l’excellente idée de la confier à un jeune archéologue prometteur, Max Mallowan. Ce dernier devint son cicérone, ils visitèrent ensemble la Chaldée et s’éprirent l’un de l’autre. Agatha était âgée de quarante ans, Max n’en avait que vingt-six, mais il la trouvait irrésistible d’intelligence, de charme et d’esprit, qualités qu’elle-même appréciait chez ce garçon si singulier qui n’avait jamais lu aucun de ses romans et n’était nullement impressionné par sa notoriété. Ils se marièrent avant la fin de l’année. Commença alors une vie de voyage avec son époux. Ils travaillèrent essentiellement en Syrie et en Iraq, et Agatha l’accompagna avec joie dans ses pérégrinations. Elle continua à écrire ses propres ouvrages sur place tout en étant une assistante précieuse pour son mari. Elle prenait des photos, les développait, étiquetait les objets trouvés.

La Romancière et l’archéologue regroupe cinq saisons de fouilles entre 1934 et la fin des années 1930 avec toujours pour fil directeur une solide expérience de la nature humaine et un humour inoxydable, et ce quel que soit le sujet évoqué – la constipation des ouvriers ou les sous-vêtements d’un chauffeur. Rien n’échappe à Agatha Christie, depuis les dissensions opposant les diverses ethnies jusqu’au sort des femmes musulmanes. Notons que ces voyages lui inspirèrent trois de ses plus célèbres romans : Mort sur le Nil, Le Crime de l’Orient-Express et Meurtre en Mésopotamie.

 

Racontées à la manière inimitable d’Agatha Christie, voici ses aventures en Orient lors des fouilles archéologiques entreprises par son mari Max Mallowan. Comme elle le dit elle-même, des années de bonheur, émaillées de petits problèmes domestiques et parfois drôles…

Un bonheur de lecture !

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Classé dans Littérature anglaise