Archives de Tag: Aventures

Nightrunner / Lynn Flewelling (série 7 vol.)

Et encore un monde imaginaire vraiment bien ficelé!
Skala est un pays de ce monde, au gré des aventures des héros de ces livres, nous allons parcourir d’autres régions mais le royaume de Skala est le pivot de cette série.

Nightrunner 1 Les maîtres de l’ombre


Présentation de l’éditeur :

Lorsque Le jeune Alec de Kerry est emprisonné pour un crime qu’il n’a pas commis, il croit sa vie ruinée. C’est sans compter sur son étrange compagnon de cellule. Espion, voleur et noble à la fois, Seregil de Rhiminee est bien plus qu’il ne paraît. Lorsqu’il propose à Alec de devenir son apprenti, leurs vies changent à jamais. Alec découvre alors des routes inconnues qui mènent vers une guerre dont le tumulte ne l’avait jamais effleuré. Seregil et lui vont devoir s’infiltrer en territoire ennemi afin de découvrir quels complots s’y trament pour sauver la Couronne… ainsi que leurs propres vies. Mais la fortune est aussi imprévisible que le nouveau mentor d’Alec…

Extraits :

« L’ancien calendrier hiérophantique est divisé en années lunaires composées de douze mois de vingt-neuf jours, auxquels s’ajoutent quatre festivals saisonniers, qui durent chacun trois jours.
  Le Solstice d’hiver – fête de la plus longue nuit de l’année, et du retour annoncé des beaux jours. (Nuit du Deuil et Fête de Sakor à Skala.) Suivi de :
sarisin
dostin
klesin
Le Festival du printemps – préparation des semailles, fête de la fertilité de Dalna. (Festival des Fleurs de Mycena.) Suivi de :
lithion

nythin
gorathin
Le Solstice d’été – célébration du jour le plus long. Suivi de :
shemin
lenthin
rhythin
Le Retour des récoltes – fin de la récolte, temps des remerciements. (Grand Festival de Dalna en Mycena.) Suivi de :
erasin
kemmin
cinrin »
– Nightrunner 1 Les maîtres de l’ombre / Lynn Flewelling

« Les tortionnaires d’Asengai avaient des habitudes réglées comme du papier à musique : ils s’arrêtaient toujours au coucher du soleil. De nouveau enchaîné dans un petit coin de cette cellule pleine de courants d’air, Alec tourna son visage vers le mur dénudé et pleura jusqu’à en avoir mal à la poitrine.
Un vent froid venant des montagnes gémissait au travers des grilles au-dessus de sa tête, amenant avec lui la douce odeur de la neige à venir. Toujours en pleurs, le garçon se terra plus profondément encore dans la paille rance. Elle le grattait douloureusement là où il avait été frappé et où des bleus fleurissaient sur sa peau nue. Mais c’était mieux que rien et tout ce qu’il avait. » – Nightrunner 1 Les maîtres de l’ombre / Lynn Flewelling

Mon avis :

Un début assez classique pour cette série, les deux personnages principaux, Seregil et Alec font connaissance de façon assez inattendue dans un cul de basse fosse…

Nightrunner 2 Les traqueurs de la nuit

Présentation de l’éditeur :

Maître du subterfuge, voleur et noble à la fois, Seregil de Rhíminie a transmis à Alec de Kerry les plus grands secrets du métier. Ensemble, ils ont accompli de nombreuses missions sans cesser d’exposer leur vie au danger. Aujourd’hui, alors que leur pays d’adoption se prépare à la guerre, le magicien Nysander l’ancien, demande à Seregil d’affronter un ultime défi. Il confie à Seregil des informations devant à tout prix rester secrètes, sous peine de lui coûter la vie ainsi que celle d’Alec…

Extrait :

« Cet hiver-là, les vents auxquels se mêlait la neige fondue fouettaient la mer et rugissaient dans les rues sombre de Rhiminie. Comme arrachés par un gigantesque enfant furieux, des tuiles et des bardeaux mal cloués tombèrent avec fracas dans les rues et les jardins. Les arbres nus oscillaient, le claquement de leurs branches semblable à des os s’entrechoquant. Dans le port, sous la citadelle, les navires amarrés étaient si secoués qu’ils cognaient contre les digues. Que ce soit dans la ville haute ou basse, même les tenanciers des maisons closes ne tardèrent pas à fermer leurs volets » – Nightrunner 2 Les traqueurs de la nuit / Lynn Flewelling

Mon avis :

Un second volume passionnant où les personnages s’affinent. Cela nous donne envie de les retrouver bientôt…

Nightrunner 3 La lune des traîtres

Présentation de l’éditeur :

Au terme d’une bataille cataclysmique, Alec et Seregil ont décidé de quitter leur terre d’adoption, désormais hantée par trop de souvenirs douloureux. Pourtant, un appel désespéré de la reine vient mettre un terme à leur exil. La nouvelle mission de nos deux maîtres de l’espionnage : prendre part à une délégation diplomatique qui les entraînera dans le pays natal de Seregil. C’est dans ce royaume légendaire que ce dernier devra affronter les démons de son obscur passé, tandis qu’Alec se découvrira des origines insoupçonnées. 

Extrait :

Un couple d’hommes retint l’attention d’Alec au fil des danses. Ce n’était pas seulement leur adresse qui le captivait mais la façon dont ils semblaient s’étreindre du regard, en toute confiance, anticipant chaque figure et travaillant leurs gestes en parfaite harmonie. Il sentit sa gorge se nouer en les voyant effectuer une chorégraphie particulièrement sensuelle. Il savait sans qu’on ait besoin de le lui dire qu’ils étaient talimenios et qu’ils avaient vécu ces mouvements, cette fusion de leurs âmes pendant la plus grande partie de leur vie.
Il sentit Seregil poser sa main sur la sienne. Sans ressentir la moindre gêne, Alec la retourna afin que leurs doigts puissent s’entrelacer et laissa la musique parler à sa place. – Nightrunner 3 La lune des traîtres / Lynn Flewelling

Mon avis :

Et c’est ici qu’on rencontre des dragons! Je suis de plus en plus accroc à cette série…

Nightrunner 4 Le retour des ombres


Présentation de l’éditeur :

Après leur victoire en Aurënen, Alec et Seregil ont regagné Rhíminie. 
Mais difficile pour eux de s’y sentir à leur place, alors que la plupart de leurs amis sont morts ou en exil. Afin de tromper leur ennui, ils acceptent une mission qui les conduira de nouveau sur les terres natales de Seregil. Mais en chemin, ils tombent dans une embuscade, sont séparés et finissent vendus comme esclaves. Seregil s’accroche à la vie dans l’unique espoir qu’Alec soit toujours de ce monde. Quant à Alec, son étrange maître ne s’intéresse pas tant à lui qu’à son sang. En effet, son ascendance unique le rend capable de produire un trésor exceptionnel…

