Archives de Tag: Contes

L’océan au bout du chemin / Neil Gaiman

Quatrième de couverture :

De retour dans la maison où il a passé son enfance, le narrateur se retrouve submergé par le souvenir des événements étranges et tragiques qui ont marqué l’année de ses sept ans. Un suicide dans une voiture volée ; Lettie Hempstock, cette petite voisine qui lui affirmait que l’étang au bout du chemin était un océan ; les monstres qui rôdaient dans les ténèbres… Pourquoi les a-t-il enfouis dans sa mémoire ? Qu’est-il réellement arrivé cette année-là ?

 

Extraits :

« L’enfance ne me manque pas, mais me manque cette façon que j’avais de prendre plaisir aux petites choses, alors même que de plus vastes s’effondraient. Je ne pouvais pas contrôler le monde où je vivais, garder mes distances avec les choses, les gens ou les moments qui faisaient mal, mais je puisais de la joie dans les choses qui me rendaient heureux. »

« Les souvenirs d’enfance sont parfois enfouis et masqués sous ce qui advient par la suite, comme des jouets d’enfance oubliés au fond d’un placard encombré d’adulte, mais on ne les perd jamais pour de bon. »

« Comment peux-tu être heureux en ce monde ? Tu as un trou dans le cœur. Tu possèdes en toi un portail vers des pays au-delà du monde que tu connais. Ils t’appelleront, quand tu grandiras. Il n’y aura jamais de moment où tu les oublieras, où tu ne chercheras pas, dans ton cœur, quelque chose que tu ne peux pas avoir, que tu ne pourras même pas imaginer de façon satisfaisante, et dont la privation gâchera ton repos, tes jours et ta vie, jusqu’à ce que tu closes les yeux pour la dernière fois, jusqu’à ce que tes êtres chers te donnent du poison et te vendent aux anatomistes, et même là, tu mourras avec un trou à l’intérieur de toi, et tu gémiras, tu maudiras une existence mal vécue. Mais tu ne grandiras pas. »

 

Mon avis :

Un enfant de sept ans a découvert le monde il y a quarante ans. Un homme de quarante-sept ans revient sur les traces de sa jeunesse… Il y a ce dont il se souvient et il y a ce qu’il va redécouvrir et reperdre…
La magie d’un monde imaginaire poétique et peu commun et la force des contes, mythes et légendes sont contenus dans ce livre, un des plus beaux pour moi sur la fin de l’enfance… Mais peut-être ne cesse-t-on pas de la quitter tout au long de sa vie…

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Classé dans Littérature anglaise

Le livre des choses perdues / John Connolly

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« Car il y a en chaque enfant un adulte en devenir, et en chaque adulte l’enfant qu’il fut. »

Inconsolable depuis la mort de sa mère, David, 12 ans, se réfugie dans les livres pour fuir le remariage de son père et se consoler de la naissance de Georgie, son demi-frère. Un jour, il découvre un trou caché derrière des buissons, au fond du jardin, et se retrouve propulsé dans un univers parallèle, un monde étrange et hostile peuplé de trolls, de sires loups, de créatures hybrides, mi-hommes mi-animaux, et d’autres personnages issus de ses lectures et de son imaginaire… Grâce à l’aide du Garde-Forestier et de Roland, un preux chevalier, il va, après bien des épreuves – combats, énigmes à résoudre… – rencontrer un vieux roi qui conserve ses secrets dans un volume mystérieux, « Le Livre des choses perdues »…

 

Un coup de coeur pour ce conte : la quête initiatique d’un jeune garçon dans un monde imaginaire à la fois tendre et cruel comme la vie. Tout cela raconté par John Connolly, l’homme à la plume magique…
Merci Mr. Connolly, de nous emmener dans vos mondes

Passionnément

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Classé dans Littérature anglaise (Irlande)