Archives de Tag: Guerre du Vietnam

Terre des oublis / DUONG THU HUONG

Alors qu’elle rentre d’une journée en forêt, Miên, une jeune femme du Hameau de la Montagne, situé en plein cœur du Vietnam, se heurte à un attroupement : l’homme qu’elle avait épousé quatorze ans auparavant, dont la mort comme héros et martyr avait été annoncée depuis longtemps déjà, est revenu. Miên est remariée avec un riche propriétaire terrien, Hoan, qu’elle aime et avec qui elle a un enfant. Bôn, le vétéran communiste, réclame sa femme. Sous la pression de la communauté, Miên, convaincue que là est son devoir, se résout à aller vivre avec son premier mari. Au fil d’une narration éblouissante, la romancière passe de l’un à l’autre des personnages de ce triangle tragique. Miên tente désespérément de se réhabituer à un homme épousé très jeune, physiquement détruit par des années de combats et d’errances dans la jungle, mû par la seule obsession d’engendrer un fils. La jeune femme, nuit après nuit, vit un calvaire. Elle ne peut oublier Hoan qui, résigné, a fui vers la ville où, malgré ses succès commerciaux, il vit un enfer. Plongeant dans le passé de ces trois innocentes victimes, éclairant leurs destinées individuelles par l’évocation d’une société pétrie de principes moraux et politiques, convoquant leur quotidien dans une somptueuse description de sons, d’odeurs et de couleurs, Duong Thu Huong donne véritablement corps à son pays.

Terre des oublis, grand roman de l’après-guerre du Vietnam, est un livre magistral.

 

Un livre fort, plein de sentiments blessés et d’images d’un pays blessé, lui aussi, mais qui veut renaître. La guerre n’a pas fini de faire des victimes… Quelle folie pousse donc les hommes à se battre et à se faire du mal ?

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Classé dans Littérature vietnamienne

Le dernier magicien / Meghan LINDHOLM

A Seattle, les autres vagabonds l’appellent le Magicien. Lui, il voudrait juste qu’on le laisse tranquille. Quand il est revenu du Vietnam, il a cru qu’il avait laissé derrière lui ses vieux démons. Il ne voulait plus jamais sentir le souffle empoisonné de la guerre. Mais quelque chose de maléfique s’insinue dans les rues de la cité, une magie noire qui menace la ville toute entière. Seul le Magicien possède un pouvoir suffisant pour l’arrêter. Alors bientôt, il devra choisir : rester et se battre, au risque de tout perdre, ou s’enfuir. Être un Magicien ou simplement un homme.

 

Voilà, j’ai adoré Le dernier magicien même si je ne comprends pas pourquoi, à la traduction, on a changé le titre. Le magicien des pigeons  convenait tout à fait selon moi.

Ce livre est un petit bijou de beauté, de bonté et d’amour envers tout ce qui vit et un vibrant déni à notre société de consommation. Je ne peux rien ajouter d’autre sans (trop) raconter. Il faut découvrir l’histoire soi-même!

Vous ai-je dit que, dans ce livre, chacun peut voir sa vérité ? Ceci est un hommage de plus à l’auteur…

Il me semble intéressant de signaler que Meghan Lindholm écrit aussi sous le nom de Robin Hobb…

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Classé dans Littérature américaine (USA)