Archives de Tag: Nouvelles

Un auteur : Catherine L. MOORE

Catherine_Lucille_MooreCatherine Lucille Moore est née en 1911 à Indianapolis. « Shambleau », sa première nouvelle de science-fiction, est publiée dans le magazine Weird Tales en 1933. Un an plus tard paraît le premier texte mettant en scène Jirel de Joiry. En 1940, C. L. Moore se marie avec Henry Kuttner, auteur de science-fiction et admirateur de ses écrits. La plupart des œuvres qu’elle publie par la suite, sous divers pseudonymes, naissent de leur collaboration. Elle a quitté ce monde à Hollywood en 1987.

 

Shambleau (nouvelles mettant en scène Northwest Smith, profession : aventurier…)
réédité dans la collection Folio SF sous le titre « Les aventures de Northwest Smith »

MOORE SHAMBLEAUD’étranges légendes courent l’espace. Des hommes, à la peau tannée par la brûlure de mille soleils, se les répètent en chuchotant, l’esprit rempli de terreur.

Un jour, au détour du marché de Lakkmanda, Northwest Smith, l’archétype de l’aventurier spatial, mercenaire romantique aux amours non humaines, se dresse seul contre une foule hostile. A ses pieds s’est réfugiée une pitoyable créature, tout à la fois femme et animal…

Et Northwest sera confronté avec le mythe le plus fascinant et le plus redoutable que l’homme ait jamais rapporté du fond du cosmos : une Shambleau…

Contient :
 Shambleau (Shambleau, 1933)
Songe vermeil (Scarlet Dream, 1934)
L’Arbre de vie (The Tree of Life, 1936)
La Soif noire (Black Thirst, 1934)
Paradis perdu (Lost Paradise, 1936)
La Poussière des dieux (Dust of Gods, 1934)
Julhi (Julhi, 1935)
Le Dieu gris (The Cold Gray God, 1935)
Yvala (Yvala, 1935)

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Magie et merveilles
Casterman, 1982
(A trouver d’occasion, n’a pas été réédité, hélas)

MOORE MAGIES MERVEILLESCatherine L. Moore est une figure marquante de la science-fiction américaine de l’âge d’or. Elle débuta en 1933, à l’âge de 22 ans, avec un coup d’éclat : Shambleau, une histoire de terreur sur toile de fond SF qui devait rester dans les annales. Dans les années qui suivirent, elle développa ce talent singulier qui est sa marque : sens épique, aperçus cosmiques vertigineux, fracas des images, ivresse de l’absolu, don de faire naître la poésie de l’horreur et de matérialiser l’indicible. Ses œuvres les plus connues sont deux cycles de nouvelles : la saga de Northwest Smith, l’aventurier de l’espace et celle de Jirel de Joiry, la châtelaine barbare. Deux épopées flamboyantes qui transportent le lecteur dans des mondes vraiment « autres ». Mais elle a aussi écrit d’autres nouvelles n’appartenant pas à ces deux cycles et restées jusqu’à présent inconnues du public français. C’est un choix de six de ces nouvelles que présente cette anthologie : six nouvelles publiées originellement entre 1933 et 1950, et qui toutes témoignent à un très haut degré de l’art inimitable de Catherine L. Moore.

Contient :
Préface de Alain DORÉMIEUX
L’Illusion lumineuse
Plus puissants que les dieux
Le Fruit de la connaissance
La Porte du temps
Le Code
L’Héritier présomptif

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Jirel de Joiry
réédité dans la collection Folio SF sous le même titre

MOORE JIREL JOIRYJirel est une jeune amazone rousse, éprise de voyages occultes et qui trouve son accomplissement dans le fracas des armes et l’éclaboussement du sang. Elle vit au château de Joiry, en France, au Moyen Age, et mène, en solitaire, une vie guerrière. Lorsque débutent les aventures de Jirel, le Sire Guillaume est parvenu à forcer les défenses de Joiry et s’est emparé de la châtelaine, décidé à lui faire partager sa couche. Jirel n’hésite pas alors à évoquer des puissances innommables pour s’engager dans un autre univers, afin d’en ramener l’arme qui lui permettra de vaincre Guillaume. C’est au cours d’une de ces incursions dans l’outre-espace qu’elle rencontre Northwest Smith, le héros de Shambleau. Quelle étrange flamme pourra jaillir entre ces deux êtres si différents, l’astronaute venu du futur et la belle et féroce Jirel de Joiry ?