Extraits :

«  Tu es le voyageur qui porte son foyer dans son cœur.
Tu es l’oiseau qui fait son nid sur les vagues.
Tu ne seras le père de l’enfant d’aucune femme. »
 
Paroles adressées par l’oracle dragon de Sarikali à Alec í Amasa de Kerry »
– Nightrunner 4 Le retour des ombres / Lynn Flewelling

« Des changements notables s’étaient produits à la cour depuis la mort de la reine Idrilain, deux hivers plus tôt, même si son successeur, la reine Phoria, était absente la majeure partie de l’année, occupée à guerroyer en Mycena. Malgré les bénéfices évidents de la reprise du commerce avec Aurënen, la reine avait promulgué un décret qui interdisait l’usage à la cour des patronymes composés selon les coutumes aurënfays, qui étaient pourtant en vigueur depuis l’époque de la première Idrilain. Les styles méridionaux en matière de mode, de bijoux et de musique n’étaient plus en vogue. Les jeunes hommes se laissaient pousser la barbe et portaient les cheveux courts, à hauteur des oreilles.
Évidemment, la réaction de Seregil avait été de refuser de se couper les cheveux, qui dépassaient à présent ses épaules. Alec l’avait imité, mais il tressait les siens pour éviter qu’ils lui retombent sur le visage.
Pourtant, les produits aurënfays étaient très prisés au sein du peuple. Malgré tout ce que les nobles s’appliquaient à faire publiquement pour satisfaire leur nouvelle reine, les gens n’avaient rien perdu de leur goût pour les produits de luxe et les nouveautés. » – Nightrunner 4 Le retour des ombres / Lynn Flewelling

Mon avis :

J’ai un petit peu moins aimé ce tome, soyons justes il y a en première ligne le fait que la fin… n’en est pas une et qu’il a fallu longtemps (très longtemps) avant d’avoir la traduction de la suite…

Nightrunner 5 La route blanche

Présentation de l’éditeur :

Nobles décadents, espions hors pair et héros inattendus, Alec et Seregil ont survécu à l’exil, à la trahison et à la magie noire. Mais la route qui les attend va se révéler plus dangereuse que tout ce qu’ils ont connu jusque-là. Cernés par leurs ennemis, ils doivent cheminer sur l’étroit sentier entre le bien et le mal. Un seul faux pas pourrait leur être fatal…
Après avoir échappé à l’esclavage et à la mort en Plenimar, Alec et Seregil n’ont qu’une envie : retrouver leur existence d’oiseaux de nuit à Rhíminie. Mais ils sont contraints de jouer les nourrices pour Sebrahn, une étrange créature conçue par alchimie, le fameux « enfant d’aucune femme » annoncé par la prophétie. Sa peau blanche comme la lune et ses pouvoirs terrifiants mettent en danger tous ceux qui approchent ses protecteurs… ne leur laissant d’autre choix que de découvrir les secrets de la véritable nature de Sebrahn.
Grâce à l’aide d’amis proches et du clan de Seregil, le trio se met en route pour un périple risqué. Car le vieil ennemi de Seregil, Ulan í Sathil, et les parents éloignés d’Alec sont à leurs trousses, bien décidés à prendre possession d’Alec et de Sebrahn. Une course contre la montre débute pour une quête plus intime que jamais…

Extrait :

« Mourir – ne serait-ce qu’un instant – était épuisant. Alec et ses compagnons étaient arrivés à Gedre la nuit précédente et il avait réussi à rester en selle durant la montée entre le port et la maison du clan, mais avait tout gâché en s’évanouissant dans la cour. Mydri lui avait décoché un regard sévère avant de l’envoyer se coucher dans une chambre donnant sur le port. Et lorsque leur hôte avait vu Sebrahn, Riagil í Molan avait exigé que le rhekaro reste caché. Vu l’apparence étrange de Sebrahn, Alec ne l’en blâmait guère.
La pluie hivernale fouettait la fenêtre à l’autre bout de la pièce et le vent gémissait dans la cheminée. Le port de Gedre était à peine visible : les bateaux au mouillage n’étaient que taches sombres dans le brouillard. Après leur traversée houleuse depuis Plenimar, il était plutôt agréable de se retrouver dans un lit douillet qui ne tanguait pas sous lui. Il n’avait pas la moindre idée de l’heure qu’il était. Lorsqu’il s’était réveillé, Seregil était déjà parti, sans doute pour parler à ses sœurs ou à leur hôte, le khirnari.
Sebrahn était pelotonné sur les coussins du renfoncement de la fenêtre, le regard tourné vers l’extérieur, même s’il était difficile de savoir ce qu’il regardait. Le rhekaro avait beau être doté des traits d’enfant d’Alec, il était impossible de le prendre pour un enfant ordinaire. Ses cheveux clairs, d’un blanc argenté, tombaient en cascade dans son dos, presque jusqu’au sol. Sa peau blanche prenait un aspect fantomatique dans la lumière grise, et ses yeux argentés avaient l’éclat de l’acier.  » – Nightrunner 5 La route blanche / Lynn Flewelling

Mon avis :

Quoique ce volume ne soit pas mon préféré, vite la suite…

Nightrunner 6 Le coffre des âmes

Présentation de l’éditeur :

Au-delà de leur image de nobles dissolus, Alec et Seregil sont deux espions habiles et dévoués au service de la reine et leur pays. Ils se retrouvent cependant confrontés à un conflit de loyauté sans précédent lorsqu’ils découvrent les preuves d’un complot opposant la reine Phoria et la princesse Klia. En temps de paix déjà, la cour royale de Rhíminie s’apparente à un nid de vipères. Mais avec la guerre contre Pleminar qui s’enlise, les trahisons se multiplient dans l’ombre. 
Ce n’est toutefois pas l’unique danger qui menace : une mystérieuse épidémie se propage dans les rues surpeuplées de la ville, frappant sans distinction. Alors que la panique se répand et que le nombre de cadavres augmente, des secrets longtemps cachés remontent à la surface. Et comme Seregil et Alec ne vont pas tarder à l’apprendre, les conspirations et les épidémies ont un point commun : l’antidote peut être aussi mortel que le mal. 

