Archives de Catégorie: Littérature suisse (germanophone)

La voie cruelle / Ella MAILLART & Où est la terre des promesses? / Annemarie SCHWARZENBACH

 

 

 

 

 

 

Le 6 juin 1939, Annemarie Schwarzenbach quitte Genève dans la Ford Roadster « De Luxe » 18 CV que vient de lui offrir son père. Sa destination : l’Afghanistan. Sa compagne de voyage : la déjà célèbre Ella Maillart. On ne connaissait jusqu’alors de cette aventure exceptionnelle que La Voie cruelle (Petite Bibliothèque Payot), peut-être le plus beau livre d’Ella Maillart. Voici enfin rassemblés les textes de celle qui s’y cachait sous le pseudonyme de Christina.

La voyageuse mêle journalisme et poésie sous une plume dont la puissance ne tarit jamais. C’est avec un même talent qu’elle promène son errance intérieure dans l’immensité de la steppe et qu’elle s’interroge sur le statut de la femme en terre d’Islam.

 

Deux facettes de la même aventure… En 1939, alors que la guerre menace en Europe, deux femmes décident de partir vers l’Afghanistan à bord de la Ford de l’une d’entre elles. Voyage sur les routes mais aussi voyage intérieur, accomplissement de soi, recherche de sa vérité…

Ella Maillart a raconté leur périple dans « La voie cruelle » en dissimulant Annemarie sous le pseudonyme de Christina.

J’ai beaucoup aimé « La voie cruelle » mais j’adore l’écriture d’Annemarie Schwarzenbach, sensible et rebelle comme elle…

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Retour à Oraïbi / Hanna JOHANSEN

Sur la mesa, Polingaysi, une petite fille hopi d’Oraïbi, décide un jour d’aller à l’école des Blancs pour apprendre à lire et à compter. Elle part, en rupture avec ses traditions, son village, mais soutenue par son père. Après quelques années passées en Californie, elle reviendra chez elle pour y construire sa maison. Un retour difficile car elle s’est éloignée du mode de vie hopi, sans être pour autant devenue une jeune femme appartenant au monde des Blancs. Sa vie sera dorénavant animée par l’espoir de réunir ses deux univers.

Roman d’un apprentissage et témoignage ethnologique se mêlent ici au rythme lent de la civilisation qu’ils dévoilent.

 

Ce roman relate l’histoire d’Elizabeth Koyawayma White, née vers 1892 à Oraïbi. Son nom hopi était Polingaysi « papillon porté par la brise entre les fleurs ».

J’ai aimé ce livre d’abord pour la personnalité de Polingaysi, ensuite parce que c’est une histoire de femme à une époque où la vie n’était pas simple pour elles. C’est aussi une histoire de racines et toutes, nous avons les nôtres et ne pouvons les rejeter facilement.

C’est également une approche de la civilisation des Hopis. Leur culture est très différente de la nôtre mais elle a une philosophie de vie intéressante et un grand désir de paix (ils se nomment eux-mêmes « Hopitu-Shinumu », petit peuple de la paix).

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