Archives de Tag: Steampunk

A la croisée des mondes (His Dark Materials) / Philip Pullman


Quatrièmes de couvertures :

1 – Les royaumes du Nord (Northern Lights)

Ce n’était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son dæmon Pantalaimon, parmi les Érudits de Jordan College, passant ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures.
Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d’une extraordinaire particule. D’une taille microscopique, la Poussière – que l’on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord – est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises…
Jetée au coeur d’un terrible conflit, Lyra sera forcée d’accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s’opposent des forces que nul ne l’avait préparée à affronter.

2 – La tour des Anges (The Sublte Knife)

Ayant franchi le pont entre les mondes édifié par Lord Asriel, son père, l’intrépide Lyra se retrouve dans la cité de Cittàgazze, la ville au-delà de l’aurore, où des spectres mangeurs d’âmes rôdent dans les rues, où les lointains battements d’ailes des anges résonnent au-dessus d’une mystérieuse tour. Mais Lyra n’est pas sans allié. Car le jeune Will Parry, à la recherche de son père disparu depuis de longues années, a également pénétré dans cet étrange royaume par une porte magique. Ensemble, Lyra et Will vont entamer un périlleux voyage à travers les dimensions, et découvrir un secret mortel : un objet d’une puissance extraordinaire et dévastatrice. Mais à chaque étape de leur périple, ils se rapprocheront d’un danger plus funeste encore – et de l’incroyable vérité sur leur propre destinée…

3 – Le miroir d’Ambre (The Amber Spyglass)

Séparée de son compagnon Will, la jeune Lyra est retenue prisonnière par sa mère, l’ambitieuse et impitoyable Mme Coulter qui, pour mieux s’assurer de sa docilité, l’a plongée dans un sommeil artificiel.
Parti à sa recherche escorté de deux anges, Balthamos et Baruch, Will parvient finalement, au prix d’un terrible sacrifice, à délivrer Lyra. Pour aussitôt repartir à l’aventure.
Car, tandis que Lord Asriel se prépare à l’ultime bataille qui décidera du sort des mondes, les deux adolescents doivent s’engager dans la plus périlleuse des missions : un voyage dans une contrée d’où nulle âme n’est jamais revenue, le royaume des morts…

 

Extraits :

« Le mot « Daemon », qui apparaît tout au long du livre, se prononce comme le mot français « démon ». »

« Lyra et son daemon traversèrent le Réfectoire où grandissait l’obscurité, en prenant bien soin de rester hors de vue des Cuisines. Les trois longues tables qui occupaient toute la longueur du Réfectoire étaient déjà dressées, l’argenterie et les verres réfléchissaient la lumière déclinante, et les longs bancs étaient tirés, prêts à accueillir les convives. Les portraits des anciens Maîtres étaient accrochés aux murs, tout là-haut dans la pénombre. Lyra atteignit l’estrade, jeta un coup d’œil par-dessus son épaule vers la porte ouverte des cuisines et, ne voyant personne, elle s’approcha de la table surélevée. Ici, les couverts étaient en or, pas en argent, et les quatorze sièges n’étaient pas des bancs en chêne, mais des chaises en acajou dotées de coussins en velours.
  Lyra s’arrêta à côté de la chaise du Maître et donna, de l’ongle, une chiquenaude sur le plus grand des verres. Le tintement clair résonna dans le Réfectoire.
— Tu n’es pas sérieuse, chuchota son daemon. Sois sage. » – Les royaumes du Nord.

 

« Will tira sa mère par la main, en disant :
— Allez, viens. Viens…
Mais sa mère traînait les pieds. Sa peur ne s’était pas dissipée. Will balaya du regard la rue étroite, baignée de la lumière du crépuscule et bordée de petites maisons toutes semblables, chacune derrière son jardinet et sa haie de buis. Les derniers rayons du soleil se reflétaient sur les fenêtres d’un côté de la rue et laissaient l’autre côté dans l’ombre. Le temps était compté. Les gens devaient être à table à cette heure et, bientôt, des enfants envahiraient les parages, des enfants curieux et bavards à qui rien n’échapperait. Il était dangereux d’attendre, mais Will ne pouvait rien faire d’autre que de convaincre sa mère, comme toujours. » –  La tour des Anges.

