Archives de Tag: Relations hommes – femmes

Mercure / Amélie NOTHOMB

MercureSur une île au large de Cherbourg, un vieil homme et une jeune fille vivent isolés, entourés de serviteurs et de gardes du corps, à l’abri de tout reflet ; en aucun cas Hazel ne doit voir son propre visage. Engagée pour soigner la jeune fille, Françoise, une infirmière, va découvrir les étranges mystères qui unissent ces deux personnages. Elle saura pourquoi Hazel se résigne, nuit après nuit, aux caresses du vieillard. Elle comprendra au prix de quelle implacable machination ce dernier assouvit un amour fou, paroxystique… Au cœur de ce huis clos inquiétant, la romancière du Sabotage amoureux et d’Attentat, retrouve ses thèmes de prédilection : l’amour absolu et ses illusions, la passion indissociable de la perversité.

 

Je n’aime pas particulièrement les livres d’Amélie Nothomb : elle ne me fait pas rêver et elle ne m’apporte pas grand-chose. Ses livres sont correctement et même bien écrits mais, pour moi, ils sont froids ; son humour est grinçant ; ses héros ou héroïnes ne sont pas assez humains ou, plus exactement, souvent ils n’ont pris de l’humain que la méchanceté.

J’ai plus été intéressée par Mercure car :

– c’est un vrai roman et l’auteur n’y introduit pas un de ses clones comme d’habitude

– j’aimais bien l’idée de proposer deux fins possibles au lecteur…

– le personnage de Hazel et celui de Françoise sont assez sympathiques et plausibles quoique je ne crois pas que quelqu’un puisse se croire défiguré autant de temps sans se rendre compte que ce n’est pas vrai, même sans miroir (il faudrait de plus être paralysée et ne pas pouvoir se toucher le visage – bon, je sais, je ne dois pas voir les choses comme ça mais c’est encore plus dur à avaler que la sorcière de la Belle au Bois Dormant…)

Décidément, ce qui me plaît le moins chez Amélie Nothomb, c’est ce manque d’espoir, cette amertume et cette perversité qui imprègne son écriture.

Moi, j’ai besoin d’un petit coin de ciel bleu…

Un peu

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La nuit retient ses fantômes / Shashi DESHPANDE

Deshpande Sahshi - La nuit retient ses fantômesQu’est-ce qui pousse Sarita, jeune femme mariée et mère de deux enfants, médecin dévoué et respecté, à quitter Bombay pour chercher refuge dans la maison de son père ?

«Pourquoi es-tu toujours vivante ? Pourquoi n’es-tu pas morte ?…» Les années ont passé, mais Sarita se rappelle encore les paroles accusatrices prononcées par sa mère quand, petite fille, elle a été incapable de sauver son frère de la noyade. Sa mère est morte, maintenant. Une mère dominatrice, aigrie, blessée par la disparition de son plus jeune enfant. Une mère indienne, dévouée aux tâches quotidiennes, ostensiblement obéissante, attachée aux rituels et au respect des images. Une mère qui avait refusé de bénir sa fille pour son mariage avec Manohar, jeune poète charismatique, à l’avenir prometteur.

Ce retour vers la petite ville de son enfance sera, pour Sarita, l’occasion de retrouver son père, féru des valeurs de l’Inde traditionnelle. Comment lui faire face avec ses émotions et ses angoisses de femme moderne ?

La confrontation de l’héroïne avec les « fantômes de la nuit » l’amènera à repenser toute sa vie, sa famille comme son métier, en même temps que les rapports entre hommes et femmes dans son pays, aux prises avec les difficultés économiques et la violence sociale.

L’engagement de l’auteur, convaincue que le développement de son pays passera par les femmes, ainsi que la grande qualité littéraire de ce roman, le premier traduit en France, font de Shashi Deshpande l’un des plus grands écrivains contemporains de l’Inde.

 

Un récit intimiste tout en demi-teintes… La difficulté pour les femmes de sortir du carcan de la société patriarcale malgré les études, la manière de vivre qui change, reste une culpabilité larvée difficile à surmonter…

Un beau livre!

passionement

 

 

Deshpande SashiNée en 1938 en Inde du Sud, fille d’un célèbre écrivain de langue kannada, Shashi Deshpande raconte depuis plus de trente ans ces femmes qui rompent le silence et s’éveillent à la conscience, dans des romans qui « représentent le cœur même de l’Inde ». Ses œuvres sont disponibles dans presque tout le monde occidental, en anglais ou en traduction, et elle a reçu toute une série de prix littéraires.

http://www.editions-picquier.fr/auteurs/fiche.donut?id=266

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