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Les identités meurtrières / Amin Maalouf

les-identites-meurtrieres-551« Depuis que j’ai quitté le Liban en 1976 pour m’installer en France, que de fois m’a-t-on demandé, avec les meilleures intentions du monde, si je me sentais « plutôt français » ou « plutôt libanais ». Je réponds invariablement : « L’un et l’autre ! » Non par quelque souci d’équilibre ou d’équité, mais parce qu’en répondant différemment, je mentirais. Ce qui fait que je suis moi-même et pas un autre, c’est que je suis ainsi à la lisière de deux pays, de deux ou trois langues, de plusieurs traditions culturelles. C’est précisément cela qui définit mon identité. Serais-je plus authentique si je m’amputais d’une partie de moi-même ? »

Le livre commence par ces mots… Amin Maalouf pose une question : Savons-nous quelle est notre identité? Pas celle de nos papiers mais notre identité profonde, celle de nos pensées – faute d’autre mot, je dirais celle de notre âme… Un livre passionnant, qui fait réfléchir et auquel on revient…

French-Lebanese writer Amin Maalouf poses in his garden, on July 18, 2011, at his home at the Cadouere hamlet in Yeu island, western France. Maalouf, 62, whose books seek to build bridges between East and West, will succeed to French anthropologist Claude Levi-Strauss at the French Academy (official authority on the French language). Maalouf has published several novels that focus on the themes of Arab religious and national identity, in addition to journalism, essays and a work of history. AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

AFP PHOTO / DAMIEN MEYER

Amin Maalouf est un écrivain franco-libanais. Enfant, au Liban, il va à l’école chez les Pères Jésuites. C’est là qu’il va découvrir la langue française. Il poursuit des études de sociologie à l’université française de Beyrouth. Il travaille ensuite comme journaliste et se spécialise dans l’actualité internationale.

Dès le début de la guerre du Liban, il quitte Beyrouth pour la montagne, refusant de prendre parti dans ce conflit. En 1976, il quitte le Liban pour Paris.où il devient rédacteur en chef de « Jeune Afrique ».
Il rencontre son premier succès de librairie en 1986 avec un roman « Léon l’Africain », et décide alors de se consacrer à la littérature. Il obtient en 1993 le prix Goncourt pour « Le Rocher de Tanios ».

Amin Maalouf est membre de l’Académie Française depuis juin 2011.

Passionnément

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Classé dans Littérature française