 

« … Alors que les bêtes de proie,
venues de profondes cavernes,
observaient la jeune fille endormie…
 
William Blake
 
Dans une vallée à l’ombre des rhododendrons, non loin de la limite des neiges éternelles, là où coulait un petit torrent nacré par l’eau de fonte, où des colombes et des linottes voletaient au milieu des sapins gigantesques, se trouvait une grotte, en partie dissimulée par le rocher escarpé qui la surplombait et le feuillage dense qui s’étendait au-dessous.
Les bois étaient remplis de mille bruits : le torrent qui grondait entre les rochers, le vent dans les branches des sapins, le bourdonnement des insectes et les cris des petits mammifères arboricoles, sans oublier le chant des oiseaux. Et, de temps en temps, sous l’effet d’une rafale de vent plus forte, une branche de cèdre ou de sapin frottait contre une autre en vibrant comme une corde de violoncelle.
Le sol était moucheté par le soleil éclatant ; des faisceaux dorés aux reflets jaune citron s’enfonçaient entre les flaques d’ombre brun-vert, et la lumière n’était jamais immobile, jamais constante, car souvent des nappes de brume dérivaient entre les cimes des arbres, filtrant et transformant les rayons du soleil en un lustre perlé, aspergeant les conifères d’embruns qui scintillaient dès que la brume se dissipait. Parfois, l’humidité des nuages se condensait sous forme de gouttelettes, mi-brume mi-pluie, qui flottaient jusqu’au sol plus qu’elles ne tombaient, avec un petit crépitement, parmi les aiguilles de pin. » – Le miroir d’Ambre.

 

Mon avis :

Attention, ceci n’est PAS de la littérature pour la jeunesse… C’est de la littérature, point! Et de la très, très bonne littérature. Mélangeant avec bonheur Fantasy et SF Steampunk, ces bouquins sont pour moi un véritable coup de coeur.
Edités dans la collection Folio Jeunesse la première fois (ce que je considère une erreur), ils peuvent bien sûr être lus par des jeunes – comme tout roman, il n’y a pas d’âge de lecture mais des niveaux de lecture, et, ici, il est évident qu’il faut un très bon niveau pour assimiler les subtilités de ces bouquins.
Philip Pulmann a imaginé des mondes extraordinaires et des héros attachants que l’on suit sans se lasser au long des trois volumes de sa trilogie…

A lire absolument!

Un très bon article sur Wikipédia :
https://fr.wikipedia.org/wiki/À_la_croisée_des_mondes

 

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La Lune seule le sait / Johan HELIOT

Heliot - La lune seule le saitPrintemps 1889. Un vaisseau hybride de chair et de métal fait irruption dans le ciel de Paris, stupéfiant la foule venue célébrer la clôture de l’Exposition universelle. L’humanité entre en contact avec les extraterrestres Ishkiss et découvre une technologie qui surpasse ses rêves les plus fous.

Dix ans plus tard, l’Europe s’est transformée grâce à l’alliance rendue possible entre la vie et le métal. Pourtant, la révolte gronde, menée par les artistes et les écrivains exilés en Amérique. La science fabuleuse apportée par les créatures d’outre-espace est devenue un instrument d’oppression entre les mains de l’Empereur français. Les droits des peuples sont bafoués, les opposants déportés grâce à la nef ishkiss vers le nouveau bagne que Louis Napoléon vient d’inaugurer dans les entrailles de la Lune.

Quels sont les véritables desseins des alliés du maître de l’Empire ? La réponse offre la clé de l’éternité. Un seul homme sur Terre est peut-être capable de l’entrevoir : celui dont les rêves à présent dépassés ont à longueur de pages fasciné ses semblables…

Prix Rosny Aîné 2001 du meilleur roman de Science-fiction francophone.

 

Nous sommes à l’aube du 20e siècle et il y a plus de 10 ans qu’un vaisseau spatial a fait irruption dans le ciel de Paris, devant la foule stupéfaite venue pour l’Exposition universelle.

Louis Napoléon Bonaparte, complètement fou et tout à fait mégalomane, règne par la peur grâce à la science des extra-terrestres. La révolte gronde…

Un plaisir de lecture ! Vous l’avez compris, c’est une uchronie steampunk menée de main de maître. Ce bouquin est traité « à la manière de » Jules Verne et on l’y retrouve d’ailleurs ainsi que quelques personnages célèbres (je vous laisse le plaisir de les découvrir).

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Un auteur à suivre, assurément !

 

Quelques mots sur Johan Heliot

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Johan Heliot, né le 23 août 1970 à Besançon, de son vrai nom Stéphane Boillot-Cousin, est un écrivain français également professeur de français et d’histoire-géographie.

Il fait partie de la nouvelle génération d’auteurs français de l’imaginaire apparue au tournant du millénaire.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Johan_Heliot

 

 

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