Extrait :

« Seregil n’avait pas vraiment su à quoi s’attendre, ou pour être plus exact, il n’avait pas eu beaucoup d’attentes. Situé rue du Panier, le petit théâtre délabré et étouffant où ils venaient d’arriver accueillait par le passé des négociants aux ressources moyennes qui aspiraient à un peu de culture, mais n’avaient ni la bourse ni les manières pour se mêler à la population fréquentant le Tirarie à l’autre bout de la cité, rue des Lanternes. Récemment encore, l’établissement était fermé. La peinture défraîchie de l’avant-scène s’écaillait, ses dorures étaient ternies, et les feux de la rampe vacillaient dans les courants d’air. Seul le rideau de gaze derrière la scène était neuf. Il avait été habilement peint pour représenter une forêt sombre et menaçante.
Le public était principalement constitué de spectateurs pauvres, rassemblés au parterre devant la scène surélevée. Le théâtre, qui ne pouvait contenir qu’une centaine de personnes, était presque plein, et l’odeur des corps surchauffés se faisait déjà oppressante. La température était inhabituellement élevée en ce début d’été. » – Nightrunner 6 Le coffre des âmes / Lynn Flewelling

Mon avis :

Cette aventure de nos deux héros est celle que je préfère jusqu’ici…

Nightrunner 7 Les éclats du temps

Présentation de l’éditeur :

Le gouverneur de l’île sacrée de Kouros et sa maîtresse ont été tués dans une chambre verrouillée et surveillée. Les seuls témoins du crime – des gardes qui ont enfoncé les portes en entendant les cris provenant de l’intérieur –, sont devenus fous de terreur, bafouillant des histoires de fantômes… et pire encore.
Envoyés à Kouros par la reine, les maîtres espions Alec et Seregil vont se heurter à une menace inédite. Car un mal ancien a été réveillé, une puissance obscure qui ne s’apaisera pas avant d’avoir échappé à sa prison d’un autre monde et accompli sa vengeance. Et seuls ceux comme Alec, qui sont morts et revenus à la vie, peuvent passer d’un monde à l’autre et affronter l’assassin – même si cela pourrait coûter à Alec une seconde mort bien trop prématurée…

Extrait :

« Une pluie de printemps précoce battait les carreaux à côté du fauteuil d’Alec, et tambourinait sur les ardoises du toit de l’auberge au-dessus d’eux. Avec un feu crépitant dans l’âtre, un excellent souper tout juste expédié, et un tome captivant emprunté à la bibliothèque de la maison Orëska ouvert sur ses genoux, Alec se réjouissait à la perspective d’une soirée tranquille. Son compagnon, toutefois, avait d’autres idées.
Étendu sur une pile de coussins devant le feu, Seregil avait feuilleté une série de lettres apparemment sans intérêt, renoncé à quelques livres, et était désormais allongé les yeux rivés au plafond, sifflant doucement – et de manière plutôt exaspérante – un air triste entre ses dents. Alec devina qu’il composait une nouvelle chanson, puisqu’il ne cessait, jusqu’à rendre fou, de répéter des phrases et de battre la mesure d’un pied nu contre la pelle à cendres. Même Ruetha et ses chatons avaient perdu patience avec lui et s’étaient retirés dans leur panier à l’angle.
Mais si gênant que ce fût, et malgré la mélancolie de cet air, Alec ressentait aussi un certain soulagement. Ils avaient tous deux été éprouvés, ayant perdu d’autres personnes auxquelles ils tenaient – Myrhichia, dame Kylith, duc Malthus – l’année précédente. Ils avaient également manqué de perdre Illia, la fille de Micum Cavish. Alec avait profondément souffert de ces disparitions, mais Seregil avait toujours tendance à s’accrocher à la douleur, empreinte de culpabilité.
C’était la première fois que Seregil avait montré le moindre intérêt à composer depuis des mois, le dérangement était donc presque bienvenu, même si cela signifiait qu’Alec ne lirait donc pas. Il ferma son livre. » – Nightrunner 7 Les éclats du temps / Lynn Flewelling

Mon avis :

Le meilleur pour la fin, au revoir tous les héros avec qui j’ai vécu de multiples aventures… au revoir car on ne sait jamais…
Une série vraiment passionnante, bien sûr quelques « déjà vu » ci et là mais des aventures extraordinaires – c’est ce qu’on cherche en Fantasy – et tout ce que j’aime : de l’amour, de l’amitié et surtout un peu d’humour aussi…
Un plus : les cartes !
J’ai beaucoup mieux aimé Nightrunner que Le royaume de Tobin que j’avais trouvé bon mais sans plus…

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Classé dans Littérature américaine (USA)

Codex Alera / Jim Butcher (série 6 vol.)

Avant tout, je crois qu’il est nécessaire de planter le décor : les néophytes ne vont pas s’y retrouver sans quelques indications car nous entrons dans un autre monde… Le monde d’Alera.

Le royaume d’Alera est composé de duchés :
– Antillus
– Placida
– Ceres
– Kalare
– Forcia
– Attica
– Parcia
– Rhodes
– Aquitaine
– Riva
– Phrygia
Les Hauts Ducs gouvernent leurs territoires et n’ont de comptes à rendre qu’au Premier Duc et au Sénat.
Le Premier Duc réside à Alera Imperia, la capitale. Nous sommes à l’époque du Premier Duc Gaius Sextus.

L’inspiration romaine donne une structure très étudiée et pratique (routes, mur fortifié, organisation des camps des légions ; des noms romains (Gaius, Maximus, Alera Imperia…), des légions, un Sénat…
Ainsi que l’esclavage à la romaine (on peut se vendre comme esclave pour payer ses dettes).

Les Aleréens utilisent les Furies – forces élémentaires de la Terre, de l’Air, du Feu, de l’Eau, de la Forêt et des Métaux – pour construire et se défendre contre les agresseurs. Mais tous ne possèdent pas ces pouvoirs…

La vallée de Calderon où débute le premier volume de la série forme un pont entre le continent d’Alera et le Pays des Marats, peuple barbare de l’Est. (voir carte)

1 – Les furies de Calderon

Présentation de l’éditeur :

Le sort du royaume repose sur les épaules d’un garçon qui n’a aucun pouvoir… Depuis mille ans, les habitants d’Aléra repoussent les peuplades sanguinaires qui rançonnent le morde en usant de leur relation particulière avec les furies – les forces élémentaires de la terre, de l’air, du feu, de l’eau, du bois et du métal. Mais dans la lointaine vallée de Calderon, Tavi ne maîtrise encore aucun élément, à son grand désespoir. A quinze ans, il n’a toujours pas de furie du vent pour l’aider à voler, ou de furie du feu pour allumer ses lampes. Pourtant, lorsque les féroces Marats font leur retour dans la vallée, le courage et l’ingéniosité de Tavi vont se révéler une force bien plus cruciale que n’importe quelle furie. Une force qui pourrait lui permettre d’altérer le cours de la guerre… 