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J’aime beaucoup le style flamboyant et indémodable de Catherine L. Moore. Comme elle ne décrit aucune technologie, ses nouvelles ont le charme des légendes racontées au coin du feu lors des longues soirées d’hiver. Le temps s’arrête et on est entre passé et futur, entre Jirel et Smith… Il était, il est, il sera une fois… 😉

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Classé dans Littérature américaine (USA)

Nathalie & Charles HENNEBERG

Nathalie Henneberg (1917-1977) et Charles Henneberg zu Irmelshausen Wasungen (1899-1959).

Jusqu’à la mort de Charles en 1959, les romans étaient publiés sous l’unique nom de Charles alors qu’il semblerait que Nathalie y contribuait activement mais anonymement. À partir de la mort de son mari, elle publia d’abord sous le double nom de Charles et Nathalie Henneberg, puis sous son nom seul.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nathalie_et_Charles_Henneberg

Qui a écrit quoi ? C’est impossible à démêler… On dit à présent que ce n’est que Nathalie… Pour moi, ça restera les deux : dans une écriture magnifique, flamboyante et baroque, ils ont réussi un style tellement personnel que, en lisant un extrait, on se dit de suite « ça, c’est du Henneberg » !

Voici mes préférés :

Le chant des astronautes

« Nous avons été attaqués par les gens d’Algol. Peut-on dire « les gens » ? Ce sont des colonnes semi-transparentes, chargées d’étincelles qui se déplacent Terriblement armées ; leurs tentacules brandissent des sortes de fulgurants. Ils venaient de quelque part dans la constellation de Persée, et les Alciniens paraissaient les reconnaître comme une horreur familière. Ceux-là n’émigraient pas, ne colonisaient pas ; je crois que la guerre était pour eux une sorte de jeu. Les notions changent beaucoup d’un univers à l’autre… »

 

 

 

Démons et chimères

Des êtres d’une beauté exceptionnelle préparent la fin du règne de l’homme. Pour les cosmonautes du futur, il existe une fusée fantôme semblable au vaisseau fantôme des matelots d’autrefois. Et elle n’est pas moins redoutable. Un couple d’explorateurs spatiaux recueillent, un soir de tempête, une enfant trop belle pour être humaine. Dans la Cité des Livres en ruine, un voyageur découvre un monde somptueux, envoûtant et mortel.

Dans ce recueil sont rassemblées des nouvelles qui toutes parlent de ces unions insensées : humain-végétal, humain-robot, humain-minéral.

 

 

Contient :

– Démons et chimères
– La Fusée fantôme
– Pavane pour une plante
– L’Épave
– Du fond des ténèbres
– Galatée
–  Ysolde
– Le Rêve minéral 

 

 

D’or et de nuit

« Deux séries d’images se superposaient : d’abord un gouffre noir, peuplé de lueurs nébuleuses, des spires de feu, des explosions émeraude et pourpre. Une clarté éblouissante crevait la verrière et c’était la face d’un globe géant. Je voyais venir vers moi une autre terre avec ses reliefs aigus, ses pics engivrés et ses cratères nocturnes. Et ces paysages étaient en même temps un chant et une musique. »

 

 

Contient :

– D’or et de nuit
– Les Non-humains
– Pêcheurs de Lune
– Exilées
– La Mandragore noire
– L’Évasion
– La Sentinelle
– Vert comme espérance
– La Planète pourpre

 

Les dieux verts

Sur cette terre dangereuse de l’ère Emeraude, l’empire des hommes est déclinant, la partie semble même perdue pour l’humanité devant la terrible emprise des impitoyables dieux verts. Cependant des humains combattront pour sauver leur esprit, leur race, lui rendre sa place au soleil. Ils seront trois à lutter, à espérer, à s’aimer et à se déchirer. Le subtil prince Uxmal, l’éblouissant Suffète des mers, Argo et la petite Reine Atléna « cette âme plus légère que l’air » qui fera peut-être pencher la balance.

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Classé dans Littérature française

Azazel / Isaac ASIMOV

« J’ai un démon avec moi, monsieur Asimov. Un petit démon, certes, mais avec un cœur gros comme ça. » Curieuse entrée en matière. Curieux personnage que ce George, rencontré par l’écrivain lors d’une convention de science-fiction et, qui, très vite, se révèle maître dans l’art de se faire inviter à dîner. Mais qui paiera Asimov au centuple en lui racontant l’ahurissante histoire de sa vie. George a un problème : il aime rendre service – et un atout : Azazel, un petit diable rouge de deux centimètres de haut, extraterrestre d’origine, et que George peut faire apparaître à volonté. Azazel a des pouvoirs très étendus et il suffit que George explique le cas pour que le minuscule personnage intervienne dans le sens désiré. Le problème, c’est qu’Azazel ne sait que ce qu’on lui dit et George ne s’explique pas toujours clairement. À eux deux, ils provoquent des catastrophes.

