Plonger / Christophe Ono-dit-Biot

Présentation de l’éditeur :

Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. Une provocation. Une invocation. À écrire ce livre, pour toi, mon fils. » Un homme enquête sur la femme qu’il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon. Quand le roman s’ouvre, on l’appelle pour lui dire qu’on l’a retrouvée morte, sur une plage, près des vagues, vraisemblablement noyée, dans un pays lointain au paysage minéral qui pourrait être l’Arabie. Elle était artiste, elle s’appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe. Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour – leur rencontre, les débuts puis l’ascension de Paz dans le monde de l’art, la naissance de l’enfant – et essaie d’élucider les raisons qui ont précipité sa fin.

Grand Prix du Roman de l’Académie Française 2013

Extraits :

« À côté, Paz cuisinait. Des ondes d’amour me parvenaient de la cuisine. Car quelqu’un qui fait pour vous la cuisine vous veut forcément du bien. Une fille du 21e siècle, qui après de décennies de féminisme ne se contente pas de mettre au micro-ondes des barquettes de plats cuisinés mais débarrasse de leur peau, à l’économe, de beaux légumes et met à nu leur chair orange, rouge vif ou jaune soleil, et ensuite les découpe avec un couteau bien aiguisé, et les fait dorer dans un fond d’huile d’olive ; une fille pareille, prête à pleurer sous l’effet irritant des oignons qui n’agonisent jamais sans se défendre ; une fille qui pose, comme elle le fait maintenant, un pain rond sur la table, une assiette de salade de tomates rouges comme ses joues lorsqu’elle aura fait l’amour, et quelques tranches de pata negra à la saveur de noisette, est une femme qui aime. »

« Envoyer des SMS : c’était devenu le geste universel. le signe de reconnaissance de l’être humain. Les soixante huitards qui nous avaient endettés avaient gagné : les gens n’avaient plus rien à se dire mais ils communiquaient. Sur Facebook, on trouvait des groupes de discussion « J’aime les frites » et « J’aime pas les Juifs » et c’était presque égal. »

« Notre histoire était fracassée. Tu ne peux pas dire à quelqu’un que tu l’aimes, mais que tu pars. Ça ne tient pas. C’est ridicule. Quand on part, c’est qu’on ne s’aime plus. Point. »

Mon avis :

Je voulais découvrir cet auteur et ce roman est celui qui m’a trouvé le premier…

C’est une histoire d’amour, de passion et d’incompréhension. Un homme rencontre une femme, il est journaliste, elle est artiste photographe, ils se plaisent et tout démarre sur la passion. Ils s’aiment mais Lui reste sur des acquis d’éducation, il ne comprend pas qu’Elle recherche autre chose… Ils ont un enfant. Elle part…
Au début de ce livre on comprend que Lui va partir à l’étranger car on a retrouvé un corps sur une plage et il semble que ce soit Elle.
Il écrit ce livre pour son fils qui n’a plus de maman…

Une très belle écriture, des sentiments exacerbés, j’ai aimé…
J’ai aussi aimé les considérations sur notre époque, la manière de vivre, la « modernité », les modes même dans l’art (qui a dit « la mode, c’est ce qui se démode »?) mais c’est un roman qui me laisse plutôt triste… Est-ce le but de l’auteur? Quid?

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Classé dans Littérature française

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