Extraits :

« Elle rouvrit les yeux et ordonna négligemment à l’eau renversée de se rendre utile en nettoyant le sol. Avec obéissance, la flaque se mit à se déplacer d’un endroit à l’autre en ramassant poussières et débris, et Isana alla ouvrir la porte. L’air frais envahit la pièce, contrastant vivement avec la chaleur moite de la cuisine, et, fermant les yeux, elle inspira profondément pour se ressaisir. » – Codex Alera 1 Les furies de Calderon / Jim Butcher

« Le tonnerre gronda au-dessus de la vallée, et Isana alla ouvrir la fenêtre qui donnait au nord pour observer le pic montagneux qui s’y trouvait. Garados se dressait, menaçant, dans toute sa splendeur maussade, les épaules recouvertes d’une neige qui commençait déjà à descendre vers le fond de la vallée, annonçant l’hiver. Des nuages noirs s’amassaient autour de sa cime, et alors qu’elle regardait, ils s’illuminèrent d’un éclair vert sombre, tandis qu’un nouveau grondement annonciateur venait secouer la vallée. Lilvia – la femme de Garados, la furie des tempêtes – rassemblait les nuages pour un nouvel assaut sur les habitants de la vallée. Elle allait attendre toute la journée, amasser la chaleur du soleil dans son troupeau de nuages, puis les lancer sur la vallée en une débauche de tonnerre et de vent, et probablement aussi, vu la saison, de pluie glacée et de neige. » – Codex Alera 1 Les furies de Calderon / Jim Butcher

Mon avis :

Ce premier volume nous présente les principaux acteurs de la série et particulièrement Tavi, le jeune homme sans pouvoirs qui va se trouver lancé dans une grande aventure et découvrir le peuple des Marats et leurs coutumes très différentes de celles des Aléréens.

Un livre qui suit les conventions du genre mais sans jamais ennuyer le lecteur. C’est une très bonne entrée de série et on sait qu’il y aura une suite qu’on attendra avec impatience…

2 – La furie de l’Academ

Présentation de l’éditeur :

Depuis des siècles, les habitants d’Aléra s’aident des furies – les forces élémentaires de la terre, de l’air, du feu, de l’eau, du bois et du métal – pour protéger leur monde des agressions. Mais nulle furie ne peut les sauver des dangers qui les menacent de l’intérieur. Une mystérieuse attaque venue de par-delà l’océan a affaibli le Premier Duc. S’il perd le trône, une sanglante guerre civile sera inévitable. La responsabilité de parer les tentatives d’assassinat et les trahisons au sein du cercle d’espions du Premier Duc retombe sur les épaules de Tavi, le seul homme dépourvu de furies…

Extrait :

« – Je t’ai vu protéger d’autres personnes qui te considéraient pourtant comme plus faible qu’elles. J’ai vu un très petit nombre de gens bien, parmi lesquels le garçon qu’on a fait sortir de la Tour. (Elle s’interrompit un instant pour réfléchir.) J’ai vu des femmes donner du plaisir pour de l’argent afin de nourrir leurs enfants, et d’autres faire la même chose pour négliger leurs enfants pendant qu’elles s’abrutissent avec des vins et des poudres. J’ai vu des hommes qui travaillent du lever au coucher du soleil rentrer chez eux et se faire mépriser par leurs épouses parce qu’ils ne sont jamais là. J’ai vu des hommes battre et utiliser ceux qu’ils sont censés protéger, même leurs propres enfants. J’ai vu certains d’entre vous réduire en esclavage des gens de leur propre race. Je les ai vus se battre pour échapper au même sort. J’ai vu des hommes de la loi trahir celle-ci, et des hommes qui détestent la loi faire preuve de gentillesse. J’ai vu des défenseurs pleins de douceur, des Guérisseurs sadiques, des créateurs de beauté méprisés alors que des artisans de destruction sont vénérés. 
La jeune fille secoua lentement la tête et conclut : 
– Ceux de ta race, Aléréen, sont les créatures les plus méchantes et les plus douces, les plus féroces et les plus nobles, les plus fourbes et les plus loyales, les plus terrifiantes et les plus fascinantes que j’aie jamais vues. » – Codex Alera 2 La furie de l’Academ / Jim Butcher

Mon avis :

Un deuxième volume encore plus passionnant que le précédent où on trouve beaucoup de réflexions sur la condition des pauvres, les différentes classes sociales, le mépris des riches…
Tavi a non seulement grandi – il a 17 ans à présent – mais sans perdre sa fraîcheur d’âme, son empathie et son sens de l’honneur.
Il y a aussi de l’humour dans ces livres et j’aime beaucoup cela, les personnages nous sont plus proches…

3 – La furie du curseur

Présentation de l’éditeur :

Lorsque l’impitoyable Haut Duc de Kalare, assoiffé de pouvoir, lance une rébellion contre le premier Duc et s’allie à un féroce ennemi du royaume, le jeune Tavi se retrouve à la tête d’une légion inexpérimentée et mal équipée : la seule force qui puisse sauver Aléra de la ruine…

Extraits :

« Les légionnaires ne sont pas des guerriers, Tavi. Ce sont des soldats professionnels.
– Quelle est la différence ?
Max fit une moue songeuse.
– Les guerriers se battent. Les légionnaires se battent ensemble. Le but n’est pas d’être la plus fine lame. C’est de former un tout plus puissant que la somme des individus qui le composent. » – Codex Alera 3 La furie du curseur / Jim Butcher

« Il savait ce qu’était la beauté, mais ne comprenait pas ce qui en faisait le prix. Sa collection était luxueuse, étendue, composée uniquement de chefs-d’œuvre incontestables et c’était tout ce qui lui importait ; l’enveloppe, le prix, la proclamation de sa richesse et de sa puissance, et non la beauté en elle-même. » – Codex Alera 3 La furie du curseur / Jim Butcher

Mon avis :

Il y a dans ce tome de magnifiques scènes de batailles. Beaucoup de scènes de batailles…
Il y a aussi de l’amitié, de l’amour et de l’humour…
Tavi a 19 ans maintenant, c’est un homme, il s’est développé physiquement mais il a aussi évolué mentalement, c’est toujours un homme d’honneur et d’amitié mais il sait que tous ne sont pas comme lui.