Le grand Isaac nous a quittés en nous prévenant qu’il n’irait pas au paradis, qui selon lui, n’existait pas. Il n’irait pas non plus en enfer et s’en disait très heureux. Il était devenu le bon docteur sans cesser d’être un bon petit diable. Il est parti dans la sérénité. Il va beaucoup nous manquer… Comme nous parvient, longtemps après qu’elle s’est éteinte, la lumière d’une étoile morte, voici une occasion ultime, pour les amateurs français, de découvrir des œuvres posthumes du grand Asimov. Ces textes étaient jusque-là réservés aux lecteurs de revues américaines.

 

Hilarant : à lire à petites doses, une histoire par jour… c’est le remède à la mélancolie !  J’adore… 😉

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Classé dans Littérature américaine (USA)

Les roses d’Atacama / Luis SEPULVEDA

Les trente-cinq « histoires marginales » que Luis Sepulveda a rassemblées dans ce recueil répondent toutes au devoir de mémoire. L’auteur raconte que, visitant un jour le camp de concentration de Bergen-Belsen en Allemagne, il remarqua une pierre sur laquelle une main anonyme avait gravé cette inscription : « J’étais ici et personne ne racontera mon histoire ». Son but est de combler cette lacune en évoquant l’histoire de « tous ceux dont on ne parle pas dans les journaux, qui n’ont pour toute biographie qu’un passage oublié dans les rues de la vie ». Les victimes de la barbarie nazie comme le poète yiddish Avrom Sützkever, mais aussi celles de toutes les guerres et les dictatures à travers le monde. Parfois, il s’agit simplement de personnages singuliers dont le destin pour être obscur n’en est pas moins exemplaire comme cet acrobate uruguayen croisé dans un aéroport, ou ce Bengali qui, sur l’île de Timor, transforme un cimetière de bateaux en petit paradis. L’un des plus touchants est Fredy Taberna, jeune militant socialiste assassiné par les militaires chiliens et qui avait l’habitude de consigner dans un carnet ce qu’il considérait comme les merveilles du monde, les platanes de Santiago ou l’éclosion miraculeuse des roses du désert d’Atacama. Et c’est bien ce que fait Sepulveda lui-même, mû à la fois par la compassion et l’émerveillement : donner des raisons d’espérer en dressant l’inventaire poignant de ces vies à la fois humbles et extraordinaires. –Yves Bellec

 

C’est la seconde fois que je relis ce petit livre qui m’émeut profondément. Ce n’est pas un recueil de nouvelles, c’est un recueil de vies et de la vie : vies de personnes croisées au hasard de voyages ou parfois simplement racontées par d’autres. Mais au travers de ces petits textes, c’est la vie qui coule et la résistance à l’oppression.

Merci, monsieur Sepulveda…

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Classé dans Littérature sud-américaine (Chili)

Le mystérieux Mr Quinn / Agatha CHRISTIE

Vieux gentleman aimable et effacé, Mr Satterthwaite n’a pas son pareil pour dénouer les intrigues et les drames secrets qui se trament dans le monde de la gentry car il est curieux de la vie des autres. Et à chaque fois, alors qu’il lui manque un petit quelque chose pour comprendre une tranche de vie qui lui a été racontée ou à laquelle il a assisté en spectateur, apparaît le mystérieux Mr Quinn. Cet homme, qui devient au fil du temps son ami, l’écoute, s’intéresse à ces histoires et chacune des réflexions qu’il apporte, apparemment anodines, mettent Mr Satterwhaite sur la voie. Ainsi les coupables sont-ils démasqués, les victimes sauvées, les innocents lavés du soupçon… La solution trouvée, Quinn disparaît.

Moins illustre qu’Hercule Poirot ou Miss Marple, Mr Quinn est cependant une des créations les plus singulières d’Agatha Christie.

 

Ces nouvelles, à la limite du fantastique, sont peut-être celles que je préfère d’Agatha Christie. Mr Quinn prend des allures d’Arlequin (son nom est d’ailleurs Harley Quinn) sous la lumière traversant une vitre teintée et joue le rôle d’un guide insaisissable. Mais qui est donc Mr Quinn ? Et existe-t-il réellement…

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Classé dans Littérature anglaise