Synchronicité / Stéphanie BENSON

SYNCHRONICITE11 : Si sombre Liverpool

La nuit s’épaississait, battue par les rafales de vent glacé, engourdie par le froid. La pluie tombait, chargée de sel, comme les larmes d’un dieu invisible qui pleurait son désespoir sur le port de Liverpool. 
C’est en septembre 1995 que se déclenche le conflit des dockers de Liverpool contre la compagnie portuaire Thornside. Un conflit emblématique dont les enjeux dépassent les docks et le pays lui-même. Cependant qu’une série de meurtres sauvages secoue la ville, œuvre d’un mystérieux « Éventreur »…

Stéphanie Benson nous entraîne sur le tapis d’un billard romanesque dont elle seule semble connaître les règles. Le monde est pipé. Et, tandis qu’évolue le jeu complexe et douloureux des forces sociales manipulées, les trappes s’ouvrent une à une au lecteur, et le cri retentit des êtres victimes du désamour et du mensonge.

Roman (très) noir à connotation sociale compliqué de meurtres atroces, rythmé par la musique de Police, ce livre m’a captivée.

Le premier tome nous laisse sur un point d’interrogation qui fait qu’on se jette sur le second…

SYNCHRONICITE22 : Brumes sur la Mersey

Novembre 1996. Les dockers continuent leur mouvement en dépit du désengagement progressif de leur syndicat. Le Chief Inspector Kim Warren reprend officieusement l’enquête pour débusquer le véritable
 « Éventreur » de Liverpool. Et tous – Cerise, Susan Cranford, Brian Foster, Travis Firmin… poursuivent leurs quêtes désespérées, dérisoires ou terribles. Tandis que Sam Fuller tire les ficelles de ses machinations complexes. 
Mais qui manipule qui ?
 Des brumes de la Mersey émerge un nouveau personnage, une femme qui agit en coulisse et qu’on appelle « Madame »… « Tes fantômes te précèdent et te suivent. Tes fantômes gémissent dans la nuit, mais tu fermes les oreilles à leurs cris de douleur. »

Brumes sur la Mersey prolonge Si sombre Liverpool et clôt le roman double Synchronicité.

Ed. L’Atalante, collection Insomniaques et ferroviaires

J’ai adoré ces deux bouquins !

C’est vraiment dommage que Stéphanie Benson n’écrive pas plus pour les adultes (elle est aussi l’auteur de pas mal de livres pour enfants et ados).

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Quelques mots sur Stéphanie BENSON

Stephanie BensonNée à Londres en 1959 de mère institutrice et de père fonctionnaire, elle a grandi en dévorant des romans.

« Mon enfance s’est envolée avec Tolkien, Dickens, Du Maurier et Peake, mon adolescence a tenu le coup grâce à Lawrence, Keats, Eliot et Orwell… »

 Après un bac littéraire, elle part à Keele University pour une licence de psychologie et de russe puis s’installe définitivement en France en 1981.

Elle travaille comme éducatrice, puis en 1986 décide de tenter l’écriture d’un roman. Se pose alors la question de la langue.

« Je ne maîtrisais pas parfaitement le français, mais en même temps, écrire en anglais alors que je vivais à des milliers de kilomètres de ce pays et à des années-lumière de mes origines me semblait inutile, stérile. »

Les éditions l’Atalante publient son premier roman, Une Chauve-souris dans le grenier, en 1995. Elle obtient le prix Michel Lebrun de la ville du Mans en 1997 pour son troisième roman : Le Loup dans la lune bleue. Elle est couronnée par le festival Polar dans la ville de Saint-Quentin-en-Yvelines en 1998 pour L’Adoration des bergers (deuxième tome de la trilogie Le Maître des agneaux). Elle reçoit le Prix du meilleur polar 1999 du Salon de Montigny-lès-Cormeilles pour Si Sombre Liverpool (premier tome du diptyque Synchronicité). Dans la même période, elle se lance dans le roman policier jeunesse avec Cauchemar-rail aux éditions Syros, et reçoit le prix des sept tours d’or 1999 pour son roman jeunesseLe mystère de la toile d’araignée  (Editions Albin Michel). En 2000, elle crée la série Epicur aux éditions du Seuil, aujourd’hui traduite en plusieurs langues, et en 2002, inaugure les enquêtes de Lucy Van Garrett et crée le premier éco-polar où les enjeux de l’enquête rejoignent ceux de la planète.

http://www.stephaniebenson.org/bio.html

 

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1 commentaire

Classé dans Littérature française

Une réponse à “Synchronicité / Stéphanie BENSON

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