Sous le nom de Scipion, Tavi va être incorporé à la Première Légion. Il va être apprécié des légionnaires et, très vite, va s’apercevoir de l’attachement que ceux-ci lui portent…

4 – La furie du Capitaine

Présentation de l’éditeur :

Après deux ans de guerre acharnée, Tavi de Calderon et les féroces guerriers canims sont, contre toute attente, obligés de s’allier pour défier la menace qui pèse sur eux.
Mais ce rapprochement n’est pas vu d’un très bon oeil. Et s’il espère forger une entente entre les deux partis, Tavi devra trouver un moyen de surmonter des siècles d’animosité et ainsi commander sa légion au mépris de la loi et des forces alliées et ennemies…
S’il échoue, aucun d’eux n’aura la moindre chance de survivre.

Extrait :

« La vie en camp de réfugiés avait eu l’effet que les épreuves avaient toujours sur les gens. Chez certains, elle avait révélé une grandeur d’esprit presque incroyable. Marcus avait vu des hommes dénués de presque tout ou presque se défaire de leur unique cape pour la donner à des enfants qui mouraient de froid. Il avait vu des familles qui avaient à peine de quoi survivre accueillir sous leur toit un enfant perdu de plus, réussi à caser sous la couverture un corps gelé de plus. Il avait vu des légionnaires de la Première Aléréenne, bouleversés par les souffrances dont ils avaient été témoin en exercice, aller directement au marché en recevant leur solde, et tout dépenser en nourriture pour ceux qui en avaient besoin.
Chez d’autres, cependant, elle avait révélé le pire. Marcus avait mené des escouades chargées d’enterrer les corps de personnes tuées pour pèlerine élimée et les chiffons dont ils avaient enveloppé leurs pieds. Il en avait vu demander des choses à des femmes en guise de paiement, vu ceux qui possédaient ce dont d’autres avaient besoin exiger qu’ils s’humilient et s’avilissent avant d’accepter de partager avec eux. Il avait vu les cernes bleuis et les os cassés résultant du climat de peur et de nervosité exacerbée. Les maladies causées par le froid et l’insuffisance de nourriture – mêmes dans les contrées, les plus tempérées du royaume. Et tout cela, cette humanité navrante, pitoyable, détestable semblait commencer à se coaguler, à former un vapeur presque invisible, une puanteur dans l’air […] » – Codex Alera 4 La furie du capitaine / Jim Butcher

Mon avis :

Deux années ont passé, Tavi va devoir choisir sa voie… Un volume qui réserve une (demi) surprise au final…
Une fin qui est un commencement…

5 – La furie du Princeps


Présentation de l’éditeur :

Désormais reconnu comme le Princeps Gaius Octavien, héritier du trône, Tavi de Calderon est parvenu à conclure une alliance fragile avec les ennemis ancestraux d’Aléra, les farouches Canims. Mais lorsque Tavi et ses légions reconduisent les Canims jusqu’à leurs terres, le Princeps découvre que ses pires craintes sont devenues réalité.
Les redoutables Vordes – ennemies des deux peuples – ravagent depuis trois ans la patrie des Canims. Et lorsque les Aléréens perdent l’accès à leurs vaisseaux, ils se voient obligés de se battre pour survivre aux côtés de leurs anciens adversaires.
Depuis un millénaire, Aléra et ses furies ont tenu tête à tous leurs ennemis, repoussé toutes les attaques. Mais cette époque touche à sa fin..

Extraits :

« Tout finit toujours par passer.
Notre existence est bien moins importante que nous l’imaginons. Tout ce que nous sommes, tout ce qui nous accomplissons… Tout cela n’est qu’une ombre, si indestructible qu’elle puisse paraître. Un jour, lorsque le dernier homme aura rendu son dernier souffle, le soleil brillera, les montagnes s’élèveront, la pluie tombera, les ruisseaux murmureront… et l’homme ne leur marquera pas. » – Codex Alera 5 La furie du Princeps / Jim Butcher

« N’importe quel homme doté d’une once de bon sens recherche trois choses chez la personne qu’il s’apprête à suivre. La volonté, l’intelligence, et le cœur » – Codex Alera 5 La furie du Princeps / Jim Butcher

Mon avis :

On est de plus en plus happé par l’Histoire d’Alera et l’histoire de Gaius Octavien. Pourra-t-il empêcher la civilisation alaréenne de disparaître? Une véritable coalition d’amis et d’anciens ennemis devenus des amis s’est mise en place…

6 – La furie du Premier Duc

Présentation de l’éditeur :

Pour Gaius Octavien, la vie est une lutte de tous les instants. En combattant d’anciens ennemis, en forgeant de nouvelles alliances et en affrontant la corruption qui menace son pays, il est devenu un stratège légendaire et un chef respecté… ainsi que le Premier Duc légitime d’Aléra.
À présent, tout ce qu’il a juré de protéger est près de succomber. Les redoutables vordes sont en marche, profitant du chaos pour semer la discorde parmi les Aléréens, et forçant ceux qui leur résistent à se réfugier en marge du royaume.
Pour la dernière fois peut-être, Gaius Octavien, à la tête de ses légions, doit faire face à l’ennemi. Et il lui faudra employer toute son intelligence, son ingéniosité et ses talents de furifèvre pour préserver le monde des ténèbres éternelles…

Extraits :

« Varg retourna à son livre, un antique ouvrage datant apparemment de la préhistoire aléréenne. Tavar avait précisé qu’on ignorait quelles parties du livre étaient authentiques et quelles parties avaient été ajoutées au fil des siècles. Cependant, s’il était ne serait-ce qu’à moitié véridique, alors le maître de guerre aléréen qu’il décrivait était très compétent, bien qu’un peu arrogant. Il était évident que ses Mémoires avaient influencé les stratégies et les tactiques des légions aléréennes.
Néanmoins, songea Varg, il n’était pas certain que Tavar aurait eu la moindre leçon a recevoir de ce fameux « Jules ». » – Codex Alera 6 La furie du Premier Duc / Jim Butcher

« Les seules personnes qui méritent vraiment le pouvoir sont celles qui ne cherchent pas à l’obtenir.  » – Codex Alera 6 La furie du Premier Duc / Jim Butcher

« Incroyable, ce que les gens étaient capables de faire lorsqu’ils travaillaient main dans la main. » – Codex Alera 6 La furie du Premier Duc / Jim Butcher

Mon avis :

J’ai adoré cette série, je ne vais pas trop en dire car je pense qu’il faut vraiment la lire en entier, il y a de tout pour tous : des aventures, de l’amitié, de l’amour, de l’humour, de l’honneur, de la rédemption…
Lisez, lisez, il en restera toujours quelque chose…

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Classé dans Littérature américaine (USA)

Le dernier apprenti sorcier / Ben Aaronovitch (suite de la série)

 

Résumé

Comme tous les matins, vous prenez votre métro ou votre train de banlieue pour gagner le centre-ville de Londres où vous attend une rude journée de travail. L’attente, les bousculades, la morosité des autres voyageurs sont votre lot quotidien. Même l’occasionnel illuminé qui braille et gesticule ne vous émeut plus. Mais là, c’est différent : qui sont ces étranges personnages vêtus de façon anachronique qui, tous, essaient de vous communiquer un message urgent? Le plus curieux, c’est que vous oubliez presque aussitôt leur existence… Hum, de quoi parle-t-on déjà?Aucun doute, cela relève du domaine de compétence de l’agent Peter Grant, pour l’occasion accompagné d’une stagiaire encombrante et d’un chien détecteur de fantômes à la fiabilité toute relative…

Mon avis

Dans cette série qui me plait beaucoup, voici un épisode – trop court à mon avis pour être qualifié de roman, nous dirons une longue nouvelle – qui est plutôt dans le même univers mais sans faire partie du fil principal. On y découvre un peu plus Abigail, la cousine « à la mode de Bretagne » de Peter qui, je l’espère, va finir par faire partie des personnages des romans de l’auteur. Et pourquoi pas une apprentie sorcière?

Cet épisode se place chronologiquement entre le 5e roman et le 6e.

Nouveau look aussi pour les couvertures, l’éditeur a repris les couvertures de l’édition anglaise… Je ne sais pas si je préfère celles-ci, je dois dire que j’aimais bien les premières éditions en français…

Wait and see…


 

 

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Classé dans Littérature anglaise

Chroniques des Cheysulis / Jennifer Roberson

  1. Les Métamorphes
  2. La ballade d’Homana
  3. L’épée du destin
  4. La piste du loup blanc
  5. Une nichée de princes
  6. La fille du Lion
  7. Le vol du Corbeau
  8. La tapisserie aux Lions

C’est une série de 8 romans qu’il ne faut pas séparer car, s’ils racontent chacun une partie de l’histoire différente, c’est la somme de tous qui la compose.

Des ethnies différentes se partagent un monde

Nous allons suivre les Cheysulis, liés à la Terre, ils utilisent sa magie. Leurs guerriers ont un compagnon animal (Lir) grâce auquel ils peuvent prendre la même forme que lui.

Ils vivent en Homana, mais les Homanans ne possèdent pas de magie et considèrent les Cheysulis comme des sorciers.

La série est l’histoire d’une famille royale et d’une prophétie.

Source de la carte et de beaucoup d’infos sur les peuples et les coutumes :

http://www.les-ombres.net/pid18/chroniques-des-cheysulis.html

 

Mon avis :

L’idée est originale mais aurait gagné à être plus développée, il y a des réponses qu’on n’obtient pas. C’est dommage. Le premier tome n’est pas le meilleur, c’est dommage aussi car il faut entrer dans le second pour vraiment accrocher.

Par contre, j’ai bien aimé de passer de génération en génération et la narration alternée. L’auteur a une écriture agréable mais conventionnelle, évidemment, c’est une traduction, il faudrait le lire en anglais pour comparer.

La meilleure critique, à mon avis, c’est celle de Belgarian sur Elbakin mais je le trouve un peu sévère tout de même, je me suis bien amusée…

http://www.elbakin.net/fantasy/roman/cycle/chroniques-des-cheysulis-114

Je donnerai 3 pour la forme et 4 pour l’histoire…


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Classé dans Littérature américaine (USA)

Les aventures d’Aldo Morosini / Juliette Benzoni

Cette série, parue sur plusieurs années (1994-2016) volume par volume, met en scène le prince Aldo Morosini qui est devenu après la première Guerre mondiale un antiquaire spécialisé dans les bijoux anciens. Suspense, amours, trahisons et secrets historiques foisonnent dans cette série où se mêlent vérité historique et histoire romancée. Voici une réédition bienvenue!

Premier volume :
L’Etoile bleue.
La Rose d’York.
L’Opale de Sissi.
Le Rubis de Jeanne la Folle.
Les Émeraudes du Prophète.
La Perle de l’Empereur.
Les Joyaux de la sorcière.

 

Second volume :
Les » Larmes  » de Marie-Antoinette.
Le Collier sacré de Montezuma.
L’Anneau d’Atlantide.
La Chimère d’or des Borgia.
La Collection Kledermann.
 » Les Trois Frères « .
Le Diamant de Bourgogne.
Le Vol du Sancy.

 

Extraits :

 » Morosini prit entre ses doigts le lourd bracelet moghol où, enchâssée dans de l’or ciselé, une profusion d’émeraudes et de perles enveloppait d’une folle végétation un bouquet de saphirs, d’émeraudes et de diamants. Il le caressa un moment puis, le posant devant lu, il attira d’une main une forte lampe placée sur un coin de son bureau et l’alluma pendant que, de l’autre, il encastrait dans son orbite une loupe de joaillier.
Violemment éclairé, le bracelet se mit à étinceler de feux qui allumèrent des éclats bleus et verts aux quatre coins de la pièce. On aurait dit qu’un volcan miniature venait de s’ouvrir au coeur d’une toute petite prairie. » – L’étoile bleue

« – Ce n’est pas parce que ce malheureux est affligé d’une femme à moitié folle qui préfère le fan-tan au bridge et court la nuit les quartiers interlopes qu’il faut le soupçonner d’abriter des pensées inavouables. En fait, son plus gros défaut est d’avoir une sale gueule, mais ça non plus ce n’est pas sa faute ! » – La Rose d’York

 » Plus remarquable encore était la femme qui fixa l’attention du prince. Son port était celui d’une altesse et, en la regardant, Morosini évoqua certain portrait de la duchesse d’Albe peint par Goya. Elle était à la fois vêtue et masquée de dentelles noires: une sorte de mantille retombant de sa haute coiffure un peu plus bas que la bouche. Ses longs gants étaient taillés dans le même tissu léger et sombre qui faisait ressortir l’éclatante blancheur d’une peau sans défaut. Aucun autre bijou qu’une broche scintillant d’un éclat magique dans les dentelles mousseuses au creux d’un magnifique décolleté. Un éventail était posé sur le rebord de velours rouge de la loge. » – L’opale de Sissi »

 » De Lisa jamais il ne se lasserait. Il le sentait bien aux poussées de jalousie primitive qui torturaient ses nuits à la savoir si loin de lui, si proche d’inconnus dont il ignorait s’ils la respecteraient. Pour se calmer il évoquait alors les deux années vécues auprès de ce corps adorable sans en soupçonner la grâce, empaqueté qu’il était dans les vêtements à peu près informes de « Mina Van Zelten » dont même Plan-Crépin ne se fût pas accommodée. Alors il oubliait sa souffrance et il souriait… C’était, à tout prendre, un bon remède pour éviter de devenir fou… » – Les émeraudes du Prophète

 » Légende ou réalité, on chuchote depuis longtemps qu’au moment du cataclysme qui a englouti l’Atlantide, régnait sur ce qui n’était qu’une colonie de terre ferme une femme d’une extraordinaire beauté, d’une vaste intelligence, douée comme la Cassandre troyenne de la faculté de prédire l’avenir. » – L’anneau d’Atlantide

Mon avis :

Je viens de re-lire les aventures d’Aldo Morosini, le prince-antiquaire de Juliette Benzoni. C’est qu’elles sont passionnantes, ces histoires : un mélange de lieux exotiques fort bien décrits, d’enquêtes sur des crimes, de courses à travers l’Europe et le Moyen-Orient, tout cela dans l’ambiance des années 20 – les années folles – et le luxe des palaces de l’époque…

Je prend toujours beaucoup de plaisir à relire cette saga, ça ne me dérange pas de connaître le futur des personnages. Et ces personnages sont particulièrement bien choisis pour mettre de l’ambiance, de l’action, de la romance, du suspense et de l’humour!

Juste un bémol, on aurait pu se passer du dernier titre « Le vol du Sancy », nettement moins bon que tous les autres…

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Classé dans Littérature française

Retour sur une série : Le dernier apprenti sorcier / Ben Aaronovitch

Je vous ai déjà parlé de cette série fort originale qui m’avait beaucoup plu :

  • Ce roman mélangeant polar et magie est de l’Urban Fantasy de bonne facture et totalement jubilatoire : humour anglais (j’aime !) et rapports parfois compliqués entre l’inspecteur « So British » Nightingale et le jeune Peter intéressé par l’électronique et essayant d’appliquer des théories scientifiques à la magie !
  • Une imagination extraordinaire mais c’est si bien présenté que parfois on se dirait même « Et si c’était vrai… » 😉

Vous pouvez revoir l’article ici : https://ocyaran.wordpress.com/2013/04/23/le-dernier-apprenti-sorcier-ben-aaronovitch/

Voici la suite :

Quatrième de couverture :

La découverte d’un corps mutilé dans la banlieue de Londres fait monter d’un cran la paranoïa ambiante, d’autant que la méthode rappelle furieusement celle de l’Homme sans visage, ce magicien fou déjà connu des services de police.
Enfin, pas de tous les services, juste de celui des affaires surnaturelles, dont le représentant le plus actif, l’agent Peter Grant, est aussi le dernier apprenti sorcier de Londres.
A peine débutée, son enquête va s’enrichir de nouveaux éléments à première vue sans rapport avec le crime, mais qui tous mènent au quartier d’Elephant and Castle ; plus précisement à un ensemble d’immeubles conçu par un architecte dérangé et habitué par tout ce que la capitale britannique compte de désespérés…

Nourri à l’eau de la Tamise dès sa naissance en 1964, Ben Aaronovitch persiste et signe un hommage assumé à la capitale de tous les imaginaires. La série du « Dernier apprenti sorcier », qui compte désormais 4 volumes en français, est en cours d’adaptation à la télévision britannique par la BBC.

 

Extraits :

« Je vous propose un marché, Peter. Faites de réels progrès dans vos études, et je vous dirai où trouver les notes du dernier cerveau qui a rempli le labo de… De rats, essentiellement, mais je crois me souvenir de quelques chiens dans sa ménagerie.
– Quel genre de progrès?
– Plus convaincant que ce que je vois en ce moment.
– J’aimerai aussi parcourir ce dossier, intervint le Dr Walid.
– Alors, vous devriez encourager Peter à travailler plus.
– C’est un homme diabolique, dis-je.
– Et fourbe », Ajouta le Dr Walid.
Nightingale nous regarda placidement par-dessus le bord de sa tasse de thé.
« Diabolique et fourbe », répétai-je »

« Dans les années cinquante et soixante, le pouvoir en place avait fait un effort concerté pour débarrasser Londres de sa classe ouvrière. La ville perdait rapidement son industrie ; les merveilles technologiques de l’ère de l’électroménager remplaçaient les nombreux domestiques indispensables à la bonne marche d’une demeure de l’Angleterre édouardienne. Londres n’avait tout simplement plus besoin d’autant de pauvres. Du jour au lendemain, la population de Crawley, jusqu’alors un petit bourg médiéval, a augmenté de soixante mille habitants, logés dans de solides maisons mitoyennes. Ma mère et mon père auraient adoré y vivre. Mais ils n’auraient jamais pu se passer de la scène jazz de Londres, de Peckham Market et des expatriés de Sierra Leone, ou du moins ceux à qui ma mère adressait encore la parole – une bonne moitié donc. »

 

Mon avis :

Un tout petit peu moins passionnant que le troisième, ce roman est tout de même fort agréable à lire et le final relance la série – je n’en dirait pas plus… 🙂

 


Quatrième de couverture :

L’agent Peter Grant, dernier apprenti sorcier et brillant enquêteur de la Police Métropolitaine de Londres – la Métro, pour les intimes – quitte cette fois la capitale britannique pour se rendre dans une petite bourgade du Herefordshire où les forces de police locales échouent à enrayer la vague d’enlèvements d’enfants dont leur communauté est victime.
Assisté de Beverley Brook, Peter se retrouve bientôt embourbé jusqu’au cou dans une affaire pour le moins louche. Passe encore le danger omniprésent, la mauvaise humeur des flics du coin, la franche hostilité des dieux locaux…mais des boutiques qui ferment à 4 heures de l’après-midi ?! Quelle horreur !

 

Extraits :

« Par ailleurs, quelques jours à la campagne vous feront le plus grand bien.
— Ben voyons. Rien de tel qu’un bon kidnapping pour me remonter le moral.
— Exactement », conclut Nightingale. »

« Beverley avait enfilé un jean et un justaucorps en cuir trop grand pour son corps menu. Elle avait noué ses dreadlocks dans une natte qui lui tombait dans le dos, et portait d’anciennes lunettes de protection en cuir et en cuivre remontées sur le front.
– Les mains sur la tête, ordonna-t-elle, et écartez-vous de mon copain.
La Reine siffla, serrant la corde plus fort.
– Ça m’est égal, répondit lentement Beverley. Il n’est pas libre de passer ce genre de marché.
– Néanmoins, répliqua la Reine, il en a accepté les termes ; il doit les honorer.
– Mesdames, dis-je.
– Peter, me coupa Beverley, occupe-toi de tes fesses. »

 

Mon avis :

Un volume de transition mais aussi le plaisir de retrouver Beverley, beaucoup plus présente dans ce tome-ci… 🙂 On attend la suite avec impatience…

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Classé dans Littérature anglaise

A la croisée des mondes (His Dark Materials) / Philip Pullman


Quatrièmes de couvertures :

1 – Les royaumes du Nord (Northern Lights)

Ce n’était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son dæmon Pantalaimon, parmi les Érudits de Jordan College, passant ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures.
Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d’une extraordinaire particule. D’une taille microscopique, la Poussière – que l’on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord – est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises…
Jetée au coeur d’un terrible conflit, Lyra sera forcée d’accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s’opposent des forces que nul ne l’avait préparée à affronter.

2 – La tour des Anges (The Sublte Knife)

Ayant franchi le pont entre les mondes édifié par Lord Asriel, son père, l’intrépide Lyra se retrouve dans la cité de Cittàgazze, la ville au-delà de l’aurore, où des spectres mangeurs d’âmes rôdent dans les rues, où les lointains battements d’ailes des anges résonnent au-dessus d’une mystérieuse tour. Mais Lyra n’est pas sans allié. Car le jeune Will Parry, à la recherche de son père disparu depuis de longues années, a également pénétré dans cet étrange royaume par une porte magique. Ensemble, Lyra et Will vont entamer un périlleux voyage à travers les dimensions, et découvrir un secret mortel : un objet d’une puissance extraordinaire et dévastatrice. Mais à chaque étape de leur périple, ils se rapprocheront d’un danger plus funeste encore – et de l’incroyable vérité sur leur propre destinée…

3 – Le miroir d’Ambre (The Amber Spyglass)

Séparée de son compagnon Will, la jeune Lyra est retenue prisonnière par sa mère, l’ambitieuse et impitoyable Mme Coulter qui, pour mieux s’assurer de sa docilité, l’a plongée dans un sommeil artificiel.
Parti à sa recherche escorté de deux anges, Balthamos et Baruch, Will parvient finalement, au prix d’un terrible sacrifice, à délivrer Lyra. Pour aussitôt repartir à l’aventure.
Car, tandis que Lord Asriel se prépare à l’ultime bataille qui décidera du sort des mondes, les deux adolescents doivent s’engager dans la plus périlleuse des missions : un voyage dans une contrée d’où nulle âme n’est jamais revenue, le royaume des morts…

 

Extraits :

« Le mot « Daemon », qui apparaît tout au long du livre, se prononce comme le mot français « démon ». »

« Lyra et son daemon traversèrent le Réfectoire où grandissait l’obscurité, en prenant bien soin de rester hors de vue des Cuisines. Les trois longues tables qui occupaient toute la longueur du Réfectoire étaient déjà dressées, l’argenterie et les verres réfléchissaient la lumière déclinante, et les longs bancs étaient tirés, prêts à accueillir les convives. Les portraits des anciens Maîtres étaient accrochés aux murs, tout là-haut dans la pénombre. Lyra atteignit l’estrade, jeta un coup d’œil par-dessus son épaule vers la porte ouverte des cuisines et, ne voyant personne, elle s’approcha de la table surélevée. Ici, les couverts étaient en or, pas en argent, et les quatorze sièges n’étaient pas des bancs en chêne, mais des chaises en acajou dotées de coussins en velours.
  Lyra s’arrêta à côté de la chaise du Maître et donna, de l’ongle, une chiquenaude sur le plus grand des verres. Le tintement clair résonna dans le Réfectoire.
— Tu n’es pas sérieuse, chuchota son daemon. Sois sage. » – Les royaumes du Nord.

 

« Will tira sa mère par la main, en disant :
— Allez, viens. Viens…
Mais sa mère traînait les pieds. Sa peur ne s’était pas dissipée. Will balaya du regard la rue étroite, baignée de la lumière du crépuscule et bordée de petites maisons toutes semblables, chacune derrière son jardinet et sa haie de buis. Les derniers rayons du soleil se reflétaient sur les fenêtres d’un côté de la rue et laissaient l’autre côté dans l’ombre. Le temps était compté. Les gens devaient être à table à cette heure et, bientôt, des enfants envahiraient les parages, des enfants curieux et bavards à qui rien n’échapperait. Il était dangereux d’attendre, mais Will ne pouvait rien faire d’autre que de convaincre sa mère, comme toujours. » –  La tour des Anges.

 

« … Alors que les bêtes de proie,
venues de profondes cavernes,
observaient la jeune fille endormie…
 
William Blake
 
Dans une vallée à l’ombre des rhododendrons, non loin de la limite des neiges éternelles, là où coulait un petit torrent nacré par l’eau de fonte, où des colombes et des linottes voletaient au milieu des sapins gigantesques, se trouvait une grotte, en partie dissimulée par le rocher escarpé qui la surplombait et le feuillage dense qui s’étendait au-dessous.
Les bois étaient remplis de mille bruits : le torrent qui grondait entre les rochers, le vent dans les branches des sapins, le bourdonnement des insectes et les cris des petits mammifères arboricoles, sans oublier le chant des oiseaux. Et, de temps en temps, sous l’effet d’une rafale de vent plus forte, une branche de cèdre ou de sapin frottait contre une autre en vibrant comme une corde de violoncelle.
Le sol était moucheté par le soleil éclatant ; des faisceaux dorés aux reflets jaune citron s’enfonçaient entre les flaques d’ombre brun-vert, et la lumière n’était jamais immobile, jamais constante, car souvent des nappes de brume dérivaient entre les cimes des arbres, filtrant et transformant les rayons du soleil en un lustre perlé, aspergeant les conifères d’embruns qui scintillaient dès que la brume se dissipait. Parfois, l’humidité des nuages se condensait sous forme de gouttelettes, mi-brume mi-pluie, qui flottaient jusqu’au sol plus qu’elles ne tombaient, avec un petit crépitement, parmi les aiguilles de pin. » – Le miroir d’Ambre.

 

Mon avis :

Attention, ceci n’est PAS de la littérature pour la jeunesse… C’est de la littérature, point! Et de la très, très bonne littérature. Mélangeant avec bonheur Fantasy et SF Steampunk, ces bouquins sont pour moi un véritable coup de coeur.
Edités dans la collection Folio Jeunesse la première fois (ce que je considère une erreur), ils peuvent bien sûr être lus par des jeunes – comme tout roman, il n’y a pas d’âge de lecture mais des niveaux de lecture, et, ici, il est évident qu’il faut un très bon niveau pour assimiler les subtilités de ces bouquins.
Philip Pulmann a imaginé des mondes extraordinaires et des héros attachants que l’on suit sans se lasser au long des trois volumes de sa trilogie…

A lire absolument!

Un très bon article sur Wikipédia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/À_la_croisée_des_mondes

 

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